jeudi 31 janvier 2013

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Comme y'a pas de raison pour que je sois seule à perdre mon temps aujourd'hui, je vous offre le cadeau matinal de Manouche...

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mercredi 30 janvier 2013

Fatalité!

Un homme est mort cette semaine. Il a pris une balle dans la tête et c'est la faute à pas de chance!

Parce que voyez-vous, les sangliers ont le cuir si dur que, quand on leur tire dessus, une balle peut ricocher et, la perverse, trouver le moyen de traverser les airs en sens inverse sur près de 200m, pour aller se loger dans la tête d'un automobiliste sans discipline.
Il n'aurait pas dû, cet homme, circuler sur une route (une route, hein! pas un chemin forestier) sur la route donc, qu'il empruntait chaque jour pour conduire sa compagne sur le lieu de son travail.

Non, il n'aurait pas dû l'emprunter un jour de battue au sanglier, car lorsque les chasseurs, ces amis et protecteurs de la nature se déploient, rien ni personne ne doit entraver leur mouvement.
Le chasseur chasse, le passant passe et tant pis si la balle du chasseur passe à travers le passant. Car on sait bien qu'un chasseur responsable ne tire JAMAIS en direction de la route (ni des maisons d'ailleurs); c'est interdit et contraire aux lois de la chasse. Aussi l'irresponsable ne peut être que celui ou celle qui par mésaventure croise la trajectoire de la balle; il n'avait pas à se trouver là puisque c'est bien connu, les balles ricochent sur le cuir dur d'un sanglier: tous les membres de la partie de chasse peuvent en témoigner.
Comme auraient pu témoigner en cas d'accident ceux qui un certain jour du dernier automne étaient en "action de chasse", c'est le terme , en lisière d'un bois proche de chez moi. postés le long de la route que j'emprunte quotidiennement; ils lui tournaient le dos, certes, et moi j'allais au pas, en seconde, pour respecter leurs chiens qui respectent diversement les ordres. Un faisan a pris son envol dans ma direction et un des chasseurs afait volte-face et le fusil a décrit une arabesque en direction du volatile; le coup est parti au-dessus de ma  tête; le faisan est tombé dans le champ d'en face et moi, après avoir sursauté, le coeur battant et blême de frayeur, j'ai baissé ma vitre pour lui faire entendre mon point de vue sur sa façon de respecter les lois de la chasse.
-"Oh, mais , m'a répondu le connard, j'ai tiré au-dessus de vous!"
Encore heureux! Ses compères se sont rapprochés, tous étaient prêts à témoigner que jamais aucun  de ces bons apôtres n'avaient fait face à la route.
Donner suite? Appeler le garde-chasse  puisqu'il en existe un? J'étais seule, ils étaient douze; j'ai un chat, des chiens, des poneys dans un pré ; ils ont des fusils....

Un chat vous parle au jardin et le partriole s'envole dans les contes

lundi 28 janvier 2013

Souvenirs


Grand Mère Johanne Chayer du Québec se souvient

Ce texte est intégral et n'a pas été retouché!


