dimanche 30 novembre 2014

En fait, hier matin...


Dans La Croix de ce matin, comme souvent, le billet d'Alain Rémond fait "carton plein" !

Antoinette et Claude



LE BILLET d'ALAIN RÉMOND


Un café serré


Comme beaucoup de journaux,
l’hebdomadaire britannique The Economist
est à son tour touché par la crise.
Certes, ses bénéfices restent confortables.
Mais enfin ils sont en baisse, ainsi que la diffusion.
En guise de contre-attaque, l’hebdomadaire vient de lancer
une application pour mobile nommée Espresso.
Pourquoi Espresso ?
Parce que c’est de l’info express :
en cinq minutes chrono,
chaque matin, on sait tout ce qu’il faut savoir.
Interviewé dans Le Monde,
le rédacteur en chef de The Economist précise :
« Nous espérons que cette application
nous mettra en contact
avec les jeunes gens intelligents
du monde entier. »
Les jeunes gens intelligents du monde entier,
en effet, n’ont pas de temps à perdre à lire
des journaux trop denses et des articles trop longs.
Les jeunes gens intelligents du monde entier
ont une capacité d’attention maximum de cinq minutes
pour savoir ce qui se passe dans le monde.
Les jeunes gens intelligents du monde entier
ne consomment l’information qu’en espresso,
vite fait bien fait.
Un café et l’addition !
L’addition ?
Un jour viendra où il faudra la régler.

samedi 29 novembre 2014

dimanche 23 novembre 2014

Belle au bois dormant Once upon a dream(french) J'en ai rêvé



Pour réaliser une chose vraiment exraordinaire, commencez par la rêver. Ensuite, réveillez-vous calmement et allez d'un trait jusqu'au bout de votre rêve sans jamais vous laisser décourager.

Walt DISNEY

samedi 22 novembre 2014

La photo du samedi...

Chères amies et amis d'AMARTIA, sans doute serez vous contents d'apprendre, comme je viens de le faire, que celui que j'ai toujours appelé le "buisson rouge", a pour patronyme officiel: Euonymus Alatus Compactus.
Et encore, la photo ne rend pas bien le rouge furieux dont il gratifie chaque automne ma porte d'entrée...

vendredi 21 novembre 2014

Quand on commence on est fichu...


  

 C'est Claude qui le dit....

et c'est vrai hélas.... J'ai commencé!

 

Papillon Delias eucharis : un puzzle signé Claude, mis en ligne il y a 3 jours et joué déjà par plus de 1300 personnes !

Ce puzzle :

Et la page d'accueil de tous les puzzles que j'ai créé (clara28) :

Claude

mercredi 19 novembre 2014

Composé dans la salle de la Tortue...

(... et bien avant qu'on ait inventé le Beaujolais nouveau)


"siao siao" une pluie froide et monotone, pas la moindre éclaircie
pêle-mêle les livres m'entourent, je suis assis au milieu de leur désordre
soudain j'entends que le vin nouveau de la petite jarre est mûr
à la hâte j'appelle un garçon, qu'il aille rincer ma coupe ébréchée

LU YU  (1125-1210)

