lundi 28 avril 2014

Le Cadeau de Claude... paroles et musique

Une pensée à Félix Leclerc :



"La mort de l’ours" -  Félix Leclerc et "Beau Dommage" (1995)
   
(Paroles et musique de Félix Leclerc – 1969)

Où allez-vous, Papa Loup
Chapeau mou, médaille au cou
Vous a-t-on nommé shérif
Des montagnes et des récifs ?
Non, mon fils, j’ai pris un bain
Chaussé guêtres et canne en main
Vais porter hommage au roi
Si tu veux, viens avec moi
Ni orignal ni carcajou
Je ne connais roi que vous
Peigne plutôt tes poils fous
Et suis-moi à pas de loup
Ils ont marché quatre lieues
Arrivés près d’un torrent
Sauvage et débordant
De cris et de chants d’adieu
Bonjour Sire, c’est moi, le loup
M’voyez-vous, m’entendez-vous ?
Suis venu à travers bois
Vous saluer, comme il se doit
Il se tient droit, salue l’ours
Qui a la patte dans le piège
Plein de sang dessus la mousse
Et tombe la première neige
Le petit loup est ému
Et voudrait rentrer chez lui
Le gros ours, le gros poilu
Lui prend la main et dit merci
Ils sont revenus de nuit
A travers bouleaux jolis
Le plus vieux marchait devant
Et pleurait abondamment.




Antoinette et Clau

La mort de l'ours de Félix Leclerc

dimanche 27 avril 2014

Claude connaît la musique

Un folk song de John Andersson remis en musique par Chostavovitch .

C'est …. Sublime …..

Elena Ivanova, soprano
Orchestre du ministère de la culture d'URSS dirigé par Gennady Rozhdestvenski
Enregistré à Moscou en 1984.

Il est aussi remarquablement mis en images.




Antoinette et Claude


vendredi 25 avril 2014

C'est Claude qui fait le programme


Edna Mae Durbin, dite Deanna Durbin, est une actrice et chanteuse canadienne née le 4 décembre 1921 à Winnipeg, au Canada et morte le 20 avril 2013 à Paris. Découverte par la Metro-Goldwyn-Mayer, elle fut l'actrice la plus populaire des comédies musicales des studios Universal Pictures des années quarante.

Deanna Durbin a grandi en Californie dans un milieu modeste (son père était forgeron au chemin de fer Canadien Pacifique).

Nous vous offrons "Amapola " :



Antoinette et Claude

Deanna Durbin - Amapola

jeudi 24 avril 2014

Le fil de Sophie

Ceux que torturent les chaleurs de l'été, languissent après le clair de lune automnal, sans même être effrayés à l'idée qu'alors cent jours de leur vie seront à jamais passés.

Bouddah Shakyamuni


Edith Piaf : Le Roi A Fait Battre Tambour (1946)

mercredi 23 avril 2014

Ballade du coeur qui a tant battu

Coeur qui a tant rêvé
    Ô coeur charnel
Ô coeur inachevé
    Coeur éternel
Coeur qui a tant battu
     Ô coeur profond
Ô coeur trouveras-tu
Jamais le fond

Coeur qui a tant battu
D'amour, d'espoir
Ô coeur trouveras-tu
La paix du soir

Coeur tant de fois pétri
Ô pain du jour
Coeur tant de fois meurtri
Levain d'amour

Coeur qui a tant battu
D'amour, de haine
Coeur tu ne battras plus
De tant de peine.

PEGUY

Handel, Rinaldo HWV 7a lascia ch'io pianga

mardi 22 avril 2014

Jacques Offenbach "La vie Parisienne" Overture

Mots d'auteurs

" Ce que j'aimerais, c'est un homme avec qui travailler, entreprendre une chose difficile, qui exige de la volonté, de la patience, et même de renoncer à tout ce qui ne serait pas cette chose là... "

Marcel AYME

lundi 21 avril 2014

Plus jamais


Plus jamais de chambre pour nous
Ni de baisers à perdre haleine
Et plus jamais de rendez-vous
Ni de saison, d'une heure à peine,
Où reposer à tes genoux.


Pourquoi le temps des souvenirs,
Doit-il me causer tant de peine
Et pourquoi le temps des plaisirs
M'apporte-t-il si lourdes chaînes
Que je ne puis les soutenir?

Rivage, oh, rivage où j'aimais
Aborder le bleu de ton ombre,
Rives de novembre et de mai
Où l'amour faisait sa pénombre
Je ne vous verrai plus jamais.