 ''J'aurais voulu aller rencontrer ces femmes musulmanes à Hérouxville pour partager leur culture et leurs recettes, mais surtout pour profiter de l'occasion de leur expliquer notre devise je me souviens. Je me souviens que, dans mon jeune âge, nous ne pouvions pas entrer à l'église sans avoir un voile ou un chapeau sur la tête. À cette époque, je me souviens aussi que c'était aussi un péché mortel de manger de la viande le vendredi. Dans la même décennie, je me souviens que ma mère a été chassée de l'Église parce qu'après avoir mis au monde quatre enfants, elle ne voulait plus en avoir d'autres. Je me souviens que pour cette raison, le pardon de ses fautes lui était refusé par l'Église à moins qu'elle ne laisse son corps à son mari, avec ou sans plaisir, au risque d'atteindre la douzaine. Je me souviens qu'elle a refusé et qu'elle a quitté l'Église comme beaucoup d'autres femmes de sa génération. Je me souviens que ma mère s'est ensuite séparée de mon père et que nous sommes devenus la cible des regards et des commentaires désobligeants de notre paroisse. Cependant je me souviens qu'à la suite de sa séparation, nous avons vu le collet romain sur la table de nuit. Le prêtre voulait-il tester les moyens de contraception de l'heure ? Dans la même décennie, je me souviens que la cousine de ma mère a obtenu le divorce et qu'elle a reçu du même coup son excommunication de Rome. Je me souviens que quelques années à peine avant ma naissance, les femmes ont obtenu le droit de vote et en même temps le droit d'être considérées comme des citoyennes à part entière dans la société. Je me souviens que lorsque j'étais jeune, nous devions nous aussi, comme pour les religions musulmane et autres, prier sept à huit fois par jour. La messe à tous les matins, une prière avant le déjeuner, une prière en entrant en classe, une au diner sous le coup de l'Angélus, une autre avant la classe de l'après-midi, les grâces au souper, le chapelet en famille avec le Cardinal Léger et une dernière prière avant d'aller au lit. Il y avait le mois de Marie, les Vêpres, etc.. Nous avions aussi de longues périodes de jeûne avant Noël (l'Avant), avant Pâques (le Carême). Je n'ai pas dit non plus que nous devions porter le deuil durant un an et moins selon le degré de parenté de la personne décédée. Je me souviens que, tour à tour, ma mère et ma belle-mère ont vu une opération urgente retardée en attendant que leur mari respectif, de qui elles étaient séparées de fait et non légalement, apposent leur signature pour autoriser leur intervention chirurgicale. 

Devenue adulte, je me souviens que grâce aux pressions de la génération précédente, j'ai eu accès aux premiers moyens de contraception qui m'ont permis de restreindre le nombre de mes propres rejetons. Je me souviens aussi qu'il n'était plus un péché de manger de la viande le vendredi. Je ne sais pas ce qui est arrivé à ceux qui sont allés en enfer. J'espère qu'on les a rapatriés. Devenue adulte, je me souviens avoir travaillé dans des environnements traditionnellement réservés aux hommes. je me souviens des frustrations de ne pas avoir été traitée au même titre que les hommes dans les entreprises et surtout dans la vie en général. Je me souviens qu'après avoir eu un fils, je ne voulais plus d'autres enfants de peur que ce ne soit des filles, par solidarité et parce que le travail qui restait encore à faire pour atteindre l'égalité était énorme. Je me souviens des efforts que beaucoup de femmes ont dû déployer pour se faire reconnaître et pour obtenir des postes administratifs de haut niveau. je me souviens du militantisme de beaucoup de femmes qui ont travaillé d'arrache-pied pour obtenir l'équité dans notre pays comme politicienne, au sein des chambres de commerce, des syndicats, du Conseil du statut de la femme, etc. Je me souviens qu'il a fallu plus de cinquante ans d'efforts collectifs pour nous libérer de l'emprise de l'Église et de la religion sur nos vies. Je me souviens qu'il a fallu plus de soixante ans (1940 à 2006) pour obtenir l'équité salariale et que ce n'est pas encore fini. Mes soixante ans font que je sais que rien n'est acquis dans la vie et qu'il faut maintenir voire redoubler nos efforts pour ne pas perdre le résultat de tous ces labeurs. 


