samedi 30 novembre 2013

Puisque je dois deux photos à la photo du samedi....

et que qui paye ses dettes... on va tricher un peu et puiser (pour une ) dans les archives pour démontrer que la vraie vie n'est pas toujours un conte de fées....
Par un gris matin d'hiver, on court la campagne pour adopter un joli chaton qui ressemble à l'adorable Figaro du bon Gepetto:



Un an plus tard... c'est Lucifer :  


Qui dirige la maison!


Pour AMARTIA et les autres chasseurs (euses) d'images




La photo du samedi



Aujourd'hui... ici
et ailleurs
Chez AMARTIA

mercredi 27 novembre 2013

Comme un air de famille...

L'âme des poètes


Hommes de l'avenir souvenez-vous de moi...
Apollinaire





Illustration : Sonia DELAUNEY

lundi 25 novembre 2013

La canicule d'automne

La chroniqueuse a encore fumé des trucs étranges ; la voilà maintenant qui nous parle de canicule alors que nous voilà presque en décembre !
La canicule c’est bien connu, commence vers le 21 juillet et se poursuit dans les jours les plus chauds de l’année jusqu’au 20 août. Pendant ce temps,  il faut s’hydrater, manger peu ; boire beaucoup, ce que déjà préconisait Hippocrate, le père de la médecine.
Oui, mais nous sommes presque en hiver ! Chroniqueuse, que nous chantez-vous là ?
Attendez, écoutez, me lisez ; vous allez tout comprendre :
L’histoire de la canicule a plusieurs millénaires et remonterait à l’ancienne Egypte qui accordaient une grande importance à la plus brillante de toutes les étoiles : Sirius, qui fait partie de la constellation du Grand Chien.
Les Grecs, plus tard, ont raconté que Sirius était la petite chienne du chasseur Orion. Quand Artémis, abusée par Apollon, tua d'une flèche le beau jeune homme, elle l'envoya chasser pour l'éternité au milieu des étoiles. Et comme chacun sait qu'un chasseur ne peut chasser sans son chien, elle y expédia également la petite Sirius, qui fut placée tout près d’Orion où l’on peut l’admirer pendant les nuits d’hiver, au sud, dans une partie du ciel où l’on trouve peu d’astres importants…



Visite à un ermite sans le rencontrer






au pied d'un pin, j'interroge un jeune garçon
il répons:"le maître est parti cueillir des herbes
je sais seulement qu'il est dans la montagne
les nuages sont profonds, on ne sait où"

Chia Tao (779-843)

dimanche 24 novembre 2013

L'info de Claude

Un remarquable article sur la situation bretonne écrit le .... 5 novembre.

A lire sur le site Bakchich à la page :

http://www.bakchich.info/2013/11/04/bonnets-rouges-ou-chapeaux-ronds-62866

BONNETS ROUGES OU CHAPEAUX RONDS ?


 par Jacques Gaillard

Les Bretons, enfin, certains, en ont gros sur le biniou : c’est la filière agro-alimentaire qui flambe.
Pas vraiment une surprise !



samedi 23 novembre 2013

Reportage du samedi

Ciel! je n'en crois pas mes yeux oranges! 

Qu'est-ce que c'est que ça?
 Un chien à deux têtes!!

Y'a-t-il d'autres monstres chez AMARTIA?



jeudi 21 novembre 2013

mercredi 20 novembre 2013

Drôle d’oiseau



Où Dieu avait-il la tête ? Ou alors il avait bu (ou c’est moi) ? ou alors après avoir pris des restes d’autres animaux pour fabriquer rhinocéros , hippopotame, girafe et autres animaux improbables, il avait encore des éléments disparates qu’il ne fallait pas laisser perdre ? Etait-il d’humeur folâtre avec désir de nous en faire de bien bonnes… on simplement n’existe-t-il pas et quelque magicien fou (ils sont les ancêtres des actuels scientifiques) était-il en quête d’expériences ?
Toujours est-il qu’en voyant le portrait de cet oiseau onirique j’ai cru pouvoir renouveler l’histoire du Dodo qui vous est servie chaque premier avril. Mais non ! le Balaeniceps Rex dit encore Bec-en-sabot existe bel et bien et vous le rencontrerez, bien qu’il soit fort rare, dans les marais des cours supérieurs du Nil. Si vous tenez à le voir autrement qu’en image ne tardez pas : s’il n’était protégé, il finirait par s’éteindre à l’instar de l’Oiseau éléphant de Madagascar qui pesait 500kg et dont on trouve encore des œufs fossiles d’un mètre de diamètre.
Le Bec- en –sabot pour sa part, ne mesure que 1,20m de haut et doit son nom à la forme de son bec cornu, extrêmement dur et prolongé d’un éperon recourbé et fort acéré. Arme utile pour attraper poissons, crapauds, serpents et lézards dont il se régale.