Plus jamais. C'est dit. C'est fini.
Plus jamais de pas unis, plus de nombre,
Plus de toit secret, plus de nid,
Plus de lèvre où fleurit et sombre
L'instant que l'amour a béni.

Louise de VILMORIN



Paco de Lucía Concierto Aranjuez - Adagio

dimanche 20 avril 2014

Philosophie de saison

Qui sait si cette autre moitié de la vie où nous pensons veiller n'est pas un autre sommeil un peu différent du premier, dont nous nous éveillons quand nous pensons dormir?

PASCAL (1623 - 1662), Pensées

Roxy Music - More Than This

samedi 19 avril 2014

vendredi 18 avril 2014

Fragments du Narcisse


Heureux vos corps fondus. Eaux planes et profondes!
Je suis seul!... Si les dieux, les échos et les ondes
Et si tant de soupirs permettent qu'on le soit!
Seul!... mais encore celui qui s'approche de soi
Quand il s'approche aux bords que bénit ce feuillage...

Des cimes, l'air déjà cesse le pur pillage;
La voix des sources change et me parle du soir;
Un grand calme m'écoute où j'écoute l'espoir.
J'entends l'herbe des nuits croître dans l'ombre sainte
Et la lune perfide élève son miroir
Jusque dans les secrets de la fontaine éteinte...
Jusque dans les secrets que je crains de savoir
Jusque dans les replis de l'amour de soi-même,
Rien ne peut échapper au silence du soir...
La nuit vient sur ma chair lui souffler que je l'aime.
Sa voix fraîche à mes voeux tremble de consentir;
A peine, dans la brise, elle semble mentir, 
Tnt le frémissement de son temple tacite
Conspire au spacieux silence d'un tel site.

Ô douceur de survivre à la force du jour,
Quand elle se retire enfin rose d'amour,
Encore un peu brûlante, et lasse, mais comblée,
Et de tant de trésors tendrement accablée
Par de tels souvenirs qu'ils empourprent sa mort
Et qu'ils la font heureuse agenouiller dans l'or,
Puis s'éteindre, se fondre, et perdre sa vendange,
Et s'éteindre en un songe en qui le soir se change.
Quelle perte en soi-même offre un si calme lieu!
L'âme, jusqu'à périr, s'y penche pour un Dieu
Qu'elle demande à l'onde, onde déserte , et digne
Sur son lustre, du lisse effacement d'un cygne.

VALERY

Nana Mouskouri - Un beau matin à la fraîche

jeudi 17 avril 2014

L'Henriette



Pendant longtemps, je me suis demandé comment faisait ma tante Henriette, que personne n’avait jamais vue en peignoir et encore moins en tenue de nuit pour s’habiller et faire sa toilette.
Pour le popo, c’était facile à deviner : comme tout le monde, dans l’étable, entre deux vaches. Mais la toilette…si matinal que fut notre lever, on la trouvait dans la cuisine, préparant le café, tranchant le pain, ouvrant des pots de confiture. Elle était habillée, le chignon solidement amarré,  dans cette cuisine de ferme belfortaine, nichée au fond du couloir à la porte toujours ouverte sur la rue. Personne ne manquait d’entrer pour dire bonjour à l’Henriette…
En ces temps reculés où nulle série étrangère n’influençait les noms de baptême, les Charles, les Louis et Louise, Henri et Henriette étaient nombreux ; chaque famille en comptait au moins un .C’est  pourquoi on disait vot’Louis,  vot’ Henriette  ou not’ Gustave, not’Célina. Ainsi on savait à quelle famille appartenait celui ou celle qui était cité. Mais elle, elle était « L’Henriette » ; une Henriette communale en quelque sorte. A quel exploit, quel acte de bravoure devait-elle cette adoption générale ?  On ne le saura pas. Ni elle, ni ceux de sa génération n’aimaient à parler d’eux-mêmes et nous autres enfants acceptaient La Tante (son autre qualificatif) pour ce qu’elle était : la maîtresse incontestée et bienveillante de ce foyer. Jamais triste, jamais malade, toujours attentive, forte sans brutalité, peu dispensatrice de câlins ni de baisers. Pourtant avec elle, on était bien, on ne s’ennuyait jamais ; ce qui aurait pu être ressenti comme une corvée devenait une occupation  pleine d’intérêt. Qu’il s’agisse de cueillir des haricots, de mettre au tonneau les poires de moisson, d’aller au pré chercher les vaches, de ramasser les œufs dans un petit panier rond… J’avais des sabots de bois à ma taille, et des outils de jardinage aussi, à ma mesure… C’était tout ça, La Tante, L’Henriette !
Et il a fallu que j’arrive près de l’âge qu’elle avait au temps de ces beaux étés pour que je découvre son secret.  Si on veut être disponible, prête à répondre à tous sans pour autant laisser découvrir son intimité, c’est tout simple : se lever une grande heure avant tout le monde.

