samedi 30 mars 2013

La photo du samedi

"Soleil, ô toi sans qui les choses , ne seraient  que ce qu'elles sont!" , a dit le poète....
Et voici donc comment sont les choses sans soleil....




Mais promis, un jour je vous les montrerai avec soleil....
En attendant, allez donc voir si le temps est plus beau chez AMARTIA




Walt Disney's Fantasia, 1940: The Rite Of Spring (Fan-Made) Part 3

vendredi 29 mars 2013

Bulletin paroissial..


Une bonne voisine , fervente catholique, dépose comme chaque mois le bulletin paroissial dans ma boîte aux lettres. Comme on n'y trouve en général que les horaires des messes, les annonces de baptêmes, mariages en enterrements, assortis de la relation du "bol de riz" annuel, il va directement dans le panier destiné aux papiers allumeurs de cheminée.
Cette fois, il est en papier glacé , forcément moins efficace! Il est vrai que nous avons "touché" un nouveau curé, jeune et dynamique... Or donc, puisqu'il ne brûlera pas, je jette un oeil distrait sur la publication qui  nous offre quelques articles de fond dont celui-ci:
Premières réformes au Vatican:

Le pape François, qui a chois son nom en l'honneur du "Pauvre d'Assise", a déclaré vouloir ramener l'Eglise à plus de simplicité; nombres de réformes sont programmées, dont celle de l'uniforme des Gardes Suisses: surrané, trop chargé, peu pratique, à la limite du ridicule. Des appels d'offre ont été lancés en direction de différents créateurs; on murmure que Jean-Paul Gaultier aurait la faveur du Souverain Pontife.
La liturgie également, va être revue de manière à attirer plus de fidèles; la musique en particulier aura une place de choix dans les offices: une musique populaire. En hommage à son pays d'origine, le pape aurait commandé une messe à Anibal Troilo, compositeur de nombreux tangos.
Nos petites églises de campagne, qui n'ont pas de jeu d'orgues et dont les harmoniums nécessiteraient une revision hors de leurs moyens, se féliciteront de pouvoir accueillir accordéons et bandonéons aux offices dominicaux.

jeudi 28 mars 2013

Le printemps de Claude et d'Alma


Le chômage va baisser d'ici fin 2013,

affirme notre président
après vingt-deux mois de hausse.
Pour la Journée internationale du théâtre,
l'Elysée hésite
entre Corneille et Marivaux :
Le Menteur et Le Dénouement imprévu

REPONSE d'Alma:

Ce n'est malheureusement pas une comédie, cher Claude.
Le vrai courage pour un chef d'état serait de dire haut et fort: "Mes chers concitoyens, je me suis de bonne foi engagé à des promesses que je suis dans l'impossibilité de tenir. 
Votre destin est désormais entre les mains des groupes financiers, industriels et agro-alimentaires, qui feront de vous et de la planète ce qu'ils voudront. Et ni moi, ni les dirigeants des autres nations n'y pourront rien.
A moins.... a moins qu'un reste de conscience et d'humanité ne les engage à abandonner une partie de leurs profits monstrueux pour les rendre aux hommes sous forme de travail et de dignité. A moins  qu'ils ne renoncent à  certains de leurs privilèges.
Mais souvenez-vous, mes chers concitoyens que dans la nuit du 4 août 1789, quand les aristocrates ont généreusement renoncé à leurs privilèges , la Révolution était en marche et rien n'a pu l'arrêter.

Et Claude précise 
960 000
C'est le nombre de personnes
aidées par les Restos du cœur
au cours de l'hiver 2012-2013,
soit 100 000 personnes de plus
que l'année dernière :
+ 11 %
Créés par Coluche,
ils ont annoncé
avoir servi
130 millions de repas

Commentaire d'Alma:

Et ça fait du monde!! du monde affamé , du monde sans espoir!
Après la dernière guerre, la misére a engendré la fondation du Secours Populaire en 1945; puis du Secours Catholique en 1946 et Henri Grouard, l'Abbé Pierre, y a ajouté Emmaüs en 1949.
En 1954, un hiver rigoureux l'a poussé à lancer le fameux appel du 1° février et les Compagnons d'Emmaüs ont continué leur travail. Le souhait de l'Abbé Pierre était que sa fondation ne perdure pas.
Elle existait encore en 1985, quand Coluche a crée les "Restos du Coeur"...
Et désormais, toutes ces associations vont leur chemin tandis que chômage et  précarité progressent.
960000 personnes assistées par les seuls Restos du Coeur... oui, oui, ça fait du monde!! et je n'ai pas les chiffres des autres associations....

