lundi 30 septembre 2013

Faut-il vraiment avoir peur du ralentissement économique chinois ​ ​?

par Gérard Horny

le mercredi 18 septembre 2013
​ sur Slate .fr​



Les difficultés actuelles des grands pays émergents conduisent les financiers à se poser beaucoup de questions: est-il opportun de continuer à investir dans ces pays? Ces difficultés ne vont-elles pas contrarier la reprise économique, qui se confirme aux Etats-Unis et s’amorce en Europe?
La première question a été tranchée assez vite, si l’on en juge par la faiblesse des monnaies indienne ou indonésienne: des masses importantes de capitaux ont été rapatriées dans nos contrées. Quant aux conséquences sur nos économies, elles sont plus discutées.
C’est surtout le cas de la Chine qui intéresse les spécialistes, tant l’hypothèse d’un ralentissement sérieux de la deuxième puissance économique mondiale mérite d’être étudiée de près.
Jusqu’à présent, les craintes se sont révélées largement excessives: si  la croissance du PIB chinois a fortement baissé, les autorités semblent en mesure de la maintenir autour de 7,5% par an an. Mais le rééquilibrage de la croissance vers la consommation au détriment des exportations et surtout de l’investissement, très vigoureusement encouragé lorsque la demande occidentale a fléchi après 2008, est une manœuvre risquée qui va demander plusieurs années; un passage à vide n’est pas à exclure.

Une croissance qui se fait à notre détriment

Philippe Weber, responsable Etudes et Stratégie de la société de gestion CPR AM, estime, d’une façon générale, que «l’impact d’un ralentissement brutal des pays émergents sur l’économie des pays développés ne doit pas être ignoré, mais pas non plus exagéré».
Concernant spécifiquement la Chine, il constate que sa contribution à la croissance mondiale est essentiellement statistique. Comme maintenant, elle pèse lourd dans le PIB mondial, son taux de croissance relève le niveau d’ensemble, mais cela ne signifie pas que nous en profitions:
«On a un déficit commercial avec la Chine, dont la croissance se fait à notre détriment. C’est la même chose dans tous les pays industrialisés.»
De fait, même l’Allemagne, qui vend beaucoup de biens d’équipement à la Chine, n’a pas encore réussi à équilibrer ses échanges avec elle, malgré quelques excédents mensuels: 23,4 milliards d’euros de déficit en 2010, 14,6 milliards en 2011 et 11 milliards en 2012.
Pour beaucoup de pays, le poids des exportations vers la Chine est presque négligeable. Pour les Etats-Unis, celles-ci ne représentent que 0,6% du PIB, souligne Philippe Weber, qui ajoute: «En admettant qu’elles chutent de moitié, elles ne représenteraient plus que 0,3% du PIB; c’est l’équivalent de l’erreur statistique dans les calculs» (il est généralement admis que le PIB d’un pays est calculé avec une marge d’erreur de l’ordre de 0,2 ou 0,3 point, même là où les statistiques sont sérieusement faites, ce qui relativise d’ailleurs l’intérêt des discussions sur les prévisions de croissance quand elle portent sur un ou deux dixièmes de point de pourcentage).

L’Allemagne et l’Asie premier concernés

La zone euro est sensible aux variations de la conjoncture quand elles se produisent aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou en Europe de l’Est, ses principaux partenaires. Un ralentissement chinois n’aurait qu’un impact direct limité: le pays qui souffrirait le plus serait l’Allemagne, avec un recul de son PIB de l’ordre d’un dixième de point pour chaque chute de 1% de l’investissement.
Selon les calculs publiés par le FMI en juillet 2012 dans son Spillover Report (rapport sur les retombées pour l’économie mondiale des grandes évolutions qui peuvent se produire dans chacune des cinq grandes zones économiques, Etats-Unis, zone euro, Chine, Japon et Royaume-Uni), le choc serait nettement plus fort dans les pays voisins de la Chine (Taïwan, Malaisie, Corée, Thaïlande, Japon, etc.).
Dans le numéro de septembre de sa revue Finances et développement, le FMI publie d’ailleurs une étude intéressante sur les évolutions comparées de la conjoncture dans les différentes zones économiques. Le résultat semble avoir étonné même ses auteurs: «Malgré tous les discours sur la mondialisation, il semblerait que les cycles économiques se régionalisent.» Surveillons ce qui se passe en Chine, c’est important, mais n’oublions pas de regarder ce que font nos voisins…
Gérard Horny
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dimanche 29 septembre 2013