Le Bec-en-sabot est farouche et ne demeure jamais immobile. Si vous voulez l’apercevoir, laisse-vous guider par son cri rauque et peu harmonieux et par certains claquements du bec dont le son évoque les lavandières au lavoir frappant leur linge à coups de battoir…. Espèce encore plus rare à rencontrer de nos jours que le Balaeniceps Rex.

mardi 19 novembre 2013

L’énigme de la chaussette (peut-être) enfin résolue-


Il y a peu, je disais mon ras-le-bol du comportement des chaussettes. Après une longue traque, ce matin enfin j’en ai « eu » une paire !
Voici l’affaire :
J’avais une excellente paire de chaussettes presque neuves, sans usure au talon et d’une parfaite adhérence au mollet, de laine fine assez pour tenir chaud sans encombrer le soulier et de couleur bleu marine. La chaussette bleu marine est relativement rare car deux préjugés empêchent sa prolifération :1/ le bleu marine est une couleur d’été et 2/ la chaussette de laine se porte en hiver ; raisons pour laquelle l’industriel avisé n’en fabrique pas puisque d’ailleurs le commerçant sensé n’en achèterait pas assuré qu’il est qu’aucun consommateur n’en a besoin. Mais il est des aventuriers dans les trois groupes humains, qui bravent les préjugés et la malignité de la chaussette, puisque les chaussettes noires et bleu marine n’ont qu’une seule préoccupation : se mélanger de façon telle qu’on ne sait plus qui est qui et qu’on finit par les séparer en tentant de les apparier ; la chaussette est maligne !
Trêve de philosophie, poursuivons notre enquête.
Puisqu’il faut laver les chaussettes, il faut les faire sécher et nous voyons sur le fil sécher la paire de chaussettes, fixée avec une seule pince à linge pour prévenir toute tentative d’évasion. Une fois sèches les chaussettes qui finissent toujours par sécher quand bien même n’aurions-nous aucune prétention au titre d’archiduchesse n’ont qu’une idée en … pied, une fois délivrées de la pince à linge : se séparer pendant le trajet entre le fil et le tiroir.
Ainsi tandis que l’une arrive à destination, on retrouve l’autre traînant dans le jardin et quand cette dernière aborde le tiroir, sa sœur a disparu ! Sœur qui se montre inopinément dans une autre pièce le jour suivant et qu’on tente de rapprocher de l’autre qui s’est évanouie. Où donc ? Comment savoir ? Il reste alors à appliquer les enseignements de sagaces policiers bien connus : de l’ordre et de la méthode : ranger la chaussette unique que l’on tient à la place où normalement repose une paire ; se souvenir de cette place ; chanter en vers et en prose l’indignité des chaussettes et attendre.
On finit par comprendre la stratégie pernicieuse de la chaussette : nous avons rangé une chaussette unique  et laissé couler les heures et les jours. Au bout d’un certain temps, puisque nos deux pieds nous restent, on cherche à cette dépareillée une autre utilité : chiffon à poussière, à cirage (la chaussette de laine apporte au soulier un lustre incomparable). On peut aussi la bourrer de chiffons (ou d’autres chaussettes),  lui faire des cheveux de laine et des yeux de boutons, lui ajouter des oreilles et la voilà doudou ; glisser dedans la main pour la faire marionnette. Vous avez maintenant compris que la chaussette se rend solitaire dans l’espoir d’un destin meilleur que l’obscurité de la chaussure. Ce qui n’arrange rien puisqu’en utilisant au mieux la chaussette unique, le problème va devenir récurrent et d’autres chaussettes solitaires hanteront vos tiroirs. Pour quelle raison me demanderez-vous ?
Et voici la clé de l’énigme : vous avez un matin besoin d’un collant. La vie rustique n’en impose guère l’usage aussi n’ouvrez-vous que rarement leur tiroir. Mais ce matin ou vous leur rendez visite, vous apercevez, lovée entre bas et collants, une chaussette : bleu marine et de laine fine ! Pas de chance pour elle, je venais de vois sa sœur deux tiroirs plus haut. Je les ai comparées et les deux faisaient bien la paire.
Ce qui m’amène à vous exposer la stratégie de la chaussette quand on n’intervient pas à temps : une chaussette isolée se cache en une place où elle n’a rien à faire et que vous inspectez rarement tandis que l’autre vous nargue avec insistance jusqu’à ce que vous statuiez sur son sort. La chaussette restante, peut rester tapie dans son repaire  attendant l’oubli de la première affaire, le moment où vous allez la considérer elle aussi, comme chaussette unique à qui procurer une situation stable.