Messieurs qu'on nomme Grands, pensez-y, il se pourrait bien qu'ils ne se contententent pas de vous faire une lettre


mercredi 27 mars 2013

Ces Messieurs de Saint Bonnet



 Au temps où les turbulences des Messieurs de Saint-Bonnet troublaient les quiètes habitudes des bonnes gens de Blévy et meublaient le vide de leurs conversations, il advint que le riche fermier de la Vieille-Boulaye maria sa servante avec son charretier.
Ce fermier faisait les frais de la noce et, tenant lieu de père, avait mené la mariée à l’autel. La messe dite, le cortège s’en retournait au son des violons jusqu’à la ferme située à une demie lieue du bourg, quand il croisa la route de ces Messieurs.
Un gentilhomme de leur suite, un nommé Montescarpe, avisant la mariée et la trouvant gentille, voulut comme il s’en croyait le droit s’assurer le premier de l’intégrité de la belle. Sautant de cheval, il s’empara de la servante qui criait et se débattait. Blême et tremblant de rage, le nouvel époux restait paralysé par la crainte que lui inspiraient les redoutables gentilshommes, quand l’aîné de ces Messieurs, voyant là une belle occasion de tapage, tira son épée et la tendit au charretier, lui disant :
-« Tiens mon gars ! Défend ta mariée ! »
Le garçon s’en saisit et, du même mouvement, la passa au travers du corps du ravisseur bien loin d’avoir imaginé un tel manquement au respect dû à son rang.
Les violons et les voix s’étaient tus ; on n’entendait plus que quelques corbeaux se disputant une carcasse. Les deux époux, serrés l’un contre l’autre attendaient que le ciel leur tombe sur la tête.
Monsieur de Saint-Bonnet l’aîné ramassa l’épée sanglante abandonnée sur le sol, l’essuya dans l’herbe et la remettant au fourreau dit au fermier :
-« Que cet incident ne trouble pas la fête ! Allez, les violons, musique ! Mangez, dansez, chahtez, braves gens ! Et toi, garçon, honore comme il se doit ton épouse. Pour ton rival, j’en fais mon affaire ! »
Au son des violons, d’abord timide puis de plus en plus animé, le cortège s’ébranla dans la plaine en direction de la Vieille-Boulaye dorée par le soleil de midi.

Le curé qui dans la sacristie, rangeait burettes et surplis entendit résonner sur les dalles de son église un grand arroi de talons de bottes et d’éperons. Bon gré, mal gré et craignant la contagion, il dut accepter de bénir et d’ensevelir en terre chrétienne la nouvelle victime de la fâcheuse épidémie qui empoisonnait l’air dans le sillage des Saint-Bonnet, causant dans leur entourage tant de « morts subites ».

Bouturez le bégonia rex au Jardin et regardez trotter le partriole dans les Contes

lundi 25 mars 2013

Dernière minute


et très inquiétant:


                                        

                                          http://www.catswhothrowupgrass.com/kill.php

dimanche 24 mars 2013

Un baiser, mais après tout qu'est-ce? (Cyrano)

Pour donner à mon chien, un nom qui sorte de l'ordinaire
 je l'ai nommé Baiser (comme pour un baiser mignon).
C'était une erreur, mais je ne l'ai remarqué que plus tard :
 1°)
Lorsque après un déménagement je me suis rendu à la mairie pour le faire enregistrer, je dis à l'employé que je venais payer la taxe pour Baiser.
 Il m'a répondu qu'il n'y avait pas encore de taxe à payer pour cela.

 
« Mais il s'agit d'un chien », lui ai-je répondu.
Il m'a répliqué que les relations sexuelles avec les animaux sont interdites par la loi.
« Vous ne comprenez pas, lui ai-je dit, j'ai Baiser depuis que j'ai neuf ans »... 