Israël colonise davantage la Cisjordanie par l'agriculture que par la construction

LE MONDE | • Mis à jour le

Par Laurent Zecchini (Anata (Cisjordanie) - envoyé spécial)
 
                              Un berger palestinien non loin d’Anata.
Taha Numan, le maire d'Anata, sait que son village est un cas d'école, mais pour un phénomène peu connu : la colonisation de la Cisjordanie par l'agriculture. Du moins jusqu'au rapport que vient de publier l'expert israélien Dror Etkes. Cet ancien du mouvement israélien La Paix maintenant a dressé le bilan de l'activité agricole en Cisjordanie de 1997 à 2012, passant au peigne fin, par des photos satellites et des enquêtes de terrain, les 9 300 hectares exploités par Israël sur des terres considérées par la communauté internationale comme palestiniennes.

Ses conclusions sont inédites : le développement agricole est un outil de colonisation bien plus efficace que l'implantation de colonies et d'"avant-postes" (les petites implantations), dont la surface totale ne représente, par comparaison, que 6 000 ha. La raison pour laquelle M. Etkes a choisi Anata pour illustrer le résultat de ses recherches est donnée par M. Numan : "Dans les années 1970, les terres dépendant d'Anata représentaient 3 139 ha ; aujourd'hui, il nous en reste 80." Entre-temps, pas moins de sept colonies se sont installées autour de la localité, absorbant inexorablement ses terres agricoles.

Passé le grand "bloc de colonies" de Maalé Adoumim situé à l'est de Jérusalem, en direction de la mer Morte, il faut prendre la route 437 et tourner à gauche pour arriver à Anata. C'est une zone désertique avec, çà et là, les campements des Bédouins de la tribu Jahalin, qui tentent de résister à la volonté du gouvernement israélien de les déplacer, et peuplée aussi par les colons. Pour des raisons différentes, les uns et les autres sont des pions essentiels du plan stratégique israélien visant à sanctuariser la vallée du Jourdain, l'une des pommes de discorde des négociations israélo-palestiniennes en cours.


INITIATIVES TOURISTIQUES

Le rapport de Dror Etkes est éloquent à ce sujet : la carte des implantations agricoles israéliennes en Cisjordanie suit deux couloirs distincts. Le premier, très dense, remonte la vallée du Jourdain, du nord de la mer Morte au sud du lac de Tibériade, alors que le second épouse les contours de la route 60, principale artère reliant le nord et le sud de la Cisjordanie. Alors que les Palestiniens représentent 90 % de la population de la vallée du Jourdain, soit 80 000 personnes, ils n'ont pratiquement pas accès à leurs terres, qui ont été pour l'essentiel transférées aux colonies, où vivent 9 500 colons israéliens.

Outre que toute la région est une zone militaire, la moitié de sa surface est classée "zone de tir" et 25 % de celle-ci sont considérés comme une "réserve naturelle". Les initiatives touristiques (chemins pédestres notamment), ainsi que les "zones industrielles", qui hébergent la plupart du temps des centres commerciaux, sont d'autres moyens d'élargir le périmètre des colonies.

Au cours de sa longue enquête, M. Etkes a fait, ce qu'il appelle, une " découverte stupéfiante" : des milliers d'hectares dont Israël a pris le contrôle par différents moyens pour les transférer aux colonies "sont aujourd'hui loués à des fermiers palestiniens, lesquels doivent payer un loyer afin d'exploiter des terres données gratuitement aux colons" !

"STRATÉGIE À LONG TERME"

L'expert cite les nombreuses méthodes par lesquelles Israël a pris le contrôle des terres palestiniennes afin d'y construire des colonies ou d'étendre son domaine agricole : 1) Les ordres militaires de confiscation pour "raisons de sécurité". 2) L'expropriation en raison d'une "utilisation publique" et le transfert à des colonies. 3) L'allocation de "terres d'Etat" à des colonies. 4) Le transfert de terres palestiniennes à des colonies en vertu de la "loi sur la propriété des absents" (propriétaires palestiniens qui ont quitté Israël pendant et après la guerre de 1967). 5) La réquisition de terres appartenant au Waqf (Office des biens musulmans) au profit des colons. 6) Des incitations aux sociétés israéliennes à acheter, par le biais d'intermédiaires, des terres palestiniennes.