mardi 18 novembre 2014

Son papa

Papa aime mieux la chique. Il s'enfonce cinq centimètres de gros boudin noir dans la bouche - de la carotte, ça s'appelle, je lui achète chaque jour de l'an pour ses étrennes dix ronds de carotte au bureau de tabac, j'ai honte de demander ça, le bureau de tabac se fend la gueule-, il coupe d'un bon coup de dents tout ce qui ne veut pas rentrer, il le range soigneusement dans sa poche de veste où il y a déjà les os de son dernier dîner mis de côté pour le chien perdu qu'il ne va pas manquer de rencontrer ce soir ou demain, les clés des cadenas de ses boîtes à fourbi, des vis, des boulons, des rondelles, des ressorts de mètres, des clous encore tout bons y'a juste qu'à les redresser, des carrés de journal bien découpés bien carrés pour aller aux cabinets, des bouts de ficelle, des élastiques, des tas de trucs formidables. Les poches de sa veste pendent de chaque côté comme des musettes, en plus il enfonce ses poings dedans quand il marche, bras tendus, il faut le voir marcher, ça tire sur la veste, faut que ça se prête ou que ça craque. Les poches du pantalon sont bourrées aussi, mais ça se voit moins parce que c'est un pantalon large, genre zouave, bleu l'été, velours côtelé marron l'hiver, serré aux chevilles sur les grosses godasses croûteuses racornies par le ciment.
Il est petit, papa, tout petit, mais qu'est-ce qu'il est costaud! Il est trapu et gras du bide, ça lui va très bien. Vous verriez ses yeux! bleus comme ces fleurs bleues, vous savez, quand elles se mettent à être vraiment bleues. Ses cheveux sont blancs et fins comme les fils de ces plantes qui poussent dans les haies, je sais pas comment ça s'appelle. Ils ont toujours été blancs. Quand il était gosse, au pays, les autres l'appelaient "Il Bianco". Maintenant, ils l'appellent "Vidgeon Grosso" ou "Gros Louis" (prononcer "Louvi"), ils ne savent plus très bien s'ils parlent dialetto ou français, ils sont à cheval sur les deux. Il rit tout le temps, papa. Il s'arrête pile en pleine rue pour rire aux conneries qu'il raconte, il se plante sur ses deux cuisses, les poings enfoncés à bout de bras dans ses poches de veste, il renverse la tête en arrière et il lance à pleines mâchoires son rire au ciel. Les gens s'arrêtent et rient aussi, pas moyen de s'empêcher, c'est quelque chose, tiens. Il en pleure. Il tire son mouchoir de dessous les os, les clefs, les boulons, les ficelles, un mouchoir violet, à carreaux, grand comme un drap, il le roule en gros tampon, il se frotte les yeux à s'arracher les paupières, puis il se l'étale à plat sur la figure, il s'empoigne le nez à travers le mouchoir, il se mouche, pouët, les oiseaux se sauvent, c'est la panique, il se frotte le nez avec le mouchoir en boule, ça va mieux, le voilà reparti. Vingt mètres plus loin, ça recommence....

CAVANNA - Les Ritals

lundi 17 novembre 2014

La photo du samedi est folle...

... elle ne sait plus quelle jour on est et elle voit des monstres effrayants partout!!!!

pour faire peur à AMARTIA et aux autres chasseurs d'images... 

dimanche 16 novembre 2014

A Tu Kuang-ting

pose-toi la question, être ministre à la cour, 
ou être un immortel dans la forêt, peut-on comparer?
un pichet de bon vin, un fourneau pour l'élixir,
le bonheur de s'endormir en pleine journée en écoutant
le vent dans les pins.

Chang Ling-wen (IX° siècle)

vendredi 14 novembre 2014

De Gaulle et l'Europe

Sautons, joyeux cabris!

Le président de la Commission européenne,
Jean-Claude Juncker,
déstabilisé par les révélations
sur un vaste système d'évasion fiscale
lorsqu'il était Premier ministre du Luxembourg,
a contre-attaqué mercredi
en démentant tout «conflit d'intérêts»
et en promettant un sursaut
dans la lutte contre ce phénomène







jeudi 13 novembre 2014

tina turner and cher- shame shame shame

Le degré zéro de la politique


 

Edito d'Edwy Plenel dans Mediapart cet après-midi, qui dit très exactement tout haut ce que l'on pense tout haut......