Louis Armstrong - Sometimes I Feel Like A Motherless Child

mercredi 16 avril 2014

Un cadeau pour la Maîtresse...

L'ami Jean...

"L'innocente beauté des jardins et des jours
Allait faire à jamais le charme de ma vie!"


Gracieuse profession de foi qu'on a envie d'adopter. C'est celle du plus illustre enfant de Château-Thierry. Un enfant si sérieux qu'il eut le désir d'entrer dans les ordres. Mais le bref séjour que fit le jeune La Fontaine- puisque c'est de lui que nous parlons- à l'Oratoire lui fit comprendre qu'à 20 ans, il est bien difficile de renoncer aux plaisirs de la vie et aux amis.
Fils peu contestataire, il épouse sans enthousiasme , mais pour ne pas contrarier son père. Un jeune fille  de 11 ans sa cadette et dont il n'est pas épris. La séparation aura lieu en 1671. 
Un autre désir de son père, mais qui lui convenait mieux était qu'il prit le poste officiel de contrôleur des eaux et forêts. Un poste selon ses goûts qui lui donnait la douce obligation de se promener et d'observer la nature.
En 1658, Jean de La Fontaine est présenté à Fouquet. Le voici pour son plus grand bonheur, poète à gage du surintendant. Vaux-le-Vicomte est un paradis baroque conforme à ses gôuts; il y rencontre de nombreux artistes et hommes de grand talent et devint l'ami de Le Nôtre. Bonheur fragile: en 1661, Fouquet est arrêté. Le si léger poète fait montre d'une rare fidélité envers le disgracié. L'Elégie aux Nymphes de Vaux est un plaidoyer en faveur de son ex protecteur:

Remplissez l'air de cris en vos grottes profondes;
Pleurez, Nymphes de Vaux, faites croître vos ondes....
... Oronte est à présent un objet de clémence;
S'il a cru les conseils d'une aveugle puissance,
Il est assez puni par son sort rigoureux;
E c'est être innocent que d'être malheureux.

Il va sans dire que cette démarche déplut au monarque. Mais de cette disgrâce, La Fontaine se soucia peu. Libertin au vrai sens du terme, il n'avait que faire des plaisirs officiels et ruineux qui se dispensaient à Versailles.
Il lui fallait néanmoins gagner sa vie; il entra dans la maison de la duchesse d'Orléans comme gentilhomme servant. Une sinécure qui se prolongea neuf ans. Neuf années qui lui permirent de composer les Contes, les Amours de Psyché et Cupidon et bien entendu les Fables. Il est désormais célèbre. 
Il passe de la duchesse d'Orléans à la plus exquise des femmes savantes, madame de la Sablière avec qui il noue une amitié qui durera douze ans. C'est chez elle qu'il finira ses fables, un "Carnaval des Animaux" qui dresse le  portrait sans concessions des personnages de son temps.
On connaît La Fontaine pour un épicurien, un galant toujours vert amoureux des femmes autant que de la nature; mais il est aussi un moraliste, un subtil analyste de l'âme humaine, un homme de principe qui n'hésite pas à lutter pour ses idées. Ainsi vers la fin du siècle éclate la Querelle des Anciens et des Modernes. Un combat ou les armes étaient plus souvent des épigrammes que des épées. Tenants des Anciens: Boileau, Racine, La Bruyère et La Fontaine qui soutenaient que toute création devait passer au crible des auteurs antiques. Tous étaient passionnés de poèsie grecque qu'ils traduisaient à longueur de temps.
Les Modernes ne juraient que par la Science, le Progrès, l'expérience et un style nouveau. Ils étaient menés par Charles Perrault qui paradoxalement remit au goût du jour les "Contes de Bonnes Femmes" qui sont encore les plus connus à l'heure actuelle. C'est ainsi que le temps a réconcilié les adversaires: le Loup et l'Agneau, le Corbeau et le Renard, la Cigale et la Fourmi, font bon ménage dans nos mémoires avec Cendrillon, Peau d'Âne et le Chat Botté.


Gilbert Bécaud - l'absent

mardi 15 avril 2014

Claude a ...

...visité hier
le nouveau zoo de Vincennes.

L'ours russe

était très agressif,



l'aigle d'Amérique

et les faucons
bien cachés,



mais ça fait tout de même du bien
de s'évader de l'actualité.