Abou Salama et Ibrahim Abou Hamad, propriétaires à Anata, expliquent comment ils ont été dépossédés, l'un de 10 ha, l'autre de 6,5 ha. Ils pointent du doigt une parcelle en bordure de route, entourée de barbelés, en assurant que ce lopin de terre caillouteuse, d'où émergent de jeunes oliviers, a été annexé par des colons il y a tout juste deux mois.
Des tuyaux courent sur le sol : ils sont reliés à des canalisations d'eau qui viennent de Maalé Adoumim, elle-même connectée au réseau de Jérusalem. La "propriété" des colons sur ces terres est vite affichée : outre des clôtures et des barbelés, des fûts rouillés marquent le nouveau territoire agricole récupéré.

En cas de contestation, l'armée assume fermement son rôle de protection des citoyens israéliens, c'est-à-dire des colons. Dror Etkes souligne que, depuis 1997, la surface agricole contrôlée par Israël en Cisjordanie a augmenté de 35 %. Ce phénomène, insiste-t-il, "fait partie d'une stratégie à long terme, très bien financée, soutenue et encouragée par le gouvernement depuis des années, en dépit de l'illégalité flagrante de cette activité, y compris au regard de la loi israélienne".


Vos réactions (2)

Christian Eypper 26/09/2013 - 17h28

Un système de ségrégation et d'apartheid parfaitement médité planifié et assumé. Une destruction programmée de la société civile palestinienne. Un lobbying puissant auprès de nos politiques. Le vol des terres et la violence quotidienne contre un peuple entier, la brutalité du dominant, jusqu'à la barbarie, jusqu'à l’écœurement. On ne pourra pas dire: on ne savait pas. Nos politiques, Vals, Hollande, personne ne pourra dire : je ne savais pas.
Pero Grullo 26/09/2013 - 12h27

La phrase vaut sont pesant étalon Or. Tout y est. Je crois que c'est dans une fable de La Fontaine. "Per quam nominem Leo". Comment critiquer puisque c'est logique ? : -"Une stratégie à long terme, très bien financée, soutenue et encouragée par le gouvernement depuis des années, en dépit de l'illégalité flagrante de cette activité". Ce n'est pas moi qui le dit, Monsieur ! Amen dico vovis !




samedi 28 septembre 2013

La photo du samedi

Moi aussi j'ai une treille... même si elle est pas "Muscate"...



Chez AMARTIA, est-ce du raisin de Corinthe ou du raisiné???

vendredi 27 septembre 2013

L'âme des poètes

Venise

Dans Venise la rouge,
Pas un bateau ne bouge,
Pas un pêcheur dans l'eau,
Pas un falot.

Seul, assis sur la grève,
Le grand lion soulève,
Sur l'horizon serein, 
Son pied d'airain.

Autour de lui, par groupes,
Navires et chaloupes,
Pareils à des hérons,
Couchés en rond,

Dorment sous l'eau qui fume
Et croisent dans la brume 
En légers tourbillons
Leurs pavillons.

La lune qui s'efface
Couvre son front qui passe
D'un nuage étoilé
Demi-voilé.

Ainsi, la dame abesse
De Sainte-Croix rabaisse
Sa cape aux vastes plis
Sur son surplis.

Et les palais antiques,
Et les graves portiques,
Et les blancs escaliers
Des chevaliers,

Et les ponts, et les rues,
Et les mornes statues,
Et le golfe mouvant,
Qui tremble au vent,

Tout se tait, fort les gardes
Aux longues hallebardes
Qui veillent aux créneaux
Des arsenaux.

- Ah! maintenant plus d'une
Attend, au clair de lune,
Quelque jeune muguet,
L'oreille au guet.

Pour le bal qu'on prépare,
Plus d'une qui se parre
Met devant son miroir
Le masque noir.

Sur sa couche embaumée,
La Vanina pâmée
Presse encore son amant
En s'endormant;

Et Narcissa, la folle,
Au fond de sa gondole,
S'oublie en un festin
Jusqu'au matin.