Je ne suis pas raciste, cependant, lorsque je vois d'autres ethnies, imprégnées par leur religion contrôlante, vouloir s'imposer dans notre société, j'ai peur. J'ai peur parce que ces hommes et ces femmes ne savent pas quel chemin nous avons parcouru. De plus, les jeunes québécoises qui embrassent cette religion qui voile les femmes ne se souviennent pas. C'est donc par ignorance qu'on explique leur choix. Aucun animal dans la nature à part l'homme, n' habille sa femelle par dessus la tête. Je suis maintenant une grand-mère de quatre merveilleuses petites filles et j'ai peur. J'ai peur lorsque je vois une femme voilée travailler dans un CPE ou dans nos écoles ou encore lorsqu'on y laisse un enfant porter le Kirpan. Nous nous sommes débarrassés de tous ces symboles religieux et voilà qu'ils reviennent à l'endroit même où l'éducation de notre nouvelle génération est cruciale et à la période à laquelle on doit inculquer les principes fondamentaux de vie en société à nos enfants. La tolérance envers ces symboles religieux que sont le voile, le Kirpan, le turban dans les CPE, dans nos écoles et dans nos institutions en général est un manque de respect pour les générations précédentes qui ont travaillé si fort pour se retirer de l'emprise de la religion sur nos vies. Vous ne vous souvenez pas ! Moi, je me souviens et à cet égard, je n'ai aucune tolérance et je ne veux aucun accommodement par respect pour ma mère, ma tante et pour mes petites filles. Je me souviens que la charte des droits et libertés permet à chacun de pratiquer la religion de son choix, mais de grâce que cette religion demeure dans la famille. Le port du voile dans la religion musulmane est pour nous la démonstration la plus importante de la soumission de la femme et c'est cela qui nous fait peur et qui nous choque parce qu'on se souvient. On se souvient que ce symbole existait il y a cinquante ans et on ne veut pas revenir en arrière. Je me souviens surtout que lors de la Révolution tranquille, les communautés religieuses ont suivi tout naturellement l'évolution de notre société en se laïcisant. Elles ont troqué, sans qu'on le leur impose, leurs grandes robes noires et leurs voiles dans le cas des femmes pour des habits civils sans pour autant renier leur foi et sans cesser de prier. Plusieurs de ces personnes sont encore vivantes aujourd'hui. Doit-on leur dire qu'elles ont évolué à tort et qu'elles ont fait tous ces efforts pour tomber dans l'oubli ? 
Que l'on prie Jésus, Mahomet ou Bouddha m'importe peu, mais nous nous sommes battus, québécois et québécoises, pour que notre société soit laïque. Nous nous sommes battues, québécoises, pour obtenir l'égalité du droit de parole entre les hommes et les femmes autant que pour l'égalité des chances au travail.. Souvenez-vous que si vous avez immigré au Canada et surtout au Québec, c'est pour faire partie d'une société ouverte qui vous donne sur un plateau d'argent tous les acquis que les générations précédentes ont obtenus particulièrement au chapitre des droits des femmes. Je veux croire aussi que c'est par ignorance de nos traditions et de nos coutumes et non par manque de respect que les femmes musulmanes veulent  montrer au grand jour voir imposer ce symbole de leur croyance qu'est le voile. Peut-être que notre société va trop loin avec ses libertés. Mais, le balancier doit s'arrêter au milieu et non régresser jusqu'au point de départ. Il faut se souvenir.. L'intégration à une société commence par le respect de ses traditions et de ses coutumes ainsi que par le respect envers ses citoyens et citoyennes qui ont participé à l'exercice. Peut-être que nos livres d'histoire ne se souviennent pas ou bien qu'ils n'ont simplement pas été mis à jour. C'est donc la responsabilité du gouvernement d'appliquer notre devise    «je me souviens » à notre Histoire et d'intégrer à cette Histoire les efforts de nos générations précédentes pour atteindre la société d'aujourd'hui et surtout de s'assurer que la génération montante s'en souvienneC'est aussi la responsabilité des organismes d'accueil aux immigrants de leur faire connaître cette devise du Québec « je me souviens » afin que ces nouveaux arrivants ne pensent pas que nous sommes racistes simplement parce que l'on s'en souvient et qu'on ne veut pas imposer à notre progéniture d'avoir à reprendre les mêmes débats qu'il y a cinquante ans. En terminant, pour commenter le sondage du journal La Presse d'hier sur les musulmans heureux de vivre chez nous, je dis que même et surtout si les femmes voilées que l'on retrouve dans les CPE ainsi qu'ailleurs dans nos institutions  font partie de cette majorité heureuse de vivre en notre terre, alors cette majorité m'incommode pour tous les arguments que j'ai soulevés précédemment. 