Il m'a jeté dehors.
 2°)
Pendant notre voyage de noces, le chien nous avait accompagnés.
Comme je ne voulais pas qu'il nous dérange, j' ai  demandé à la réception de l'hôtel une chambre supplémentaire pour Baiser.
La dame de service m'ae répondu que toutes les chambres de l'hôtel étaient équipées à cet effet.
« Vous ne comprenez pas , lui dis-je, Baiser m' empêche de dormir toute la nuit ».
Mais elle m'a répondu qu 'elle aussi, ça l' empêchait de dormir.
3°)
Une autre fois, je me suis rendu à un concours de beauté pour chiens, je voulais y présenter Baiser.
 Un gars à l' entrée m'a demandé la raison de ma présence au concours.
Je lui ai répondu que j' étais ici pour Baiser.  Il m'a suggéré de faire imprimer des cartes de visite et de les vendre.  Lorsque je lui ai demandé si le concours était télévisé, il m'a traité de pervers.
4°)
 Un jour, Baiser est tombé malade et j'ai dû l'emmener chez le vétérinaire.  Le lendemain, je suis retourné le chercher: 
« Lequel est-ce, m'a demandé l'assistante en feuilletant les cartes d' admission, Milou, Médor..ou Paf ? »
 « Que diriez - vous de Baiser », lui ai-je répondu; elle m'a collé une gifle.
  5°)
 Le même jour, Baiser s'est échappé et je l'ai cherché partout. Je me suis rendu au refuge pour animaux pour voir s'il y était:
 « Que voulez-vous ?... » m'a demandé le gardien.
« Baiser » lui ai-je répondu.
Il était d' avis que ce n'était pas le bon endroit pour baiser.
6°) 
Je l'ai cherché toute la nuit. Vers 4 heures, un agent de police m'a demandé ce que je voulais en pleine nuit dans ce quartier chic;  quand je lui ai répondu que je voulais seulement Baiser et rien d'autre, il m'a embarqué.
  7°)
Quand nous avons divorcé, ma femme et moi devions nous présenter devant le juge pour le partage des biens.  Naturellement, je voulais à tout prix garder mon chien, je ne voulais pas le lui laisser :
« Votre Honneur, j' avais déjà Baiser avant le mariage ».
 Il m'a répondu simplement : « Et alors ? Moi aussi !


  Raymond DEVOS   

samedi 23 mars 2013

La photo du samedi

Printemps timide dans le parc de Maillebois



Info: j'ai hier, cru voir deux hirondelles. C'est un peu tôt et le coucou n'a pas encore chanté...alors????


D'autres images de printemps chez AMARTIA

Arthur chasse dans les Contes ; on met les bulbes en pots au Jardin

jeudi 21 mars 2013

Les frères taloche

"Joseph Staline n'était pas paranoïaque, mais pervers narcissique"

 Par  (Express Yourself), publié le 

Soixante ans après sa mort, le "petit père des peuples" est encore souvent décrit comme un paranoïaque. Mais Paul Fuks, médecin et psychanalyste, juge qu'il "n'avait pas l'excuse du délire", car il était bien conscient de ses actes. Analyse.




"Le paranoïaque est intimement persuadé de la réalité de ses persécutions, alors que de sources multiples, on sait que Staline n'était pas dupe de ses accusations - ce qui suffirait à récuser la paranoïa", explique Paul Fuks.
AFP
"L'homme le plus aimé des prolétaires du monde entier", Staline, est mort le 5 mars 1953. Après soixante années, notre douleur étant quelque peu surmontée et les connaissances en psychopathologie s'étant développées, le diagnostic de paranoïaqui lui est habituellement attribué peut être reconsidéré. 
Ce diagnostic n'est donc nullement une erreur et il était longtemps tout à fait fondé, car pour la psychiatrie des années trente, paranoïa et perversion narcissique étaient confondues. Depuis les travaux de Paul-Claude Racamier (1986) elles sont désormais différenciées. Staline fut bien atteint de perversion narcissique*, tous les propos et comportements rapportés par les proches et les historiens le démontrent. 