Et qui, dans l'Italie,
N'a son grain de folie?
Qui ne garde aux amours
Ses plus beaux jours?

Laissons la vieille horloge,
Au palais du vieux doge,
Lui compter de ses nuits
Les longs ennuis.

Comptons plutôt, ma belle, 
Sur ta bouche rebelle,
Tant de baisers donnés...
Ou pardonnés.

Comptons plutôt tes charmes,
Comptons les douces larmes
Qu'à nos yeux a coûté
La volupté!

MUSSET

jeudi 26 septembre 2013

mercredi 25 septembre 2013

Thomas Fersen: Jean

Rubrique économique (suite)

LE CAPITAL


Si, dans l’œuvre magistrale de Karl Marx, « Le Capital », on remplace partout le mot « prolétaire » par « caleçon à fleurs », le « travail » par « œuf dur mayonnaise », le mot « capital »par « godemichet à clochettes » et les mots « lutte des classes » par « tango voyou », on obtient une œuvre entièrement nouvelle, parfaitement correcte du strict point de vue de la syntaxe et parfaitement cohérente du point de vue de la logique pure, mais dont les enseignements qu’on en peut tirer sont beaucoup moins pernicieux quant à leurs effets sur la productivité des couches déshéritées bien que laborieuses de la population.

François CAVANNA – Almanach-Agenda 1985


mardi 24 septembre 2013

Janet Baker sings "Che farò senza Euridice" from Gluck's 'Orfeo ed Eurid...

Economie... comment ça marche...