 Grand-mère Johanne Chayer


1865, 8e avenue Montréal (Québec) HIB 4H7 
Téléphone: (514) 645-0745 


dimanche 27 janvier 2013

ARISTIDE BOUCICAUT



« Comment, se demandait Aristide Boucicaut, tirer encore quelque argent d’une clientèle déjà bien essorée par les fêtes de fin d’année ? »
Et, tel la mère de Blanche-Neige, Aristide à sa fenêtre, regardait le paysage s’emmitoufler de blancs flocons : blancs les toits, blancs les arbres, blancs les trottoirs recouverts d’une nappe blanche, d’un drap….BLANC ! La voilà,  l’idée ! Une exposition de linge blanc ! C’est ce dont ont besoin les ménagères en cette fin de janvier. On a reçu, dîné, nappes et draps ont servi et la lessive en hiver, au milieu du XIX° siècle n’est pas une mince affaire. Les plus fortunées n’hésiteront pas à renouveler leur trousseau. Et il avait bien raison ce fils d’un chapelier percheron !
Est-ce parce qu’il est né un jour de fête, un 14 juillet 1810, que la chance l’a toujours accompagné ? La chance,  mais aussi le travail et le goût de l’innovation.
Il a 18 ans quand il quitte Bellême et la boutique paternelle, lesté d’un stock de casquettes mal vendues, sur les pas d’un marchand d’étoffes ambulant. Aristide « monte » à Paris.
Un an plus tard, le magasin « Au Petit Saint Thomas » rue du Bac, recherche un vendeur ; Aristide se présente, est engagé et ne tarde pas à devenir chef de rayon.
Une des vendeuses est bourguignonne ; elle sait à peine lire mais elle plaît à la clientèle tout comme à son chef de rayon : en 1836, Aristide Boucicaut épouse Marguerite Guérin.
On connaît dans le quartier les talents commerciaux du couple Boucicaut.
Paul Videau, possède un magasin situé à l’angle de la rue de Sèvres et  de  la rue du Bac : le Bon Marché. En 1852, il prend Boucicaut comme associé. Ils resteront ensemble onze années au bout desquelles après avoir décuplé le chiffre d’affaires, Aristide rachètera les parts de Paul Videau.
Entre temps, notre entreprenant calicot a visité l’Exposition Universelle. Les pavillons, répartis sur une vaste étendue, sont variés, attirent l’œil, l’envie de visiter ; Aristide va d’un stand à l’autre et finit par se perdre. Ce qui lui donne une idée.
Au Bon Marché désormais, fini les comptoirs sagement alignés qui séparent les clientes de la marchandise. Chaque article sera exposé sur des rayons,  répartis autour d’allées où l’acheteur pourra se promener au gré de sa fantaisie. Et s’il se perd, ce sera pour les employés l’occasion d’entrer en relation, sans avoir l’air de vouloir vendre.
Car autre innovation : l’entrée est libre. La clientèle peut entrer et sortir sans acheter. Boucicaut réduit ses marges pour pratiquer des prix plus bas qu’il baisse encore à intervalles réguliers : ce sont les soldes qui permettent d’accélérer la rotation du stock. De plus les prix, qui se pratiquaient souvent « à la tête du client » sont, désormais,  chez lui, fixes et affichés. On peut même échanger un article qui, à la réflexion, ne convient pas.
L’exposition de « blanc » ayant marché, il en fera d’autres,  marquant chaque saison d’une nouvelle proposition d’achat.  C’est lui aussi qui, en 1856, édite le premier catalogue de vente par correspondance.
Parti d’un magasin abritant quatre rayons et employant 12 vendeurs, il fait en 1869 construire par Eiffel le plus grand magasin du monde (de ce temps) qui fera travailler 1788 employés dont le salaire sera augmenté de commissions sur les ventes.
Ce Palais du Roi Aristide aura plusieurs étages auxquels on accèdera par des ascenseurs.
De ses bureaux, Boucicaut invente le commerce moderne : livraisons à domicile, buffets et journaux gratuits, distributions de ballons aux enfants, publicité, affiches, catalogues, vitrines, animations…
Les USA le prennent en exemple et d’anciens employés du Bon Marché ouvrent à Paris des magasins concurrents :Jules Jaluzot fonde le Printemps et Marie-Louise Jay, la Samaritaine.
A sa mort en 1877, sa femme lui succède et continue les innovations, cette fois en faveur du personnel auquel elle offre une caisse de prévoyance, des cours de musique et de langues étrangères.
L’histoire du  fils du chapelier de Bellême devenu roi du commerce parisien, n’est-elle  pas un beau sujet de roman ? Cela n’échappera pas à Emile Zola qui fera d’Aristide Boucicaut l’Octave Mouret du « Bonheur des Dames »

