lundi 31 mars 2014

LA BOUFFARDE



Savez-vous pourquoi on a donné le nom de "bouffarde" à la pipe, fidèle amie de l'homme?
Un caporal de la Grande Armée se nommait Bouffard. A la bataille de Friedland, il eut les deux bras emportés. Le lendemain, un de ses camarades trouva sur le champ de bataille un bras détaché du tronc et qui était affreusement raidi.
"Je le reconnais, s'écria-t-il, c'est le bras de Bouffard; la main tient encore sa pipe, si bien culottée!"
Cette pipe, qui devint la propriété de la compagnie, fut baptisée "bouffarde".
Et l'histoire ne dit pas ce qu'il advint du malheureux Bouffard, privé de bras et de pipe...



Dance of the Blessed Spirits

dimanche 30 mars 2014

« Tabac : moins d'asthme et de prématurés grâce aux interdictions »


Le Parisien annonce que « l'interdiction du tabac dans les lieux publics et professionnels a permis de réduire sensiblement les naissances prématurées et les hospitalisations d'enfants pour asthme », selon une étude publiée aujourd’hui dans le Lancet.
Le journal explique qu’« en analysant les résultats de 11 études réalisées en Amérique du nord et en Europe, des chercheurs ont montré que le taux des naissances prématurées et des hospitalisations d'enfants pour asthme avait diminué de 10% l'année ayant suivi l'entrée en vigueur de législations interdisant le tabac dans les lieux publics et professionnels ».
Le quotidien indique ainsi que « plus de 2,5 millions de naissances et quelque 250.000 hospitalisations d'enfants pour asthme intervenues entre 2008 et 2013 ont été passées en revue par le Dr Jasper Been de l'Université de Maastricht (Pays-Bas) et ses collègues ».
Le Dr Been écrit : « Notre étude fournit la preuve que les interdictions de fumer ont des bénéfices considérables sur la santé périnatale et sur la santé de l'enfant et apportent un soutien fort aux recommandations de l'OMS visant à créer des espaces publics sans tabac au niveau national ».
Le Parisien rappelle qu’« une précédente étude publiée en 2012 avait déjà établi un lien entre la mise en œuvre de ces législations et une réduction de 15% des événements cardiovasculaires et de 24% des hospitalisations pour des problèmes respiratoires.
Peu d'études ont en revanche été consacrées à leur impact sur les enfants qui représentent plus d'un quart des 600.000 décès attribués au tabagisme passif chaque année, selon une autre étude publiée en 2011 dans The Lancet ».
Le journal note par ailleurs que « dans un commentaire joint à l'étude, Sara Kalkhoran et Stanton Glantz, de l'Université de Californie, évaluent à 7 milliards de dollars (5 milliards d'euros) les économies qui pourraient être réalisées chaque année grâce à une réduction de 10% des hospitalisations pour des problèmes respiratoires liés au tabagisme en Europe et aux Etats-Unis ».

Les auteurs remarquent ainsi qu’« on a rarement vu une intervention aussi simple améliorer la santé et réduire les coûts médicaux aussi rapidement et de manière aussi importante ».

Merci à Paul FUKS

EDDIE CONSTANTINE - Cigarettes, whisky et p'tites pépées ( VINYL )

vendredi 28 mars 2014

Poème pour la paix


Poème pour la paix

I - Toutes les femmes heureuses ont
Retrouvé leur mari - il revient du soleil
Tant il apporte de chaleur.
Il rit et dit bonjour tout doucement
Avant d'embrasser sa merveille.

II - Splendide, la poitrine cambrée légèrement.
Sainte ma femme, tu es à moi bien mieux qu'au temps
Où avec lui, et lui, et lui, et lui,
Je tenais un fusil, un bidon - notre vie!

III- Tous les camarades du monde,
O! mes amis!
Ne valent pas à ma table ronde
Ma femme et mes enfants assis,
O! mes amis!