Claude

|  Par Edwy Plenel

Cadeau inespéré pour Nicolas Sarkozy et pour Marine Le Pen, l’affaire Jouyet n’est pas une affaire Fillon mais une affaire Hollande. Les confidences du secrétaire général de l’Élysée engagent le président de la République qui les a permises et cautionnées. Analyse d’une énième illustration d’une politique sans grandeur sous une présidence sans hauteur.
Toute politique se mesure à ses indignations. Un pays, sa vie publique, sa vitalité démocratique, se juge à ce qui l’enflamme, le transporte ou le révolte. Tout comme Albert Camus disait, à la Libération, « qu’un pays vaut souvent ce que vaut sa presse », une démocratie vaut ce que valent ses colères.
Qu’en démocratie, un jeune manifestant pacifique puisse être tué par des forces de police ou de gendarmerie, usant d’une arme de guerre – une grenade offensive – comme s’il s’agissait d’un ennemi, est de ces injustices où le funeste sort d’un seul devrait soulever les consciences de tous. Or, à l’exception des forces politiques alternatives à l’ordre établi, aussi bien économique que politique, qui s’étendent des écologistes à l’extrême gauche en passant par le Front de gauche, l’indifférence, voire le mépris ou la calomnie, l’ont emporté, de l’extrême droite à la gauche gouvernante, en passant par la droite, rivalisant de compliments pour la fermeté du premier ministre socialiste face aux « casseurs »
Il faut donc en convenir : l’affaissement de notre vie publique se traduit aussi sur l’échelle des « affaires d’État ». Tandis que Mediapart documentait l’usage massif de grenades offensives à Sivens lors de la nuit fatale pour Rémi Fraisse et, surtout, la dissimulation par les pouvoirs publics des causes de sa mort durant près de trois jours , l’affaire Jouyet a surgi, imposée par des médias moutonniers comme la seule urgence de l’heure.
Échappant à ses trois protagonistes – le secrétaire général de l’Élysée, auteur de confidences enregistrées par deux journalistes du Monde –, elle fait office, à leur corps défendant, de superbe diversion tant pour Manuel Valls, qui échappe momentanément à l’affaire Rémi Fraisse, ce premier opposant tué sous un pouvoir de gauche depuis Guy Mollet, que pour Nicolas Sarkozy, qui en profite pour tenter de faire oublier, en les décrédibilisant, les affaires judiciaires qui le menacent.
Il est une basse politique comme existe une basse police. Aussi médiocres l’une que l’autre, elles ont en commun d’abaisser la Cité, cette polis grecque de leur étymologie partagée que la première est supposée incarner et la seconde protéger. La situation dans laquelle Jean-Pierre Jouyet s’est lui-même placé relève de cette catégorie où la politique s’abîme tandis que l’État s’égare, le discrédit devenant leur sort commun.
Aussi picrocholine que soit cette histoire d’une supposée conversation rapportée à des journalistes – sur le mode : « Un tel dit que tel autre lui a dit… » –, elle n’en est pas moins accablante pour le secrétaire général de la Présidence de la République. Et c’est pourquoi son départ de l’Élysée s’impose, ne serait-ce que par respect de l’État et de ceux qui le servent avec abnégation et discrétion.
oici donc le premier rôle, après le Président lui-même, au sein d’un palais dont tous les occupants sont au service du gardien de la Constitution – définition institutionnelle du chef de l’État –, qui raconte sans façon à des journalistes ce que des tiers lui ont confié, sous le sceau de la confidence. Nos deux confrères ne sont évidemment pas en cause puisque, en l’espèce, ils ne font que leur métier : faire parler ceux qui, d’ordinaire, ne disent rien. Apprendre ce qui ne se sait pas. Obtenir des informations d’intérêt public. Mais il est moins certain qu’en l’occurrence, M. Jouyet ait fait le sien, de métier, si l’on entend par là être au rendez-vous d’une fonction et des responsabilités qu’elle suppose. 
Car le tiers dont M. Jouyet trahit ainsi la confiance, François Fillon, n’est pas n’importe quel interlocuteur. C’est à la fois l’un des dirigeants de l’opposition au pouvoir actuel et l’ancien premier ministre d’un gouvernement auquel M. Jouyet a lui-même appartenu. En prêtant à M. Fillon des propos que ce dernier dément catégoriquement, le bras droit de François Hollande ne se contente pas de discréditer un adversaire politique qui est ainsi portraituré en manœuvrier occulte sur le terrain des affaires judiciaires. Il réussit surtout cette prouesse politique de conforter à la fois Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen.
Tandis que l’ancien chef de l’État peut ainsi faire oublier la consistance des dossiers judiciaires qui le concernent, la présidente du Front national peut à loisir entonner le refrain de l’UMPS, dénonciation de cette alliance de supposés contraires qui s’entretiennent et s’entendent comme maquignons en foire dans le dos de leurs électeurs. Et comment parvenir à lui donner tort quand Jean-Pierre Jouyet est, jusqu’à la caricature, l’hybride qui témoigne d’une gauche convertie à une politique de droite, au point de passer de l’une à l’autre, et inversement, avec toujours le même aplomb, sans embarras ni pudeur ?
Sans morale non plus puisque ce va-et-vient ne l’empêche pas de cancaner sur l’un de ceux (de droite) qu’il servit hier auprès de celui (de gauche) qu’il sert aujourd’hui.

