samedi 20 août 2016

ETE...

Arcimboldo - L'été
Pleurs de femmes et pluies d'été,
Gros ruisseaux n'ont jamais fait.

samedi 13 août 2016

De l'harmonie...

Les Amérindiens du nord pensent que toute souffrance, qu'elle provienne de maladie, de blessure, de cause humaine ou accidentelle est une rupture de l'harmonie universelle. 
Il faut donc rétablir cette harmonie; nul besoin de chercher un coupable donc nul besoin de vengeance; il faut juste réparer. Ils ont pour cela des méthodes telles que prières, chants, sudation qui ont été et sont encore efficaces dans la mesure où le contact avec notre civilisation n'est pas cause de cette souffrance. 
Quand ils sont atteints d'affections, importées depuis l'ancien monde, ils ne refusent pas notre médecine quand nous avons l'esprit de la leur donner.
Cette pensée amérindienne rejoint assez celle du Yi King , le Livre des Transformations de la Chine ancienne. Le Yi King qui n'est pas seulement le manuel de divination qu'on nous présente souvent, mais bien plus un guide qui nous montre la voie, le Dao; qui nous aide à nous y placer, à y cheminer, à ne pas nous en écarter. C'est un conseiller qui nous fait voir le problème potentiel et les deux types de comportement possibles face à l'obstacle: celui de l'Être petit, mesquin, à la vue courte et celui du "Grand Être" qui réfléchit et sait prendre de la hauteur; il nous laisse la liberté du choix en n'omettant pas de nous laisser entrevoir les conséquences de ce choix.
Il sait aussi nous montrer nos moments de chance, les périodes fastes; le conseil est dans ce cas de ne pas en abuser, de rester humble dans la félicité.
Et puis, comme bien entendu la face oraculaire du Yi King est bien tentante, que poser des questions et lancer les pièces est bien amusant, le Yi King qui, bien qu'éternel n'a pas de temps à perdre, sait nous rappeler, par des plaisanteries ou des non-réponses, que nous ne sommes pas seuls au monde et qu'il y a des cas plus graves que celui qui nous préoccupe.
En fait; la seule et unique question à poser au Yi King serait celle d'un Amérindien du nord: comment garder (ou rétablir) l'harmonie autour de moi?
Ou encore comment retrouver (ou ne pas perdre) la voie?

Tranquille comme Baptiste...




Sait-on d'où vient cette expression courante?
Elle date du temps, lointain déjà, où tous les théâtres de Paris étaient installés boulevard du Temple ou du Crime, comme on disait alors. Pendant des mois, on s'y aborda par ces mots:"As-tu vu Baptiste?"
Baptiste, c'était Baptiste Debureau, le mime célèbre que tout Paris acclamait au théâtre des Funambules.
La placidité qu'il apportait dans ses rôles de Pierrot formait un contraste énorme avec l'exubérence, la surabondance de gestes, des sauts qu'y avaient déployés ses prédécesseurs. Bientôt le populaire s'émerveilla de cette placidité, de cette impassibilité, et dit, parlant d'une personne que rien ne parvenait à émouvoir:" Il est tranquille comme Baptiste."

vendredi 12 août 2016

vie en rose



"De mémoire de rose, on n'a jamais vu mourir un jardinier."

Le Petit Prince

mercredi 10 août 2016

Non, non, rien n'a (vraiment) changé!



Au risque de nous alarmer, d'implacables statisticiens démontrent, chiffres en main, qu'un Parisien a douze fois plus de chances de mourir assassiné qu'un provincial.
Et les raisons? Ils les trouvent dans les dangers de l'entassementles risques de la promiscuitél'exacerbation des appétits de toutes sortes, la dégénérescence des moeurs, etc., etc.
Fort bien! Mais l'on désirerait savoir si dans leurs calculs, ces messieurs ont compté la banlieue côté"ville" ou côté "campagne". Dans ces derniers temps elle a fourni son contingent de crimes et d'attentats. Est-ce que les passions y seraient aussi vives qu'à Paris ou la police plus mal faite? la seconde de ces hypothèses pourrait bien être plausible.
Qu'on essaye de se promener, par exemple, au bois de Vincennes, un jour quelconque de la semaine, de bon matin ou à la tombée de la nuit! Et l'on conviendra, après expérience, qu'il faut, pour s'y aventurer, un rare courage ou tout au moins un certain dégoût de la vie.

NOS LOISIRS - 29 juillet 1906

dimanche 7 août 2016

On avance à pas lents....


Le Sénat de l'Etat de New-York a décidé que, désormais, le traitement des institutrices de cet Etat serait égal au traitement des instituteurs. A travail égal, salaire égal. Dans un siècle ou deux, on ne compredra pas pourquoi le même trravail a été rémunéré par nous selon des taux différents, quand il était exécuté par une femme ou par un homme..
Il est généralement reconnu que, dans l'enseignement primaire, les aptitudes pédagogiques de la femme sont supérieures à celles de l'homme. Pourquoi la rétribution de l'homme était-elle supérieure à celle de la femme? Parce que les tarifs sont fixés par les hommes.
Ce que le sénat de l'Etat de New-York a décidé au sujet du travail pédagogique, il faudra bien, qu'on le décide dans tous les pays du monde, au sujet de toute espèce de travaux.

NOS LOISIRS - 12 mai 1907

jeudi 4 août 2016

Humeur du jour... bonjour...

Différentes raisons (dont certaines personnelles) engagent à la circonspection envers les sujets de Sa Très Gracieuse et Curieusement Coiffée Majesté. Cependant on ne peut qu’approuver[PP1] [PP2] [PP3]  leur attitude ; hier à Londres : un mort, cinq blessés.
Mais ce n’est pas un attentat. Daesh n’est pour rien dans l’affaire. Il s’agit du geste criminel d’un déséquilibré. Bravo les godons !
Si les assassins ne sont plus des fous de Dieu, des héros qui cherchent la mort pour gagner le ciel et les Vierges qui leur sont promises, mais uniquement des maboules dont l’avenir se situe en HP, il est probable que l’auto proclamé Etat Islamique va perdre des clients.
Et puisque leur démarche consiste à inciter n’importe qui à s’armer et à tuer n’importe qui n’importe où ; puisque on ne peut pas poster un flic ou un gendarme devant chaque porte ; puisque on ne peut pas contrôler tout le monde sans exception ; puisqu’on peut difficilement faire la guerre à un ennemi protéiforme et difficilement cernable, la seule arme efficace reste le discrédit.
On trouvera toujours des jeunes gens en mal d’identité prêts à mourir pour un idéal, pour ce qu’ils considèrent comme une gloire. Mais combien s’en trouvera-t-il prêts à mourir pour rien tout en sachant que leur avenir immédiat est la perte de toute liberté ?
Alors, et là je suis tentée de relayer une info, mais je ne le ferai pas… Silence ! Assassins sans cervelle, retournez à l’anonymat dont vous n’auriez jamais dû sortir. Et vous autres qui rêvez de renommée, cherchez -là dans des causes utiles, urgentes ; des enfants ont faim, la planète souffre on a besoin de bras, de têtes. Il n’y a à récolter ni argent ni célébrité ponctuelle ; mais ce qu’on gagne en ouvrant son cœur aux autres, vaut bien le paradis d’Allah et ses Houris…. dont on n’est même pas certains qu’ils existent













mercredi 3 août 2016


"Ferral aimait les animaux, comme tous ceux dont l'orgueil est trop grand pour s'accommoder des hommes."

André MALRAUX