mardi 29 décembre 2015

Urgence.

Les violents attentats qui ont endeuillé cette année ont entraîné l'instauration de l'état d'urgence; il s'ensuit des contraintes bien entendu mais qui me semblent minimes en regard du danger qui plane encore.
A moins d'un miracle, cet état d'urgence devra durer des mois, peut-être des années et il est vain de s'insurger contre lui quelques semaines après son établissement.
Alors oui, il y a déjà et il y aura encore des personnes mises en examen ou assignées à résidence qui ne sont nullement des terroristes. Quand de pacifiques défenseurs de l'environnement sont en cause, c'est regrettable certes, pourtant ils ne sont pas interpellés en tant qu'écologistes mais en tant qu'organisateurs de manifestations au sein desquelles pourraient s'introduire des éléments dangereux.
L'accepter avec sérénité ne pourrait que renforcer la légitimité de leur action.
On peut parfaitement accepter l'état d'urgence et refuser le projet inepte d'un aéroport inutile à Notre-Dame des Landes.

lundi 21 décembre 2015

Expédition...

Naguère, dans un temps que les moins de vingt ans ont pu connaître... le slogan de la poste était: "Les hommes qui relient les hommes". Et c'était vrai!
Le facteur, mâle le plus souvent, passait chaque jour à heure à peu près fixe et acceptait volontiers un café (parfois arrosé mais on n'en disait rien) ; il distribuait le courrier  et prenait celui qu'on avait à envoyer en même temps que des nouvelles de chacun. Il s'inquiétait de savoir si telle ou telle personne isolée allait bien, puisqu'il n'avait rien à mettre dans sa boîte; il reprenait sa sacoche et la route en nous disant "A demain".
Un jour le facteur, on ne sait pour quelle raison , en perdant sa casquette est devenu préposé (e). Mais la fonction restait la même ainsi que le service. Les années se suivant, la tournée du préposé est devenue plus longue et le préposé de plus en plus pressé; plus de café bien entendu! Du temps à passé encore , elle (le préposé est devenu exclusivement femelle par ici) elle n'avait plus de temps pour les nouvelles, plus de temps pour prendre les expéditions; puis elle est devenue grincheuse car le hameau n'avait pas de ces horreurs de boîtes collectives qui défigurent les coins de rue; déposer le courrier à chaque maison était une perte de temps et encore plus quand le colis n'entrait pas dans la boîte. A présent, on sait qu'elle est passée parce que les chiennes aboient. Chiennes qui curieusement, ont changé leur statut  de copines qu'on caresse à  pour celui de danger potentiel ... les mêmes!
Donc désormais, si on veut poster une lettre ou un colis qui excède le prix du timbre-poste, (et si on sait conduire) il faut aller au bureau de poste. Il en existait un au village voisin à 3km; son entrée n'étant plus conforme aux règlements qui imposent des accès plus facile, on n'a songé, ni à le modifier, ni à l'installer ailleurs... pas rentable il a été fermé.
Il faut donc à présent, aller au chef-lieu de canton = 9km. La fréquentation "insuffisante" de ce bureau a mené à des suppressions de poste et, corollaire, à une réduction des horaires non mentionnée sur le site internet. Horaires à la régularité si incertaine qu'on se casse souvent le nez. On a donc fait 18km pour ne pas poster son courrier. Il faut donc aller à l'autre chef-lieu de canton qui se trouve lui, à 12km de chez nous... oui, on aurait pu y aller directement depuis le bureau fermé mais non! trop tard on aurait trouvé porte close... Désormais, à moins d'avoir besoin de la poste un mardi vers 15h...
Le matin, ça risque d'être fermé, pas forcément mais ça se peut ; le lundi c'est risqué parce que trop proche de dimanche et on ne sait pas dans quel sens ils font le WE... le mercredi, si ma postière à des enfants.... on a aussi le jeudi et le vendredi, mais il y a les grèves, les inventaires, la grippe... Vous m'aurez compris, je me rends désormais systématiquement à l'autre chef-lieu de canton où les horaires d'ouverture sont compréhensibles.
Il y a donc gros à parier que le premier bureau va bientôt être fermé puisque trop peu fréquenté. C'est que je ne suis pas la seule à qui ces aventures sont arrivées.... 
Peut-être qu'à la poste les hommes relient encore les hommes, mais le lien est de plus en plus lâche...

dimanche 20 décembre 2015

Fin des leçpns d'ethnologie du professeur Claude...

