samedi 28 février 2015

Bientôt mars....


Ils ont beau se regarder dans le miroir... c'est encore février!

Un petit tour chez AMARTIA pour voir si le printemps arrive...

vendredi 27 février 2015

La Vache rit jaune

Certains me diront qu'avec ce qui se passe en ce moment dans le monde, guerres, meurtres, violences scandales politico- financiers, procès scabreux, sans compter crises et chômage, on pourrait se préoccuper d'autre chose que des cornes des vaches!
Mais quand même: je vous entends Docte Eleveur, affirmer qu'il est indispensable d'écorner les vaches, et mieux encore pour leur épargner le stress de l'opération, de créer une race de vaches sans cornes, je me demande où la Nature avait la tête quand elle a doté les bovins de cornes.
"Pour se défendre contre les prédateurs, me répond la Nature! Sans cornes les vaches ne seraient probablement pas parvenues jusqu'à nous et jamais nous n'aurions connu le camembert; ce qui serait regrettable.
-Certes, lui répond le Docte Eleveur, mais désormais, nous veillons sur nos vaches et nous avons éliminé tout prédateur qui pourrait nous faire concurrence au sommet de la chaîne alimentaire et nous bouffons nos vaches nous-mêmes. Mieux, elles ne nous craignent plus et ne songent que rarement à nous encorner.
-Eh! dans ce cas, pourquoi leur ôter les cornes?
-Les cornes sont dangereuses; les vaches en stabulation, se blessent entre elles et mères dénaturées, parfois blessent leurs veaux. Soucieux de leur bien-être, nous les écornerons."
Rêveuse je songe qu'autrefois les vaches étaient au pré, rentrées l'hiver et pour la nuit dans des étables spacieuses et je n'ai jamais entendu le Nonon et la Tante qui avaient des vaches se plaindre de bêtes encornées.
Mais la raison, la vraie, celle que vous n'avez pas mentionnée, Docte Eleveur du Salon de l'Agriculture, Bienfaiteur du Bétail, c'est celle qui a chatouillé mes oreilles voici quelque temps: c'est  quand on enfourne les vaches, pour les conduire à l'abattoir dans des bétaillères, que trop serrées , elles se blessent. Et mieux encore, ces cornes prennent de la place. Supprimons les cornes et l'on peut optimiser le transport avec quelques vaches de plus par convoi.
Le voilà le vrai argument, et non le souci de bien-être des bovins.
Poussons encore un peu le raisonnement et produisons une race de taureaux sans cornes, la corrida sera alors sans risques pour le torero.
Que notre époque est belle et fertile en progrès!

jeudi 26 février 2015

mercredi 25 février 2015

Résultat de recherche d'images pour "ubu"LA CONSCIENCE :[...] Monsieur, il n'y a pas d'exercice plus salutaire que la gymnastique. Demandez à tous les hygiénistes [...]. (Il reste pendu par les pieds). Oh! au secours, je vais me briser les reins, venez à mon secours, monsieur Ubu.
UBU, assis: Ô non. Nous n'en ferons rien, monsieur. Nous faisons en ce moment notre digestion et la moindre dilatation de notre gidouille nous ferait périr à l'instant. Dans deux ou trois heures au plus notre digestion sera terminée et nous volerons à votre secours. Et d'ailleurs, nous n'avons point l'habitude de décrocher des guenilles.

Alfred JARRY (1873 - 1907) , Ubu cocu

mardi 24 février 2015

Et un blasphème! un!