IV - Après le combat dans la foule,
Tu t'endormais dans la foule.
Maintenant, tu n'auras qu'un souffle près de toi,
Et ta femme partageant ta couche
T'inquiéteras bien plus que les mille autres bouches.

V- Mon enfant est capricieux-
Tous ses caprices sont faits.
J'ai un bel enfant coquet
Qui me fait rire et rire.

VI- Travaille.
Travail de mes dix doigts et travail d ma tête,
Travail de Dieu, travail de bête,
Ma vie et notre espoir de tous les jours,
La nourriture et notre amour.
Travaille.

VII- Ma belle, il nous faut voir fleurir
La rose blanche de ton lait.
Ma belle, il faut vite être mère,
Fais un enfant à mon image...

VIII - Jai eu longtemps un visage inutile,
Mais maintenant
J'ai un visage pour être aimé,
J'ai un vissage pour être heureux.

IX - Il me faut une amoureuse,
Une vierge amoureuse,
Une vierge à la robe légère.

X- Je rêve de toutes les belles
Qui se promènent dans la nuit,
Très calmes,
Avec la lune qui voyage.

XI- Toute la fleur des fruits éclaire mon jardin,
Les arbres de beauté et les arbres fruitiers.
Et je travaille et je suis seul en mon jardin.
Et le Soleil brûle en feu sombre sur mes mains.

Paul ELUARD

J. Massenet - Meditation from "Thais", violin Lucia Luque - piano Mauro ...

jeudi 27 mars 2014

Claude, Serge et Guillaume...



Une pensée d'amour au Grand Serge qui nous chantait son "Pont Mirabeau" en ..... 1972.
C'était hier ......

Claude




Le Pont Mirabeau

Sous le Pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu´il m´en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l´heure
Les jours s´en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l´onde si lasse

Vienne la nuit sonne l´heure
Les jours s´en vont je demeure

L´amour s´en va comme cette eau courante
L´amour s´en va
Comme la vie est lente
Et comme l´espérance est violente

Vienne la nuit sonne l´heure
Les jours s´en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passait
Ni les amours reviennent
Sous le Pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l´heure
Les jours s´en vont je demeure

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Le Pont Mirabeau
est un poème du poète français Guillaume Apollinaire
paru dans le denier numéro de la revue Les Soirées de Paris en février 1912
puis repris en 1913 dans son recueil Alcools, où il figure en deuxième position
entre Zone et La Chanson du mal-aimé.
Il traite de la disparition de l'amour avec le passage du temps,
dont la métaphore est l'écoulement de la Seine sous le pont Mirabeau, à Paris.
Une plaque sur ce dernier reprend aujourd'hui les premiers vers du poème.

Serge Reggiani - Le Pont Mirabeau

mercredi 26 mars 2014

La máquina de escribir. L. Anderson. Dir: Miguel Roa. Máquina de escribi...

Pour la Maîcresse with love...


Claude suit....

Le secret d’une autorité, quelle qu’elle soit, tient à la rigueur inflexible avec laquelle elle persuade les gens qu’ils sont coupables.

Raoul Vaneigem

Pourquoi Nietzsche nous a pourri la vie

|  Par Hestia
L'idolâtrie nietzschéenne se loge là où on ne la soupçonne plus. Nouveau conformisme mais aussi, allez soyons clairs, allié de la réaction, promoteur de la pensée bourgeoise et nid douillet de notre époque pré-fasciste "le nietzschéisme de gauche" se décline dans la doxa manageriale aussi bien que chez les intellectuels cathodiques à la Onfray.
Mais il est tellement séduisant pour les ados, ce Nietzsche qui enterre Dieu, la Raison, la morale, autrement dit Papa et Maman, pour nous livrer à une émancipation assez proche du nombril de chacun et de la position d'un maître incapable de s'assumer en tant que tel.
Car il faut bien lire Nietzsche et tout Nietzsche.
Il aura fait le bonheur des nazis avant guerre, jusque là pas de problème, la filiation est logique. Et puis depuis Camus et Bataille, une longue cohorte de suiveurs classés à gauche joueront Nietzsche contre Marx suivant le conseil de Drieu La Rochelle : "En tout cas, les succès certains remportés par l'antimarxisme dans les derniers lustres en Europe centrale et sans doute secrètement en Russie nous engagent à proposer cette formule : Nietzsche contre Marx, Nietzsche succédant à Marx, Nietzsche véritable prophète et véritable inspirateur des révolutions d'après-guerre".