Les Algériens,  la première  population immigrée

La suppression du statut de l’indigénat et l’accès à la nationalité française en 1947

permet aux Algériens de gagner la métropole.
Ce sont essentiellement des travailleurs
réservés aux emplois non qualifiés
et logés dans les foyers de la Sonacotra
(Société nationale de construction pour les travailleurs algériens).
Mais aussi des premières familles
(6 000 femmes et 14 000 enfants en 1954)
qui se retrouvent pour partie
dans les baraques des bidonvilles de Nanterre.
C’est d’ailleurs sur le sol métropolitain
que sera en partie organisé le combat pour l’indépendance.
Celle-ci ne suscitera pas une vague de retour vers l’Algérie.
Au contraire, à partir de 1962, les flux migratoires augmentent,
facilités par la libre circulation garantie dans les accords d’Évian.
Les Algériens étaient, en 2012,
la première population immigrée en France.

jeudi 17 décembre 2015

lundi 14 décembre 2015

vendredi 11 décembre 2015

Le cours d'ethnologie du professeur Claude ch6


Le Tsigane des Balkans

Au XIVème siècle sont arrivés en France les premiers « bohémiens »,
ainsi nommés parce qu’ils étaient porteurs de lettres du roi de Bohême.
Situé en Europe centrale, ce royaume correspond aujourd’hui
à des territoires se trouvant en République tchèque.
Ils provenaient peut-être du nord-ouest de l’Inde,
mais les linguistes ne sont pas d’accord et il existe peu de textes.
À l’époque, certains sont mercenaires dans les armées françaises,
tandis que les autres exercent les métiers de forgeron,
rempailleur ou éleveur de chevaux – avec lesquels ils se déplacent en roulotte.
Ils sont bien accueillis dans un premier temps,

puis les autorités vont se méfier de leur nomadisme

et vont chercher à les cacher en les envoyant,
jusqu’au XVIII siècle, aux galères ou dans les colonies à peupler.
De 1912 à 1970, ils sont fichés car on veut pouvoir contrôler leurs déplacements.
Aujourd’hui, environ 25 % sont encore nomades,
30 % semi-nomades et 45 % sédentarisés.

mercredi 9 décembre 2015

Le co-voiturage, c’est pas si simple !