Protéger le journalisme d’enquête de cette dégringolade

L’affaire ne tient donc pas à l’éventuelle vérité des propos prêtés à M. Fillon par M. Jouyet. Tout simplement parce que celle-ci est indémontrable, donc sans fondement. Avec le feu vert du président, le secrétaire général de l’Élysée rapporte aux journalistes du Monde le contenu d’une conversation à trois, lors d’un déjeuner, que démentent ses deux autres protagonistes, l’ancien premier ministre et un inspecteur des finances qui fut collaborateur de l’un et de l’autre.  Deux contre un : la seule parole de M. Jouyet ne peut accréditer des propos que rien ne vient corroborer, aucun témoin, aucun fait. En ce sens, Le Monde a été bien imprudent d’affirmer dans sa titraille ce qui n’était que la version du secrétaire général de l’Élysée et qu’il aurait dû lui attribuer – « Selon M. Jouyet… » – au lieu de le tenir comme vérité acquise.
le monde fillon.jpgLa Une du "Monde" paru le samedi 8 novembre.
La seule vérité en l’espèce est celle qui accable le secrétaire général de l’Élysée et, par voie de conséquence, le président de la République qu’il est supposé servir. Et qui l’accable d’autant plus qu’il a tenté de l’étouffer en démentant d’abord par un communiqué officiel ce qu’il admettra ensuite face au verbatim de l’enregistrement des journalistes.
Car, selon le récit de M. Jouyet lui-même, il n’a rien trouvé de choquant à la suggestion qui lui aurait été faite d’orienter la justice dans une certaine direction, sur le dossier des finances de l’UMP, au point de la transmettre avec empressement au président de la République, qui y aurait opposé, selon ses dires, une fin de non-recevoir, au nom de l’indépendance de la justice.
Désormais, l’Élysée aura beau faire, le soupçon est installé : ce bavardage de son secrétaire général accrédite la thèse, que la droite s’empresse d’exploiter jusqu’à fantasmer, d’un « cabinet noir », d’une présidence bien plus curieuse qu’elle ne le prétend des affaires judiciaires concernant un éventuel futur rival, Nicolas Sarkozy.
Et ce soupçon peut d’autant plus prospérer que Jean-Pierre Jouyet a choisi de se confier, avec l’aval de François Hollande, à deux journalistes dont les dossiers politico-financiers sont la spécialité, notamment ceux concernant l’ancien président de la République sur lesquels ils se sont fait remarquer par la publication régulière de pièces judiciaires, Nicolas Sarkozy étant la cible affichée de leur récent livre, Sarko s’est tuer, faisant suite à Sarko m’a tuer (tous deux chez Stock).
Pour les journalistes qui enquêtent sur des affaires sensibles, l’une des règles d’or est de se tenir à distance des camps partisans qui pourraient les exploiter, dans un sens ou dans un autre. La confiance du public est à ce prix qui, dans le fonctionnement collectif d’une rédaction, suppose une séparation des tâches et une répartition des rôles entre les professionnels qui suivent la vie politique institutionnelle et ceux qui enquêtent sur sa part d’ombre. Cela n’empêche évidemment pas le travail d’équipe entre les uns et les autres, comme Mediapart le démontre fréquemment. Mais cela interdit que s’installe une confusion où les révélations sur les affaires en cours sont suspectées de suivre l’agenda d’un pouvoir trop assidûment fréquenté.
Or il se trouve que François Hollande a lui-même choisi de brouiller ces repères en faisant des deux enquêteurs du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, qui ne sont pas journalistes politiques, les biographes officieux de son quinquennat, au rythme de rendez-vous très réguliers où il leur confie sa version de la présidence en cours, en vue d’un récit livresque à paraître en 2017. Entretiens qui, tout comme celui avec M. Jouyet, sont enregistrés. C’est donc à raison du livre à venir d’ici trois ans que Jean-Pierre Jouyet, avec l’accord du président de la République, s’est confié aux journalistes, leur faisant des confidences qui, finalement, n’attendront pas 2017 pour se retrouver à la Une du Monde.
Que le journal où travaillent nos confrères ait accepté ce qui, à Mediapart, aurait été refusé car relevant d’un mélange des genres et des registres risquant de porter atteinte à notre crédit, par le soupçon d’une proximité compromettante, c’est son affaire dont nous n’avons pas à nous mêler – la presse n’étant heureusement pas uniforme. En revanche, le choix fait par François Hollande nous concerne tous, dans la mesure où, dans cette dégringolade en basse politique, l’Élysée risque d’entraîner le journalisme d’enquête que Nicolas Sarkozy et bien d’autres politiques ont toujours cherché à discréditer, lui déniant toute indépendance véritable.
Le Camus de Combat, que nous convoquions en prologue, proposait au journalisme français cette ambition morale : « Élever ce pays en élevant son langage ». Façon de dire, la politique étant elle-même un langage, que la presse, loin d’être indifférente à ses fins, devait s’inquiéter de l’abaissement de la vie publique. Souhaitant restaurer « la responsabilité du journaliste devant le public », le futur prix Nobel de littérature ajoutait : « Qu’est-ce qu’un journaliste ? C’est un homme qui d’abord est censé avoir des idées. » Ce qui signifiait, dans son esprit, ajouter au souci de vérité, au service du droit de savoir des citoyens, la recherche du sens, autrement dit d’une intelligence critique des situations.
C’est ce à quoi nous nous sommes essayés ici même avec cette affaire Jouyet, en la remettant dans son contexte, celui d’une vie publique rabaissée, sous une présidence sans hauteur. En somme, d’une politique réduite à son degré zéro.