C'est la multitude des complots invraisemblables dont il se disait visé qui a convaincu de la paranoïa. Or le paranoïaque est intimement persuadé de la réalité de ses persécutions, alors que de sources multiples, on sait que Staline n'était pas dupe de ses accusations -ce qui suffirait à récuser la paranoïa. Mais le fait qui certifie la perversion narcissique, est une confidence consternante, souvent citée sans que sa signification psychopathologique soit relevée. 
L'historien réputé Simon Sebag Montefiore, auteur d'une imposante biographie du cher homme, la relate ainsi: "Lors d'un dîner arrosé, Kamenev demanda à chacun autour de la table  de dire quel était son voeu le plus cher dans la vie. Certains dirent les femmes, d'autres répondirent sincèrement que c'était les progrès du matérialisme dialectique vers le paradis prolétarien. Puis vient le tour de Staline: 'Mon plaisir le plus grand est de choisir une victime, de préparer des plans minutieusement, d'assouvir une vengeance implacable et ensuite d'aller me coucher. Il n'est rien de plus doux au monde.'" 
Non, ici s'étale avec impudeur la délectation sadique d'un pervers sûr de son impunité. La perversion se lit dans l'inversion du caractère sexuel de la séquence décrite: choisir une victime = choix du partenaire, préparer minutieusement des plans = séduction patiente et longs préliminaires, assouvir une vengeance implacable = conclusion et orgasme, ensuite aller me coucher = sommeil post coïtal. 
L'inversion est la définition même de la perversion par laquelle, ici, la jouissance est procurée par la mise à mort du partenaire de la dimension sexuelle sous-jacente au propos. La délectation sadique d'un pervers sûr de son impunité s'étale sans pudeur. 

La paranoïa rassure et fait moins peur que la perversion et son mystère

Cette sincérité, surprenante chez cet homme si retenu, met à jour ce secret non-secret, ce caché-exhibé - impensable chez un paranoïaque - par lequel le pervers se plait à étaler au grand jour ce qu'il trame en secret et dont il jouit d'autant plus. 
Quant à la "paranoïa galopante" qui aurait accompagné le net déclin de Staline après-guerre, elle ne correspond pas non plus aux descriptions des témoins. Extrême irritabilité, vertiges, trous de mémoire et syncopes à répétitions, radotage de sempiternelles mêmes histoires, éclats de rire à des sottises et à des plaisanteries futiles, goinfrerie aggravée, brusques éruptions de colère vis-à-vis d'individus fusillés depuis longtemps ou prises de 

décisions insensées, tout ceci évoque une sénilité manifeste et un syndrome démentiel progressif, d'évolution en paliers, avec déficit mnésique, labilité émotionnelle, irritabilité et apathie. 
Ces signes ne devaient rien à la psychiatrie car l'autopsie a formellement confirmé la démence en objectivant une altération du tissu cérébral, de l'athérosclérose et surtout des cavités et des kystes dans les lobes frontaux, causés par de petites hémorragies cérébrales à répétition, qui expliquent les malaises à répétition des dernières années (plus l'"important foyer d'hémorragie, situé dans la région des centres sous-corticaux de l'hémisphère gauche", cause directe de l'hémiplégie finale). Donc, en langage de "docteur", ça donne: démence vasculaire par infarctus multiples. 
La paranoïa, enfin, en tant que psychose chronique, n'évolue pas vers la détérioration intellectuelle, ce qui était précisément le cas de notre patient. Quant à la démesure aggravée de son obsession des complots, qualifiée de délirante, elle était l'expression de sa vieille méfiance perverse, exacerbée par la perception angoissée du déficit croissant des fonctions intellectuelles. 
En tant que folie facilement repérable, la paranoïa rassure et fait moins peur que la perversion et son mystère, il est néanmoins préférable qu'un diagnostic soit juste.  
Non, la monstruosité de Staline n'eut pas l'excuse du délire. 
Par Paul Fuks,médecin et psychanalyste -http://www.paulfuks.info/ 
* Attention à ne pas confondre pervers narcissique et pervers sexuels. Ces dernières n'ont pas concerné Staline. Hétérosexuel, alliant virilité et pruderie, machiste à la mode géorgienne et appréciant la compagnie des femmes, il a passé sa vie politique dans un milieu exclusivement masculin. Le pervers sexuel de la bande du Politburo était Beria.


Contes, mythes ou légendes dans les contes; attention au chardon au jardin




mercredi 20 mars 2013

Rondeau



BOTTICELLI - Le Printemps



Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et depluie,
Et s'est vêtu de broderie, 
De soleil luyant, clair et beau.

Il n'y a bête ni oiseau,
Qu'en son jargon ne chante ou crie:
Le temps a laissé son manteau!

Rivière, fontaine et ruisseau
Portent, en livrée jolie,
Gouttes d'argent d'orfévrerie,
Chacun s'habille de nouveau:
Le temps a laissé son manteau.


Charles d'Orléans

Bélier dans les Contes et printemps au jardin.

Antonio Vivaldi - La Primavera / Le Printemps / The Spring



http://youtu.be/FDH2u8dHCuY




Arcimboldo - Le Printemps