Mon souci du respect de l’environnement ne date pas d’hier…  J’avais à peine 6 ans quand j’ai passé tout un après-midi en forêt avec un trognon de pomme dans la main. On m’avait dit qu’il ne fallait rien jeter dans la nature, alors j’ai attendu d’être rentrée à la maison pour le mettre fièrement à la poubelle. C’est dur pour un enfant qui attend des félicitations de se faire traiter d’andouille… mais bon… c’est la dure école de la vie et mes convictions n’ont pas été ébranlées pour autant.
A la maison, on pratique le tri, on a remplacé la baignoire par une douche, les ampoules sont laides (je sais pas la vraie orthographe), le potager est en permaculture, on broie et récupère les tontes de gazon et la taille des arbustes, les croûtes de pain vont aux ânes, chevaux et poules quand je n’en fais pas du pudding et j’en passe…
Bémol, nos voitures roulent au diésel… parce qu’elles ne sont pas neuves et que les carcasses de voitures, ça pollue aussi. Mais elles sont bien entretenues, bien réglées et en ville nous les laissons au parking. Jamais la mienne n’entre dans Paris ; elle m’attend sagement à une porte. Pourtant, ces derniers jours, j’ai trouvé cette mesure encore insuffisante et j’ai proposé à mon frère, qui se rend à Paris plusieurs fois par semaine de nous co-voiturer et nous avons commencé hier…
Tout a bien débuté : il avait à faire à Orly et moi sur la Rive Gauche. Comme nous venons de l’ouest, il me dépose à Versailles où il y a des trains pour Montparnasse quasiment toutes les dix minutes. En moins d’une demi-heure je suis à Montparnasse et là, ça se gâte un peu : il pleut des cordes. Pas de parapluie, pas de couvercle… sur les trottoirs, on prend non seulement la pluie mais encore ce qui dégoûte des stores et autres balcons… Ca mouille, c’est froid, mais la providence est avec moi, j’arrive à trouver ce que je cherche là où je le cherche et mes courses sont assez vite bouclées dans un périmètre restreint. Néanmoins, je suis trempée et je vais me réconforter dans un bistrot germanopratin bien connu où le chocolat est une merveille.
J’avertis mon frère que je suis posée ; il me dit que dans une heure à peu près, il se garera devant l’église d’où il me sonnera. L’heure s’écoule, j’observe la faune qui désormais m’est inconnue, je griffonne sur un carnet… Mon stylo tombe en panne mais dans ce lieu hospitalier on peut demander un dépannage aux garçons.
C’est là que tout commence à se gâter… mon téléphone vibre… mon frère est en panne porte de Gentilly ; la batterie probablement ou pire, on ne sait pas ;  il attend la dépanneuse. Du coup, je décide de remonter à Montparnasse et de prendre le train. Il faut prévenir le Cap’tain de ce navire de venir me récupérer à la gare. Ce n’est pas le plus simple : répondre au téléphone est une tâche qui m’incombe usuellement et là… je n’y suis pas… D’autant plus que dans le vacarme des annonces de la gare, la messagerie m’informe qu’elle n’a pas compris mon message et me raccroche au nez… Je vous passe mes différentes altercations avec les machines distributrices de billets qui ne reconnaissent pas mon titre de paiement ; puisque je vous écris, c’est que j’ai trouvé un être humain derrière un guichet, que j’ai pu avoir un billet, que j’ai trouvé la cachette de la machine à composter et que j’ai pu m’asseoir dans un train, appeler à la maison et me faire récupérer à la gare de Dreux..
C’est fini ! mais non ! le train n’était pas encore arrivé à Versailles que le téléphone a vibré : la panne était plus grave que prévu ; la voiture en rade aux portes de Paris, mon frère était en route pour Montparnasse… où il a pris un train qui me laissait juste le temps de rentrer à la maison et de retourner à Dreux pour le rapatrier.
Heureusement ! dans le champ de ruine que sont actuellement les abords de la gare, brillait une lumière : celle du « Cambodge » le restaurant asiatique qui survit là depuis des décennies, on se demande comment vu son taux de fréquentation. Nos tribulations ont été une aubaine pour lui !
Nous avons tous dormi dans nos lits, mais ce n’est pas fini ! la voiture malade est toujours aux portes de Paris où il va bien falloir aller la récupérer dès qu’elle sera convalescente….

Tout ceci pour conclure que le covoiturage… non, ce n’est pas simple !

vendredi 4 décembre 2015

Le cours d'ethnologie du professeur Claude ch 5

Alonso Lopez, le morisque

Il ne subsiste aucune représentation de lui.
Alonso Lopez est pourtant
l’unique représentant identifié
des 275 000 à 300 000 morisques –
les musulmans convertis de force au catholicisme –
chassés d’Espagne en 1609.
« La plus grande expulsion de l’époque moderne » ,
souligne l’historien Bernard Vincent.
Si beaucoup franchirent les Pyrénées
puis embarquèrent vers le Maghreb,
une partie resta en France.

