lundi 30 janvier 2017

On m’a toujours appris à ne pas commencer une missive par JE … aujourd’hui je n’arrive pas à faire autrement : « Je suis indignée ! » Mais indignée à la limite du supportable.
Un couple est mis en cause ; un couple dont un des membres se propose de diriger notre pays sur les bases de l’honnêteté, de la rigueur, de l’exemplarité et… patatras ! un vilain canard, lâche sur le couple emblématique d’une France laborieuse et chrétienne une volée de crottes bien éclaboussante…
Et le mâle défend sa femelle « qui a bien le droit de travailler » et pan dans la tronche des féministes qu’il avait bien l’intention une fois aux manettes de remettre au pas…
Oui, oui, nous ne lui dénions pas le droit de travailler à cette épouse… à condition qu’on puisse la voir au travail !
Mais le plus révoltant dans cette affaire est que pour sa défense, cet époux et citoyen exemplaire nous informe que cette pratique est légale et qu’il est loin d’être le seul à la pratiquer.
Et l’on jette un voile pudique sur les sommes exorbitantes perçues par sa laborieuse épouse ; exorbitantes, même pour un travail régulier et soutenu.
A l’heure ou des travailleurs perçoivent un salaire qui ne leur permet même pas de payer un loyer ; à l’heure où les associations humanitaires sont débordées par le nombre de personnes dans le besoin, un homme qui prétend nous gouverner,  peut-il manquer de décence au point de justifier de tels abus ?
Et plus grave encore à mes yeux, comment plusieurs milliers de personnes réunies peuvent-elles acclamer ce couple ?
Qui aura le courage d’estimer les sommes perçues légalement certes, mais avec une absence totale de vergogne par ceux qui votent rédigent et votent nos lois ? Qui aura le courage d’estimer le nombre de familles dans la misère qui seraient soulagées si cet argent était mis à leur disposition ?


Poil dans la main Jacques Higelin

jeudi 26 janvier 2017

Sfumato


La plaine ces jours derniers, était voilée d'un sfumato que n'aurait pas renié Léonard. Ciel bleu layette, champs vert tendre meringué de givre , soleil d'un éclat modestement voilé et pas un souffle de brise. Une merveille dont on pourrait se réjouir si on en ignorait la cause; car ce voile délicat n'est qu'un effet de la pollution. Cette pollution qui asphyxie Paris perturbe nos poumons que nous avons cru mettre à l'abri en nous réfugiant 100km plus loin...
Attendons le vent et la pluie qui vont dissiper le malaise...
Mais alors.... devrons nous maudire le soleil et le beau temps, devrons nous n'espérer que de vivre dans les intempéries??? Cette perspective ne devait-elle pas donner à penser à ceux qui veulent régir nos existences en gouvernant le pays?
Pouvons-nous de gaieté de coeur imaginer des enfants sans courses dans les champs, sans vélo dans les chemins? Nous avons du déjà renoncer sans vraiment nous poser de questions, aux barbotages dans les ruisseaux...
Franchement, est-ce là un avenir??

mardi 10 janvier 2017

Rimes sans raison copié +fb



Ah, vivre sans désirs, serait-ce la sagesse ?
Mais vivre sans aimer, n’est-ce pas la tristesse ?
Amours évanouies, tendresses envolées,
Qu’êtes vous devenues ?
Il faut continuer et porter chaque jour
Cet étrange fardeau : un cœur qui ne bat plus.
Etre comme l’enfant devant le pâtissier
Et qui n’a pas les sous pour avoir un gâteau ;
Mais les chemins sont pleins de mûres et de noisettes.
Il suffit de vouloir et de tendre la main.

dimanche 8 janvier 2017

Plaine ma plaine...

L'avantage de vivre en plaine est que la vue n'y est pas bornée... l'horizon est loin.

lundi 2 janvier 2017

Supplique à Mesdames et Messieurs les Ecrivains:

Au lieu de nous raconter votre vie (et éventuellement votre psychanalyse) dont nous n'avons que foutre, parce que de toutes façons, on a la nôtre qui nous passionne encore plus, racontez nous des histoires. 
Des histoires avec des personnages, et une intrigue... de toute façon, ce sera votre vie qui sera dans le roman, mais s'il vous plaît, un peu d'imagination! Faites nous rêver, inventez... inventez des Scarlett, inventez des Heathcliff, décrivez-nous des Manderley, faites galoper des Cavaliers, s'aimer des amoureux... Emmenez-nous au soleil, dans des îles, dans la machine à remonter le temps; propulsez-nous dans le futur. Ne jargonnez pas, ayez des mots simples et beaux.
Laissez-nous retrouver le plaisir d'ouvrir un livre sans la crainte désormais tenace d'avoir l'envie de l'abandonner avant le troisième chapitre. Rendez-nous le plaisir enfantin d'attendre avec Robinson le bateau du retour, de pleurer sur les déboires de la Fidèle Lassie ou de Rémy le Sans Famille... le plaisir du nouveau livre et le bonheur de celui qu'on retrouve, qu'on a lu cent fois , qui fait rire ou pleurer mais pas au même endroit.
C'est vraiment chagrin, quand on aime lire d'avoir à se défier de ces faux amis qui encombrent les rayons des libraires et de nos bibliothèques et dont on dont le destin est l'inévitable pilon.
Nous voulons des livres à adopter, à garder , à aimer... pour toujours...

PP