Allez au coing dans le jardin et voir un écureuil dans les contes

samedi 26 janvier 2013

Au rendez-vous d' Amartia....

Merlin pose pour le calendrier des postes:


Et qui d'autre encore à posé ce samedi?

On se taille au jardin et l'élégance est dans les contes

Gilles Vigneault - "Mon Pays" (ce n'est pas un pays, c'est l'hiver) (ave...

vendredi 25 janvier 2013

CHEVEUX AU VENT



Quoi de plus élégant qu'un crâne chauve, sinon un crâne rasé?
L'exemple vient de haut et de loin: Jules César était chauve!
Quelques coups de vent ravageurs ont détourné hommes politiques, intellectuels ou mondains de la longue mèche partant de la nuque, qui , bien collée à la brillantine, serpentait autour du crâne, tentant de remplir l'espace laissé vide par des cheveux indociles et lassés, mollement chus sur les épaules et les torses de leurs propriétaires; certains fureteurs osant même s'insinuer dans les narines.
Mais les chauves proclamés sont-ils sincères?
Les fabricants et revendeurs de cosmétiques n'ont jamais cessé de tenter la fortune en proposant drogues et onguents censés revigorer le système pileux.
Bien que l'efficacité de ces remèdes soit douteuse, les hommes de notre siècle sont plus heureux que ceux du temps de César (Jules), à qui l'on proposait au choix:
-de la peau de hérisson brûlée dans de la poix liquide;
-de la cendre de vipère mêlée à de l'oignon pilé;
-de la cendre de lézard vert mélangée à de la graisse d'ours;
-des têtes de mouches écrasées dans du lait de femme, à étaler sur le crâne préalablement frotté d'une feuille de figuier;
-de la cendre de sabot de mulet délayée dans de l'huile de myrte;
-de la fiente fraîche de poule;
-ou enfin de la fiente de brebis pilée dans du miel.
On dit que les fournisseurs de ces potions magiques ornaient les pots qui les contenaient d'une tête de gaulois chevelu.
Parce que Jules les valait bien!Justifier

Les fées sont au rendez-vous des contes et les primevères au jardin

Les Duo De Chats

jeudi 24 janvier 2013

Au Gué , Au Gué...

Le Cher est en crue et Anne (des Ocreries) et son mari ont passé leur nuit à sortir leurs chevaux d'un panouille comme seuls savent s'y mettre des chevaux, et j'imagine qu'ils ont du être à la peine car les chevaux ont horreur de marcher dans l'eau. Pourquoi? parce qu'ils ne voient pas où ils posent leurs pieds. Et comme pour les décider force et autorité ne peuvent rien, reste la ruse.