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Un jour, votre banquier vous a peut-être accordé un prêt, pour acheter une  voiture, ou une maison.  Vous êtes -vous demandé où ce brave homme avait trouvé l'argent qu'il vous prête de si bonne grâce?  Comme la plupart des gens, pensez-vous que c'est l'argent des déposants dans sa banque?  ou bien  que c'est de l'argent qui appartient en propre à la banque?  ou bien encore que la banque a emprunté cet argent?
Eh bien non, si vous pensez ça, vous avez tout faux ! Le banquier, aussi surprenant que cela paraisse, a créé , ou si vous voulez, "fabriqué" l'argent qu'il vous prête. Oh, bien sur, il n'a pas chez lui une machine à imprimer les billets, il lui suffit de taper sur le clavier de son ordinateur la somme qu'il a ainsi créée...L'argent serait donc simplement des chiffres écrits dans la mémoire de son ordinateur... Pourtant, cet argent qu'il vous a prêté, il existe bien réellement, puisqu'il vous a servi à acheter la voiture, en faisant un chèque à votre garagiste...Ce n'est que si vous aviez demandé à votre banquier des vrais billets que celui -ci vous aurait fait un peu la gueule... Car les banques n'aiment pas donner de l'argent sous forme de billets, parce que ces billets, il faudrait vraiment qu'elles les possèdent.
Mais revenons à votre emprunt. Tous les mois, vous allez  ensuite  rembourser les mensualités, et  chaque fois,  à l'aide de son ordinateur, le banquier soustraira de votre dette la somme que vous lui remboursez,  ceci jusqu'à ce que ce que tout le capital soit ainsi remboursé. Le banquier aura  alors simplement effacé électroniquement votre dette ...Enfin, à un détail près: vous lui aurez aussi versé tous les mois un intérêt. Et cette somme, il ne l'efface pas, il la met sur le compte de la banque. Il faut bien que sa banque fasse des bénéfices...
En résumé, le banquier vous a prêté de l'argent qu'il n'avait pas, et il a gardé de l'argent que vous aviez...
Ainsi, le banquier a créé de la monnaie à partir de rien - ou presque rien ,car , pour être tout à fait précis, il doit  possèder un tout petit pourcentage de la somme pour avoir le droit de créer le reste. Maintenant, cet argent va circuler du compte du garagiste vers d'autres comptes, de banque en banque.
En tout cas, cette façon de créer la monnaie par les banques, c'est quelque chose de connu par tous ceux qui étudient la finance . Curieusement les médias n'en parlent jamais. Voilà déjà un vilain petit secret... Mais nous n'avons pas fini, vous allez découvrir d'autres...
Nous venons de dire que les banques privées créent la monnaie, disons  la plus grande partie de la monnaie, car les billets de banque, qui sont toujours imprimés par ce qu'on appelle les "banques centrales", ne constituent qu'une infime partie de la monnaie en circulation.
Maintenant, nous devons parler d'une date importante de l'histoire de France, une date dont personne ne vous parle jamais...il s'agit du 3 janvier 1973.
Remettons nous dans le contexte de ce jour là. Le président de la République est Georges pompidou, ancien de la banque Rotschild. Les rares députés présents à l'assemblée nationale sont encore embués par les festoiements de la Saint Sylvestre...et ne lisent pas très bien ce qu'on leur demande de voter. Et puis, s'ils essayaient, ils n'y comprendraient rien, c'est du jargon financier ...Bref, ce jour là, nos pauvres députés, sans le savoir, ont livré la France à la haute finance internationale. En effet, la loi qu'ils votent interdit dorénavant à la France de créer sa propre monnaie, et oblige notre pays à emprunter aux financiers et aux banques privés!
Il faut savoir que jusqu'alors,la France empruntait à taux zéro à la banque de France. Normal, puisque la banque de France, c'était aussi la France. Pour voir à quel point les conséquences allaient être pour nous catastrophiques, il suffit de calculer le cumul les intérêts des emprunts que la France a du payer au marché privé depuis ce jour malheureux... Nous trouvons exactement la somme correspondant à la dette de la France , 1500 milliards d'euros...Autrement dit, sans cette loi , la France ne serait pratiquement pas endettée aujourd'hui... Depuis cette loi, la France a rejoint le troupeau des vaches à lait de la finance internationale.
Bien sur, dans la plupart des pays occidentaux, des lois similaires ont été votées en douce, sans éveiller l'attention des peuples. Les Américains ont eu la leur, le 23 décembre 1923 ( tiens donc, encore une période de fête...) Ce jour là, le sénat a donné à la FED , la banque centrale américaine, le droit de création monétaire. C'est très bien, me direz-vous, ce n'est pas une banque privée....Eh bien détrompez-vous, la FED a la couleur et le nom d'une banque d'état, mais c'est bien une banque privée résultant de l'association des banques américaines..Le loup a su se déguiser en berger pour entrer dans la bergerie..Ce jour là est à marquer d'une pierre noire dans le calendrier de l'humanité, car le monstre qui dévorera la planète venait de naître. D'ailleurs , le président Wilson, président des états Unis d'alors,  ainsi que de nombreux sénateurs , et l'ancien secrétaire au trésor, Salmon P. Chase, garderont toute leur vie le remords d'avoir laissé passer une telle loi...ce dernier écrira:
« Ma contribution au passage de la loi des Banques Nationales fut la plus grande erreur financière de ma vie. Cette loi a établi un monopole qui affecte chaque intérêt du pays. Cette loi doit être révoquée, mais avant que cela puisse être accompli, le peuple devra se ranger d'un côté, et les banques de l'autre, dans une lutte telle que nous n'en avons jamais vue dans ce pays ».
Cette main mise de la finance américaine sur le gouvernement des Etats Unis aura sa part de responsabilité dans la crise de 1929 .
 Un seul président des Etats Unis, JF Kennedy, essaiera en 1963  de reprendre la main en exigeant  l'impression d'une monnaie vraiment fédérale. Curieusement, il sera  assassiné avant que ces billets ne soient utilisés, et les billets seront  détruits immédiatement après sa mort.
Cependant, le pouvoir des banques ne pouvait pas encore donner sa pleine mesure, car le dollar, comme c'était écrit sur chaque billet, pouvait être échangé contre de l'or ... jusqu'à ce fameux 15 août 1971 ( tiens donc, encore un jour de fête, décidément  curieux...). Ce jour là, le Président Nixon mettait fin à la convertibilité du Dollar en or...A partir de cet instant, les banques américaines pourront "fabriquer" autant de dollars qu'elles voudront, il suffira que des gens les acceptent...Et pour que le monde ait besoin de dollars, il suffira   de développer les échanges entre tous les pays. Et ainsi,  nous eûmes  le début de la "Mondialisation" ... Oh, bien sur, certains prirent conscience qu'ils allaient se faire payer en monnaie de singe, notamment les producteurs de pétrole, qui se dirent que si les américains pouvaient imprimer autant de dollars qu'ils voulaient pour acheter la planête, alors ils pourraient payer le pétrole plus cher...et nous eûmes ainsi  les chocs pétroliers.
 