dimanche 17 novembre 2013

Les bagnoles à Maman : La 4CV (2)


Par un de ces petits matins pluvieux dont les premiers jours de juin ont le secret, nous avons pris la route en direction du soleil, symbolisé par la porte d’Italie.
Mon père qui était passé par hasard, voulant se rendre utile nous avait dit qu’il fallait sortir par la Poterne des Peupliers. Les interventions de mon père menant généralement à des catastrophes, nous aurions dû nous montrer circonspectes et nous ne tardâmes à regretter notre belle insouciance. La Porte d’Italie était déjà bien difficile à reconnaître défigurée qu’elle était par les énormes travaux de raccordement à ce qui serait l’autoroute du Sud. Quant à la Poterne des Peupliers, elle était bien indiquée par un seul et unique panneau mais manifestement, il avait été oublié là  et ne correspondait plus à grand-chose ; à rien en tout cas à ce que suggérait à mon imagination les mots poternes et peupliers. On ne voyait sur ce vaste chantier aucune forteresse et ce qui s’élevait à hauteur d’arbre étaient grues et bulldozers. Nous n’avions plus pour nous montrer la route que le soleil et comme je vous l’ai dit, ce matin-là, il pleuvait. Nous avions quitté Boulogne vers huit heures du matin et il n’était pas loin de midi quand nous avons enfin trouvé la Nationale Sept.
Certes, Trenet l’a chantée mais ce n’était pas une raison pour la suivre jusqu’en bas.  Je n’ai plus qu’une idée très vague du chemin parcouru avant de rejoindre la Route Napoléon. J’étais navigateur et je découvrais la difficulté de lire une carte quand on voyage en direction du sud et que la gauche devient la droite. D’autant plus que le temps des déviations commençait à sévir et je craignais tant de rater une direction que je voulais absolument passer par tous les villages prévus et ma mère me traitait d’andouille m’accusant de lui faire faire le tour de tous les monuments aux morts de Paris jusqu’à Lyon. Elle avait pourtant dit qu’on n’était pas pressées !
C’est après Lyon que l’enchantement a commencé avec le Vercors, puis les gorges du Verdon, Dignes, Castellane. Tout au début de la sinueuse descente qui mène de Barême à Castellane, la fourgonnette d’un boulanger nous doubla intempestivement et, dit ma mère, si c’était pour rouler comme un limaçon, il pouvait bien rester derrière. Une dizaine de virages plus loin, nous aurions bien embrassé le bon samaritain qui nous « faisait la route » ! Est-ce une coutume en montagne ? il y a trois ans en Ardèche une camionnette m’a rendu le même service.
Et nous avons continué, souvent au pas rythmé du son des cloches des moutons en  transhumance.. Je me souviens d’un nectar d’abricot à l’ombre des arcades à Sisteron et enfin de l’arrivée. La première vue de la mer, quand la route se fait bifide et la surplombe et qu’elle paraît entre une parenthèse de pins parasols, métallique et bleue, d’un bleu qui fait pâlir le ciel, d’un bleu qui absorbe le soleil… elle est là, on ne la touche pas encore… elle est là, en bas, elle nous attend.
Elle nous attend ourlée de la vaste pinède où l’on accède par un chemin de sable qui fend en deux un champ de hauts roseaux. Ne cherchez pas ce chemin, ne cherchez pas la pinède ; voici trois ans, une amie que j’accompagnais a tenu absolument à m’y conduire. Oh certes, La Favière existe toujours près du Lavandou, mais plus de chemin entre les roseaux, plus de pinède en bord de mer ; juste des rues des immeubles, du béton…
Retournons à ce mois de juin du début des années 60 et retrouvons les cigales, la senteur des pins et cet endroit sauvage où nous allions planter notre tente pour deux trop courtes semaines. Car la descente avait pris quatre jours et nous comptions bien ne pas nous presser plus au retour.
Une famille Mouton régnait sur ce lieu magique au temps où ma mère adolescente l’avait découvert et y régnait encore offrant à ses hôtes un confort discret qui leur laissait l’illusion de l’aventure. Pour nous aider à planter la canadienne et à décharger notre carrosse, l’aide ne manquait pas. J’avais quinze ans , ma mère pas encore la quarantaine et le méridional est galant. C’est après avoir sorti nos valises, la tente, ses piquets, quelques provisions et divers achats souvenirs de notre périple que le jeune Mouton commis à notre service se mit à inspecter l’intérieur et les abords de notre carrosse d’un air perplexe. Il cherchait le cric et la roue de secours qu’il ne retrouvait pas. Il aurait eu d’ailleurs bien du mal à le faire puisque c’était là le matériel superflu que ma mère avait remisé à la cave au matin de notre départ.