Le Pape est en déplacement.
Après avoir rangé les bagages dans le coffre de la limousine, le
chauffeur réalise que le Saint père reste sur le trottoir.
"Excusez-moi, Votre Sainteté" dit le chauffeur, "Voudriez-vous, je vous
prie, vous asseoir pour que nous puissions partir?"
 "...Pour vous dire la vérité, dit le Pape, on ne veut pas me laisser
conduire au Vatican, et j'aimerais beaucoup pouvoir le faire aujourd'hui."
 "Je suis désolé, mais je ne peux pas vous laisser faire cela. Je perdrais mon
job! Et que faire s'il arrive quelque chose?" proteste le chauffeur, qui aurait
aimé être ailleurs ce matin là...
 "Je ferai quelque chose de spécial pour vous," dit le Pape.
 De mauvaise grâce, le chauffeur passe à l'arrière et le Pape s'installe
au volant. Très vite le chauffeur regrette sa décision, quand après
avoir quitté l'aéroport, le souverain pontife met la pédale au plancher
accélérant jusqu'à 170 Km/h.
 "Je vous en supplie, votre Sainteté, ralentissez!" implore le chauffeur très
Résultat de recherche d'images pour "excès de vitesse"inquiet.
 Mais le Pape continue jusqu'à ce que les sirènes de police retentissent.
 "Mon Dieu, je vais perdre mon permis," s'écrie le chauffeur.
Le Pape se range sur le côté et baisse sa vitre quand le policier s'approche.
Mais dès qu'il voit le Pape, il retourne à sa moto, ouvre sa radio et dit à
son chef qu'il a arrêté une limousine roulant a 170.
" Où est le problème? Bouclez-le ! " dit le chef.
 "Je ne pense pas qu'on puisse faire ça, c'est quelqu'un de très important,"
dit le policier.
 Le chef s'exclame : "Il n'y a pas de raison!"
 "Non, je veux dire réellement important," dit le policier.
Le chef demande alors : "Qui avez-vous coincé? Le maire ? ? ? "
 Le policier : "Plus gros."
 Le chef : "Un sénateur ?"
 Le policier : "Beaucoup PLUS GROS."
Le chef : "Bien ! Dites-moi qui c'est !"
 Le policier : "Je pense que c'est Dieu lui-même!"
Le chef : "Vous vous foutez de ma gueule ????"
 Qu'est-ce qui vous fait croire que c'est Dieu?????"


 "Il a le Pape comme chauffeur... !"

lundi 23 février 2015

L'Esprit et l'Eau



Salut donc; ô monde nouveau à mes yeux, ô monde maintenant total!
Ô credo entier des choses visibles et invisibles, je vous accepte avec un coeur catholique!
Où que je tourne la tête
J'envisage l'immense octave de la création!
Le monde s'ouvre et, si large qu'en soit l'empan, mon regard le traverse d'un bout à l'autre.
J'ai pesé le soleil ainsi qu'un gros mouton que deux hommes forts suspendent à une perche entre leurs épaules.
J'ai recensé l'armée des Cieux et j'en ai dressé état,
Depuis les grandes figures qui se penchent vers le vieillard Océan
Jusqu'au feu le plus rare englouti dans le plus profond abîme,
Ainsi que le Pacifique bleu sombre où le baleinier épie l'évent d'un souffleur comme un duvet blanc.
Vous êtes pris et d'un bout du monde jusqu'à l'autre autour de Vous
J'ai tendu l'immense rets de ma connaissance.
Comme la phrase qui prend aux cuivres
Gagne les bois et progressivement envahit les profondeurs de l'orchestre,
Et comme les éruptions du soleil
Se répercutent sur la terre en crises d'eau et en raz de marée,
Ainsi du plus grand Ange qui vous voit jusqu'au caillou de la route et d'un bout de votre création jusqu'à l'autre,
Il ne cesse point continuité, non plus que de l'âme au corps;
Le mouvement ineffable des Séraphins se propage aux Neuf ordres des Esprits,
Et voici le vent qui se lève à sont tour sur la terre, le Semeur, le Moissonneur!
Ainsi l'eau continue l'esprit, et le supporte, et l'alimente
Et entre
Toutes vos créatures jusqu'à vous il y a comme un lien liquide.

CLAUDEL

dimanche 22 février 2015

Nouvel an Chinois

Le soir du réveillon rendant visite à Chi ye, nous mangeons des taros grillés, composé pour m'amuser.


avec le vent bruissant les pins dans la froideur du printemps
nous nous tenons compagnie, nos entrailles affamées grondent au milieu de la nuit
avec des bouses de vache séchées nous faisons un feu pour griller les taros
insouciants, les ermites se contentent d'une nourriture frugale.

Su Tung-po (1037-1101)

samedi 21 février 2015

La Boîte au souvenirs...


S'est ouverte sur un paysage que je vais bientôt revoir...
Continuons le périple  avec AMARTIA et les autres voyageurs...


vendredi 20 février 2015

Lustukru?

Résultat de recherche d'images pour "michel ange"
Quand Michel-Ange (1475-1564) eut terminé de peindre le plafond de la Chapelle Sixtine, il passa le reste de sa vie à essayer d'ôter la peinture qui lui avait coulé dans la manche.

CAVANNA - Almanach 1985




    • jeudi 19 février 2015

      Soyons en règle.