Comme on le voit, toute l'histoire  de la planête est en relation directe avec la création monnétaire....
Mais revenons à l'Europe...La loi du 3 janvier 1973 devait  maintenant avoir son équivallent dans la communauté européenne. Aussi a-t-elle été glissée  dans le traité de Maastricht (article 104) , et aussi dans la constitution proposée en référendum....mais là, petit grain de sable dans la machine bien huilée, les  Français, et d'autres peuples,  rejetèrent cette constitution...Qu'à cela ne tienne, la Haute Finance, quand la situation l'exige, montre bien qu'elle est au dessus des démocraties, et la loi fut introduite dans le traité de Lisbonne, l'article 123  reprend exactement la loi de 1973 au niveau de l'Europe et de la banque centrale européenne.
Loi du 3 janvier 73, article 123 du traité de Lisbonne, article 104 du traité de Maastricht,...aviez vous entendu un seul média parler de tout cela? La loi du silence est bien respectée...
Les conséquences de l'obligation faite aux états d'emprunter au marché privé sont absolument incalculables, et sans aucun doute ont mené à la crise que nous subissons depuis plusieurs décennies.
Première conséquence, nous venons de le voir, la dette monstrueuse de la France, qui nous mène à la ruine.
Deuxième conséquence, la disparition programmée de tous les services publics. Avant janvier 1973, la France pouvait investir aisément dans les travaux d'entretien et d'amélioration des services publics. En effet, rappelez vous ce que le banquier a fait concernant l'emprunt pour votre voiture...Eh bien , la banque de France faisait de même, elle créait la monnaie, puis effaçait cette monnaie créée, au fur et à mesure des remboursements. Mais sans intérêts, puisque la banque de France n'a pas besoin de faire des bénéfices. On appelait cela le Crédit Public. Depuis 1973, la France emprunte au marché privé, avec intérêts car les banques ont des actionnaires. Aujourd'hui, la dette est si importante qu'on ne fait plus de nouvelles dépenses, et les services publics vont donc disparaître.
Troisième conséquencela France n'est plus un pays libre de ses choix. Chaque année, notre pays rembourse une partie de sa dette, mais comme la charge des intérêts est très lourde, elle n'arrive pas à réduire cette dette. Il lui faut donc, à intervalles réguliers, faire de nouveaux emprunts, au taux d'intérêt du moment. Les agences de notation, véritables chiens de garde de la haute finance, se chargent de donner une note à chaque pays, et de cette note dépend le taux d'intérêt des emprunts. Si un pays va mal, on "dégrade sa note" et ce pays doit alors emprunter à un taux élevé. Vous avez sans doute remarqué que les agences de notation dictent aujourd'hui ce que les pays ont le droit de faire...Par exemple,si le gouvernement avait cédé un tant soit peu sur la réforme des retraites, les agences de notation auraient dégradé la note de la France, et nous mettaient en faillite... Curieusement, aucune banderole sur ce sujet lors des manifs sur la réforme des retraites. Les politiques, les syndicats et les médias ont bien respecté l'omerta imposée par le capitalisme financier.
Le cas de la Grèce et de l'Irlande nous en apprend toujours de meilleures sur ce système. Nous avons vu que les états n'avaient plus le doit d'emprunter à leur banque centrale. Mais les banques privées ont conservé ce droit! Et on voit alors quelque chose d'inimaginable: Les banques privées empruntent à la banque centrale à un taux de 1%, et re-prètent cet argent à la Grèce entre 7 et 10 % ....En d'autres termes, la haute finance, véritable charognarde, gagne encore plus d'argent sur le dos des états en difficultés.
Quatrième conséquence, se sont les peuples qui payent pour les crises de la haute finance: Puisque les états sont à la merci du capitalisme financier, ils lui obéissent au doigt et à l'oeil, notamment quand il faut renflouer les grosses banques...
Et bien d'autres conséquences, comme la société de consommation...ou la fracture sociale ... Nous avons vu au début comment votre banquier créait la monnaie en vous faisant crédit. Mais vous aurait-il fait crédit s'il avait eu un doute sur votre capacité à le rembourser? bien sur que non. Les banques ne font crédit qu'aux gens suffisamment aisés, et donc créent la monnaie pour les classes les plus aisées. A contrario, peu de monnaie est créée pour les classes les plus défavorisées. Il y a donc finalement deux économies qui tournent séparément. Il y a l'économie des classes aisées, des riches, qui regorge de monnaie. Dans l'économie aisée, le crédit et la monnaie servent à investir pour des besoins  qui ne sont pas indispensables, les investissements tentent de se placer où ils peuvent, dans les actions et l'immobilier, en créant des bulles, c'est aussi l'économie du gadget... Et il y a L'économie d'en bas, celle des plus défavorisés, où les salaires réels diminuent, les industries des biens de consommation courants tournent au ralenti, car les consommateurs disposent de moins en moins de pouvoir d'achat.
http://www.lepost.fr/article/2011/01/03/2358320_economie-pourquoi-le-3-janvier-est-a-marquer-d-une-pierre-noire.html