De retournements de sens incessants et capricieux "La Raison c'est l'ennemi", "La sagesse c'est la folie", "Mon père c'est ma mère" etc. - qui sont devenus des sortes de tics ânonnés par la petite bourgeoisie -, jusqu'aux thèses de la Volonté de puissance où l'on ne veut pas voir un Nietzsche aristocratique, antisémite et brutal, où peut bien se nicher l'idée d'un Nietzsche de gauche ?
Que faut-il penser par exemple de la folie de Nietzsche ? Voilà quelqu'un qui n'a eu de cesse de mettre la pitié au pilori et qui passe de la lumière à l'ombre en se prenant... de pitié pour... un cheval... en lui roulant une pelle !
Quel retour de bâton, quelle ironie de l'histoire ! Frédéric qu'as-tu fait de ta cruauté ? Je te plains au fond, grand nigaud. 
Je n'ai jamais vu un Nietzschéen dans une usine, aux côtés d'un mouvement de chômeurs, réclamer l'égalité, enfourcher le mouvement de l'histoire collective.
On les retrouve d'abord à la télévision, donc dans notre grand fourre-tout de la pensée dominante, dans les salons, bourdonner sur leur divan, au Medef, chez les grands prêtres libéraux-libertaires…
Et oui, la récupération par la gauche morale du fou à moustache est sidérante. Ils ont pour beaucoup épuisé jusqu'au dernier souffle la mythologie du plus grand adversaire de la dialectique et du socialisme, ramenant dans leur besace Sade, Voltaire, De Maistre, Céline et les obscurs pré-socratiques, oui vous savez ceux qui ne pensent pas parce qu'ils ont pensé avant tout le monde.


Evidemment, je ne jette pas tout Nietzsche et j'apprécie la grande idée de l'Eternel retour, empruntée d'ailleurs aux stoïciens, ou celle de nécessité, d'amor fati.
Quant aux commentateurs, on en trouve de sérieux et moins clownesques que Sollers. Patrick Wotling ("La philosophie de l'esprit libre") ou Dorian Astor ne récupèrent rien au profit de personne et donnent plus à comprendre qu'à servir la grande illusion d'un Nietzsche de gauche. 
Et puis j'aime lire l'adversaire, il me permet de mieux comprendre ses adversaires à lui donc de solidifier la faiblesse de ma pensée.
Oui nous seront toujours au côté de Rousseau, Hegel et Marx et auront davantage de considérations pour les analyses d'un Michel Clouscard que pour nos "philosophes de service" pour ne pas dire au service de l'idéologie dominante toujours ravie de trouver en Nietzsche un allié de toutes les thèses qui renforcent l'idée d'inégalité, de haine de la démocratie, d'obsession du corps et de fascination pour la violence.


Ella Fitzgerald - Mack The Knife (High Quality)

mardi 25 mars 2014

Le Fil de Sophie

"Méfions-nous des gens modestes, ils ont des raisons de l'être."

F. NIETZSCHE

Au Mont Ida, Trois Déesses - Juan Diego Flórez

dimanche 23 mars 2014

La Pensée Dominicale de Claude

 

C'est avec justesse
que notre ex-président
considère que le travail des juges
produit un effet euphorisant,
mais pouvant susciter de l'angoisse.

– Il a dit l'ex-Stasi, pas l'ecstasy.
– Ah, pardon.