      Pour ceux qui font sinon métier du moins passion d’écrire le net est une assistance inépuisable…
      Ainsi on nous y informe que des chercheurs ont trouvé que tous les romans fonctionnent sur six intrigues types, toujours les mêmes. Ainsi, inutile de nous fracturer l’imagination : cherchons la liste
      ICI , choisissons l’intrigue qui nous convient et roule ma poule ! Ah si Alexandre Dumas (père) l’avait su ! Et du coup je me demande à quelle intrigue d’un roman du père correspond l’histoire de la Dame aux Camélias racontée par le fils ?  Si quelqu’un trouve….
      Postulat qui aurait pour corollaire que nous n’aurions tous autant que nous sommes que six types de comportement dans la vie ; le roman étant censé reproduire une tranche de vie plus ou moins imaginaire.
      Tandis que je médite sur ce grave problème, le net continue son job et m’envoie une autre information ICI : Jose Luis Borges a posé 19 règles pour  l’élaboration d’un roman policier. 19 règles qu’il énonce  alors que les six types d’intrigues de l’information précédente n’ont pas été formulées.
      19 règles transgressées autant par Conan Doyle, Agatha Christie, Patricia Highsmith, Edgar Poe et d’autres au nombre desquels Borges lui-même. On reconnaît bien là son humour subtil !
      Quoi qu’il en soit, à ma prochaine panne d’imagination, si je dois m’accrocher à une règle ou une autre, il va sans dire que je choisirai non les conseils d’un algorithme, mais bien ceux d’un de mes auteurs favoris.



      mercredi 18 février 2015

      Lecture papier ou lecture tablette ?


      Depuis l’âge de quatre ans je lis… je lis comme une maniaque tout ce qui me tombe sous l’œil , non seulement des livres , mais encore n’importe quel papier imprimé : les prospectus , les étiquettes, les jeux des Caram’bars et ceux de la Vache qui Rit… Les livres ont fini par envahir l’espace et jusque sous les lits. Des beaux, des moches, des vieux, des neufs, des passionnants, d’emmerdants, de navrants parfois.
      Une chienne a dévoré les dos de toute une rangée pas vraiment indispensable ; elle pensait me soulager un peu… peine perdue, je les garde, je les réparerai un jour… Néanmoins, les livres continuent à affluer comme réfugiés en temps de guerre ;  la place se fait rare, le classement difficile et il m’arrive de devoir racheter un titre que je sais posséder mais que je ne retrouve plus et dont j’ai un besoin urgent. Car de cette passion de lecture, j’ai fait une activité que l’on m’invite à partager.
      La tablette alors aurait dû être un remède à ce débordement. Ma foi non ! Pas à la maison ! Je dois avouer pourtant que, si il y a quelques années la tablette avait existé, elle m’aurait évité de trimballer deux valises de bouquins jusqu’à Malte où je devais aller expliquer les beautés de notre littérature à des étudiants d’âges variés et donc, il m’en fallait pour tous les niveaux.  Et c’était lourd à porter et à payer en excédent de bagages !
      Alors, oui… si j’avais eu une tablette ma vie aurait été plus simple. Au lieu de trimbaler une bibliothèque encombrante et forcément limitée, j’aurais eu tous les écrivains français (et les autres)
       dans ma poche !
      Pour conclure : ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain et ne mettons pas le papier au feu ; d’ailleurs  le livre brûle mal :à Farenheit 451 selon Bradbury et Truffaut. Lire à la maison, au jardin (la tablette a des reflets dérangeants à cet endroit), au coin du feu, au lit, qu’il s’agisse de romans, ou de volumes plus sérieux, c’est pour le papier.
      Il ne faut pas pour autant, rejeter la tablette qui est un véritable, un incommensurable  progrès en voyage de l’avion au métro. 

      Pour ma part, je refuse de choisir : la tablette tient peu de place et les livres sont si beaux !