Alonso Lopez, probablement marchand,
aurait comme tant d’autres
devancé la vague d’expulsions
et fui l’Aragon en 1607.
En France, il sert d’intermédiaire
entre la communauté morisque
et la monarchie française.
Richelieu le prend même pour conseiller,
l’envoie aux Pays-Bas acheter des tableaux,
lui confie l’aménagement de la ville de Richelieu en Poitou.
Les morisques sont d’abord bien accueillis
dans la France d’Henri IV,
puis le vent tourne sous Marie de Médicis qui,
suspicieuse, les oblige à se faire baptiser une deuxième fois.

mercredi 2 décembre 2015

Bien loin de Daktari

Il arrive que les programmes de la télé, certains soirs d’indigence, conduisent dans d’étranges chemins. La première chaîne est loin d’être ma préférée ; cependant quand on doit choisir entre le procès de Pétain, les exploits de Staline, une ènième controverse sur l’opportunité de l’état d’urgence, le relooking étrange et pour le moins douteux de quelques femmes en mal d’identité, les malheurs conjugaux d’une autre, les déboires de jeunes gens désoeuvrés enfermés dans une villa avec piscine, des conseils de décoration allumés, un concours de cuisine dont les recettes coupent toute envie d’inviter les copains tant il faut d’ustensiles sophistiqués pour faire cuire la moindre nouille…. Et j’en passe… il y aurait bien le jardinage, mais c’est bien tard… Ah et puis les séries qui ont atteint la majorité quand ce n’est pas l’âge de la ménopause… Il arrive un moment où l’on a vu et connaît par cœur tous les épisodes de La Petite Maison dans la Prairie…
Ces soirs-là, quand on a tout exploré et que, quitte à perdre son temps on va aller le chercher chez Marcel Proust, on voit passer sur l’écran ces trois lettres : ZOO et des lions… Alors comme l’enfance ne nous quitte pas si vite, on se souvient du Daktari et du bon Clarence le lion qui louche…
Oui ! ben c’est pas ça du tout ! Certes les premières images vous conduisent dans une réserve africaine, certes on a compris tout de suite que le ranger sera le héros parce qu’il est beau et sympa ; parce que son meilleur ami est africain ; parce qu’il empêche un chasseur japonais – qui a payé cher son coup de fusil – d’abattre un rhinocéros noir et que pour ce haut fait il est conduit en prison où il ne va pas rester longtemps parce que le policier (africain) est aussi son pote.
Et puis, le série vous emporte dans d’autres lieux, avec d’autres héros et on sait déjà qui va mourir, qui va aimer qui, mais c’est pas ça le sujet et je ne vous en dit pas plus pour le cas où vous voudriez y aller voir… Là je me suis avalé les trois premiers épisodes, comme un verre de bière bien fraîche… Pour une qui ne regarde pas le jardinage, parce que c’est trop tard… vous me direz… Bref revenons à nos moutons… enragés !
Parce que le pitch, en gros, c’est que les animaux soumis à des radiations ou ayant été nourris avec des aliments ayant été exposés à une radiation, ont subi une modification génétique. Ce qui fait que lions, ours, chiens, même nos gentils minets (une admirable image de centaines de chats de toutes races perchés dans un grand arbre) et jusqu’à des chauve-souris… TOUS les animaux sont doués de raison, de pouvoirs télépathiques et du coup, ils ne nous craignent plus… Leur intelligence extraordinaire les a amenés à comprendre que les humains sont en train de détruire la planète et leur instinct de survie les pousse à nous détruire pour se protéger… Là quelques scènes un peu gore mais pas trop quand même ; on montre mais on ne s’attarde pas… Ca passe lemardi soir et les enfants regardent (déconseillé aux moins de dix ans quand même…
Pour vous éviter la totale déprime, sachez qu’un groupe d’humains, composé de chercheurs et de mentalistes se groupe pour éviter le pire… mais ils doivent lutter contre l’agro-alimentaire responsable de la catastrophe et que dans les premier épisodes personne ne les écoute… pas même l’un d’entre eux…
On annonce 16 épisodes… mais on est bien loin de Clarence !


mardi 1 décembre 2015

Tout est dans tout...

Tous les êtres circulent les uns dans les autres. Tout est en un flux perpétuel. Tout animal est plus ou moins homme; tout minéral est plus ou moins plante, toute plante est plus ou moins animal. Il n'y a qu'un seul individu, c'est le tout. Naître, vivre et passer, c'est changer de forme.

DIDEROT