lundi 23 septembre 2013

From Claude to you...

ÉDITORIAL du quotidien Le Monde du 20 septembre

La Chine met ses internautes sous contrôle

Cela pourrait s'appeler " Le Parti contre la Toile ". Les autorités chinoises ont entrepris de museler le Net. Elles veulent placer sous tutelle cet espace de liberté conquis, à pas lents, par des millions de blogueurs chaque jour plus critiques, plus incisifs, et d'autant plus suivis que la presse est sous contrôle.
La campagne d'intimidation a commencé cet été avec une vague d'arrestations parmi certains des microblogueurs vedettes du Net chinois. Les bonnes vieilles méthodes de la confession publique, institution typiquement totalitaire, ont à nouveau cours.

La télévision a présenté la semaine dernière un des commentateurs politiques favoris du Net, le Sino-Américain Charles Xue, en tenue de prisonnier, repentant et avouant avoir entretenu sur son blog " une atmosphère aussi illégale qu'immorale ".
Sur son microblog de Sina, Charles Xue a un lectorat de plus de dix millions de personnes.
Sa " prestation " télévisée n'avait à l'évidence qu'un objectif : intimider les autres blogueurs de la Toile chinoise.

Puis les autorités ont annoncé cette semaine une nouvelle réglementation. Elle punit de trois ans de prison toute personne convaincue d'avoir diffusé de " fausses informations " ou des " rumeurs " sur un " post " de blog vu plus de 5 000 fois ou re -tweeté plus de 500 fois.

Tout se passe comme si le Parti communiste chinois redoutait de perdre la bataille du contrôle de l'opinion sur le Net.

Ses publications qualifient volontiers le Net d'instrument de subversion, manipulé par des " forces occidentales " hostiles à la direction chinoise.

Celle-ci poursuit parallèlement une campagne nationale contre la corruption. Mais les premier internautes à être inquiétés sont précisément ceux qui réclament ou donnent des informations sur la fortune des plus hauts cadres du parti...

Cette double bataille - contrôle du Net et lutte contre la corruption - se déroule sur fond de remise à jour de slogans nationalistes ou puisant dans un patrimoine maoïste que l'on pensait quelque peu oublié.
Elu depuis moins d'un an, le nouveau président, Xi Jinping, confie volontiers son admiration pour Mao.

Ceux qui attendaient de la nouvelle équipe qu'il forme avec son premier ministre, Li Keqiang, un début d'ouverture politique ont été déçus.
Les plus optimistes expliquent cette reprise en main par la volonté d'une direction " réformiste " d'étouffer toute critique sur sa gauche.

Sous les envolées rhétoriques d'un renouveau maoïste, Xi Jinping et Li Keqiang entendraient conduire d'importants changements économiques.
Il s'agirait de faire mouvement vers un mode de croissance plus tiré par la consommation que par l'investissement en infrastructures et par l'exportation.
Il s'agirait d'aller plus vite vers la convertibilité du yuan, donc sa réévaluation, et la mise en place d'un Etat-providence plus protecteur.