      mardi 17 février 2015

      lundi 16 février 2015

      Lire et relire

      Bouddhas et cavaliers

      Des fanatiques ont cru indispensable de détruire des symboles d'une philosophie qui,  plus qu'une autre enseigne la tolérance. Les deux bouddhas géants de la vallée de Bâmyan ont disparu; reste leur souvenir.
      Si vous voulez en savoir plus sur les deux géants, la découverte du site, les aventures des archéologues et la passage de la croisière jaune dans la vallée, lisez "Les Bouddhas d'Aghanistan" de Pierre Centlivres.
      Et dans la foulée, profitez de ce qui vous reste de vacances pour relire -ou découvrir- "Les Cavaliers", de Joseph Kessel.
      C'est au chapitre V qu'il raconte la vallée de Bâmyan et les deux colosses nichées dans la falaise:
      "Le soleil arrivait au milieu du ciel. Ils faisaient route depuis l'aube, aisément. La piste n'avait cessé de monter, mais d'une pente égale, à travers des boqueteaux de peupliers, des petits champs de blé et de fèves, parfois des vignes. L'eau abondait. Rus, ruisselets, ruisseaux, petites rivières tenaient le sol dans un filet brillant. Même en terrain rocheux, l'herbe perçait, drue et gaie. Les maisons se rassemblaient en hameaux et l'on croisait de plus en plus de gens. Ces passants étaient sérieux et affables. Ils saluaient les voyageurs du geste, de la parole.....
      ... Les voyageurs débouchèrent alors sur la gorge creusée à l'aube des siècles par la rivière de Bamyan et là s'arrêtèrent: ils ne savaient plus ce qu'ils éprouvaient.
      Le monde subitement était en feu. Les rayons du soleil couchant qui prenaient en enfilade l'entaille énorme avaient moins de part dans cet incendie que la couleur de la pierre elle-même. De la base au sommet et à perte de vue, rouges étaient les murailles à pic entre lesquelles écumait et chantait la rivière. Rouges, Les colonnades , frontons, portiques, reliefs et fissures. Chaque arête, chaque pli brûlaient, étincelaient de vermillon, de pourpre, d'écarlate. Quand la paroi était lisse, des flammes en jaillissaient, comme si elles étaient renvoyées par de gigantesques miroirs suspendus au-dessus de l'eau, au coeur des brasiers. Et les formidables ruines de l'ancienne cité forte qui dominait la gorge, haussées sur un piedéstal de roc et tirées de sa flamboyante substance, semblaient un bûcher allumé depuis tous les temps passés et pour tous ceux à venir....
      .... Ils longèrent, s'élevant toujours, flot torrentueux, cascades, tourbillons, rapides. La rivière étincelante les assourdissait de son chant de gloire. L'incendie sublime les suivait. Enfin, la pente se fit moins rude, la rivière plus calme. Les murs de roc enflammé s'élargirent. La vallée de Bamyan apparut d'un seul coup.
      Sur son seuil, les voyageurs s'arrêtèrent encore. Cette fois, leur surprise n'était qu'enchantement. Une oasis immense, presque fabuleuse pour une altitude qui approchait de dix mille pieds, s'étalait devant eux. Elle était toute sillonnée par le vif-argent des eaux, toute verdoyante de massifs feuillus, de bosquets, de jardins, de vergers, toute semée de hameaux. A gauche, très loin et adoucies par la lumière du soir, des montagnes sauvages chevauchaient jusqu'au ciel. Sur la droite, contre la piste, continuait de s'élever la falaise empourprée.
      Des troupeaux passaient que ramenait leurs bergers et des caravanes qui, au pas nonchalant des chameaux, s'en allaient à la rencontre de la nuit, pour camper. Des fumées commençaient à monter des maisons cachées par les arbres. Elles se firent plus serrées au-dessus d'une verdure plus dense. A ces deux signes, les voyageurs reconnurent l'emplacement du village de Bamyan. Alors, ils se sentirent tout recrus par la fatigue d'une longue route. le désir d'un gîte les saisit. Pourtant, un peu plus loin, ils firent encore halte.
      Dans la vertigineuse muraille qu'ils côtoyaient, roc dressé à pic, lisse, et comme teint du sang le plus pur, ils découvrirent une ouverture aux dimensions prodigieuses. Et l'entaille n'étai tpas hasard naturel, mais oeuvre d'homme. Elle avait la forme d'un cube que dominait une sorte de coupole. Au fond, adossé à l'ombre, veillait un être colossal. Sa stature dépassait la hauteur de trois tours de guet, l'une sur l'autre posées. Son corps emplissait tout l'abri. La tête occupait toute la coupole. L'ovale en était rond et doux et sans visage. Il avait disparu, comme tranché. Le front, dans le clair-obscur de la niche semblait, cependant, vivre et penser.
      Par les récits que les conteurs, voyageurs, caravaniers en avaient fait de siècle en siècle, Ouroz, Mokkhi et Zéré elle-même savaient qu'existaient à Bamyan des monuments immenses, élevés pour un ancien dieu du nom de Bouddha. Mais après tant de fatigues et d'épreuves, ils furent trrrifiés par cet être géant. Un cavalier n'était qu'un insecte infime auprès de la masse encastrée dans la roche flamboyante....."
      Si vous n'êtes pas ou plus en vacances, offrez-vous ce voyage à travers l'Indou-Kouch en compagnie d'Ouroz, le "tchopendoz" fou d'orgueil, de son merveilleux cheval Jéhol et du tendre et fidèle Mokkhi, le "saïs" épris tout autant du bel étalon que de Zéré, la rusée bohémienne esclave.
      Bonne et belle chevauchée.