mardi 11 novembre 2014

Le bon vin endort, mais l'amour ne réveille pas toujours



... Une femme de village, veuve, de chaste réputation, sentant les premiers ombrages de grossesse, disait à ses voisines qu'elle penserait être enceinte si elle avait un mari. Mais, du jour à la journée croissant l'occasion de ce soupçon, et en fin jusqu'à l'évidence, elle en vint là de faire déclarer au prône de son église que, qui serait convaincu de ce fait, en l'avouant, elle promettait de lui pardonner et, s'il le trouvait bon, de l'épouser. Un sien jeune valet de labourage, enhardi de cette proclamation, déclaré l'avoir trouvée, un jour de fête, ayant bien largement pris son vin, si profondément endormie près de son foyer, et si indécemment, qu'il s'en était pu servir sans l'éveiller. Ils vivent encore mariés ensemble.

Emprunté à Michel de MONTAIGNE

dimanche 9 novembre 2014

Enigme astrologique



Novembre est par excellence le mois des commémorations. Nous pensons en premier lieu à nos chers disparus qui dans les premiers jours du mois nous ouvrent le passage entre ce monde-ci  et le leur… du moins le dit-on. On fête aussi tous ces saints qui nous protègent, Saint-Martin en particulier qui nous gratifie de quelques jours d’été supplémentaires ; on honore ces soldats morts pour que nous restions français ; on n’oublie pas Bonaparte qui profita du 18 brumaire pour faire ses premiers pas sur le chemin de l’empire.
Il en est bien d’autres encore à commémorer mais on ne pense pas assez je crois à celui sans qui notre espèce aurait disparu avec tant d’autres , de notre bonne vieille planète : je veux parler de Noé dont les grimoires disent qu’il naquit en novembre de -2498. On ne nous dit pas quel jour ; saint Grégoire qui n’était pas né, n’avait pas pu encore pour cette raison, établir le calendrier auquel nous nous référons. Il est d’ailleurs déjà miraculeux qu’on ait pu savoir que c’était en novembre si l’on y réfléchit un peu. Du coup, comme on ne connait pas le jour exact de sa naissance, on ne sait pas non plus si Noé était Scorpion ou Sagittaire.  Pour ma part, j’aurais tendance à opter, compte tenu du destin de ce grand patriarche pour l’aquatique Scorpion. Toute  l’eau du déluge n’aurait pu qu’éteindre les braises du Sagittaire.
Je laisse à quelque lecteur ou lectrice féru d’astrologie, le soin de résoudre cette énigme.