Les pessimistes décrivent, eux, une direction chinoise aussi crispée que la précédente, d'abord préoccupée de son maintien au pouvoir et décidée à exercer un contrôle politique

dimanche 22 septembre 2013

On ne dira jamais assez


qu'il faut contrôler régulièrement le contenu de son frigo... Il arrive qu'on y trouve de drôles de trucs!!!



samedi 21 septembre 2013

La photo du samedi


Premières flambées....

Allez vous réchauffer chez AMARTIA; il y fait toujours soleil.

vendredi 20 septembre 2013

Message pour les trois blogs

Mes amis que j'aime, vous m'avez demandé de supprimer le mot clé qui vous indispose. Je l'ai fait... Mais me voici de nouveau accablée de spams de toutes natures.
Alors parce qu'il est moins long de taper un mot clé que de nettoyer la boîte mail trois fois par jour et aussi par principe anti-spam, j'en suis navrée mais le mot clé sera de retour et cette fois définitivement.
Bises à tous
P

jeudi 19 septembre 2013

La dynamique du rêve


Nous avons vu que le rêve est une sorte d’opérateur médian entre différentes instances inconscientes et la conscience. On retrouve cette fonction dans le contenu même du rêve qui met en relation différents acteurs comme sur une scène fantastique. Le mouvement des objets du rêve est important, car c’est ce qui signale quelle dynamique est en cours et quelle transformation s’opère.
C’est pourquoi les rêves sans mouvement, ceux où les acteurs sont immobiles signalent une certaine immobilité de la psyché et il peut s’agir d’une sorte d’alerte.
L’être humain sait retrouver cet aspect étrange et chargé d’inquiétude : dans certains films, l’angoisse est souvent suscitée par un plan de scène où n’existe aucun mouvement. (7)
Par réflexe, nous n’aimons pas les cauchemars ni les rêves violents et cet instinct nous protège probablement d’une dérive vers les abysses de l’inconscient. Cependant il ne faut pas évaluer la violence des rêves à l’aune de notre propre sensibilité. En effet les rêves dans lesquels les acteurs se croisent avec violence, charge d’animaux, lutte entre protagonistes, agression par des tiers, etc. ne font que signaler la charge énergétique/émotionnelle incluse dans un mouvement en cours.
Dans la mesure où le contenu du rêve est soit compensatoire soit complémentaire aux mouvements de la conscience (8) cette violence est destinée à attirer l’attention sur une trop grande différence de potentiel entre la conscience et les autres instances.
*
L’importance du contexte
Nous percevons donc combien le contexte dans lequel émerge un rêve est de toute première importance. Dans la mesure où le rêve personnel puise ses images représentatives dans le quotidien du rêveur et qu’en outre il met l’accent sur des éléments de ce quotidien que la conscience a négligés, l’examen minutieux de toutes le péripéties du quotidien est incontournable. Bien souvent, d’ailleurs, on « tombe » sur un événement totalement anodin qui charrie cependant avec lui une suite de métaphores qui, par association, peuvent conduire le rêveur dans un très long dédale intérieur de sa vie présente ou passée.
En cela le rêve peut être considéré comme maître en soi, du dialogue conscient/inconscient.

7. Ce ne sont pas les seuls éléments semblables au rêve que l’on retrouve dans les rêves. Lire à ce sujet l’excellent travail d’analyse de Catherine Barbé sur Le silence des agneaux in http://www.hommes-et-faits.com/cinema/kb_anio.htm
8.Voir à ce sujet les études de C. G. Jung et de ses continuateurs les plus proches.
Illel Kieser El Baz,
Psychothérapeute, Psychologue clinicien
Toulouse, France
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mercredi 18 septembre 2013

L'âme des poètes

Les Phares

Ces malédictions, ces blasphèmes, ces plaintes,
Ces extases, ces cris, ces pleurs, ces Te Deum
Sont un écho redit par mille labyrinthes;
C'est pour les coeurs mortels un divin opium!
C'est un cri répété par mille sentinelles
Un ordre renvoyé par mille porte-voix;
C'est un phare allumé sur mille citadelles,
Un appel de chasseurs perdus dans les grands bois!

Car c'est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage
Que nous puissions donner de notre dignité
Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge
Et vient mourir au bord de votre éternité!

BAUDELAIRE