Variations Goldberg de Bach par Zhu Xiao-Mei

samedi 22 mars 2014

La photo du samedi...

Pour Amartia and C°



Plaine... ma plaine....

L'âme des poètes

Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n’écoute pas de musique,
Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.
Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement celui qui devient esclave de l’habitude,
Refaisant toujours les mêmes chemins,
Celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu ;
Il meurt lentement celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions,
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés.
Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap
Lorsqu’il est malheureux au travail ou en amour,
Celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves,
Celui qui pas une seule fois dans sa vie n’a fui les conseils sensés.
Vis maintenant !
Risque-toi aujourd’hui,
Agis tout de suite,
Ne te laisse pas mourir lentement !

Pablo NERUDA





Les yeux noirs django reinhardt

vendredi 21 mars 2014

Julia Lezhneva sings "Exsultate, jubilate" from Mozart's "Exsultate, jub...

Candide



Il arrive que les auteurs n'évaluent pas leur oeuvres à leur juste valeur.
Ainsi Voltaire voyait-il son Candide comme un texte mineur au regard de sa production théâtrale... Mais qui se souvient de sa "Henriade" alors que plus de deux siècles après sa parution , en janvier 1759, on continue à lire et à considérer comme son chef d'oeuvre ce merveilleux conte philosophique qui enseigne la tolérance.

jeudi 20 mars 2014

Marivauder

La jolie occupation que voilà!
Nous la devons à Marivaux qui, en février 1743, fut reçu à l'Académie française non pour "la multitude d'ouvrages que le public a lu avec avidité, mais à cause de l'amabilité de son caractère"
Dont acte, Messeigneurs! Cessons de nous triturer la cervelle à la recherche du mot juste et de l'accord de participe impeccable... Chantons, buvons et marivaudons... Et si l'Académie nous ignore , au moins aurons-nous passé de bons moments...

Gerard Manset - Il voyage en solitaire.avi

mercredi 19 mars 2014

Héloïse et Abélard-


A partir du X° siècle, on voit  près des cathédrales et des monastères, s’ouvrir des écoles qui, au XI° et XII° deviennent des centres de haut enseignement. Des maîtres réputés y dispensent le savoir. A Paris, au Quartier Latin, Pierre Abélard est l’un des plus connus. Un des rares auteurs du Moyen-Age sur lequel on dispose de sources précises. Sa notoriété n’allait pas sans lui valoir rivalités et jalousies. Celle de Guillaume de Champeaux le chasse de Notre-Dame. Il s’installe à Melun, puis sur la Montagne Sainte-Geneviève.
Pierre Abélard,  homme d’un grand charisme est un philosophe important. Au Moyen-Âge, les femmes n’étaient pas exclues des Universités. L’une d’entre elles va s’éprendre de son maître. Elle se nomme Héloïse. Abélard répond à son amour mais un évènement tragique va transformer l’idylle en un mythe amoureux.
Héloïse attend un enfant. Pour ne pas briser la carrière de son amant qui est clerc, elle accepte un mariage clandestin. Mais son oncle, le chanoine Fulbert découvre l’affaire et divulgue le secret. Héloïse est battue et son amant l’enlève pour la mettre à l’abri au monastère d’Argenteuil. Fulbert poursuit Abélard, l’attire dans un guet- apens et le fait châtrer.
Humilié, ridiculisé, le malheureux se fait moine à Saint-Denis. Héloïse prend le voile à l’abbaye du Paraclet. La renommée d’Abélard est telle qu’il reprend bientôt son enseignement, mais il est rebelle ; il conteste l’Eglise, ce qui lui vaut bon nombre de mésaventures.
Les amants en tout cas, ne se reverront jamais, ce qui nous vaut les plus belles lettres de l’histoire amoureuse. Car ils continueront à correspondre jusqu’à la mort d’Abélard en 1142 au couvent de Saint-Marcel.