Le Pégason (dont j'ai souvent vanté les différents mérites) avait deux refus (entre autres): un certain fossé qui traversait un pré, qui n'était ni large ni profond, mais qui ne lui disait rien et un gué. Un gué où autrefois passaient des voitures à cheval, dans une rivière pas bien large et dont ce passage avait été pavé de larges dalles, dont l'eau était claire et ne montait pas plus haut que ses genoux; pas même de quoi lui mouiller le ventre. Mais ce gué, il ne l'aimait pas et était  fermement décidé à ne jamais le traverser.

J'étais moi-même décidée bien autrement. Passer par là m'évitait de suivre une route départementale, ce qui à cheval n'est jamais agréable et aussi ce chemin traversait un grand parc forestier, à l'ombre, au lieu de traveser les champs de céréales, qui par vent, par pluie ou par soleil n'abritent guère le cavalier.
Nous en étions là en une certaine fin de matinée, moi fermement résolue à traverser et Pégason tout autant résolu à ne pas se mouiller les pieds. Nous étions en pourparlers quand l'heure a sonné au clocher de l'église annonçant qu'il était midi, qu'on m'attendait à la maison, que nous devions regagner Paris le soir même et donc qu'aucune perte de temps n'était souhaitable. Le bon sens commandait de faire demi-tour de suivre la départementale en se garant des voitures (que Sa Majesté n'aimait pas non plus et s'évertuait à tenter de botter... pour leur apprendre!!) , puis à prendre le chemin qui traversait les cultures sous le soleil de midi, en plein cagnard.
Seulement, tous les cavaliers savent bien que, si on laisse le cheval refuser, il refusera toujours et j'en veux pour preuve son autre ennemi, le fossé. Je n'étais pas seule ce jour-là et des cavaliers expérimentés, des mecs, me trouvant trop douce avec mon Pégason, ont imaginé de lui faire franchir le fossé à coups de cravaches et de branches mortes sur la croupe, si bien que... à la nuit tombée, il a fallu soit contourner le fossé, soit dormir là. On a donc contourné et le cheval qui avait compris que le fossé n'était pas obligatoire, ne l'a JAMAIS sauté.
J'étais seule et ce gué, il allait le passer Rountoudjiou!!
Des jambes, des reins, de la voix j'ai voulu le faire avancer; aucun moyen de le tenir droit, il se tortillait comme une ver, tentant même sa célèbres descente d'épaule qui d'ordinaire entraînait la descente brutale du cavalier. Mais celle-là, je la connaissais bien... le temps passait, je commençais à fatiguer... pas lui!
Il a fallu ruser... j'ai mis pied à terre et je l'ai conduit en bride au bord de l'eau, je l'ai laissé boire et lui ai fait traverser l'eau en main, aller-retour. Je suis remontée en selle, pensant que maintenant il savait où il mettait les pieds et qu'il allait y aller... Tu parles! la comédie a recommencé.


Et puis l'idée est venue: je l'ai conduit au milieu de l'eau , en main, et c'est là que je lui ai grimpé sur le dos. Feinté le Pégason, il fallait bien qu'il aille quelque part; il n'y avait plus qu'à lui mettre le nez dans le bon sens et à regagner la rive. Félicitations, récompense et retraversée dans les deux sens à deux reprises...
Il n'était pas loin de quinze heures, l'accueil à la maison assez rock n'roll, mais ensuite et jusqu'à la fin de ses jours le Pégason a traversé l'eau et pas seulement ce gué , sans plus faire de manières.


Si vous avez encore un peu de courage, vous trouverez sur rvcontes la procréation magiquement assistée et au jardin la salade de pommes de terres de la mémère Clémentine.

mercredi 23 janvier 2013

La Pensée du Geek..

On peut toujours critiquer google, mais où, je vous le demande pourrait-on apprendre dans le même quart d'heure:
Où se trouve la Circassie,
De quoi se compose une BBcrème
Et le temps de cuisson des  pois chiches.?????

Les Grandes Découvertes



Première neige pour Merlin

mardi 22 janvier 2013

Bonus pour la Saint Vincent: une de mes chansons préférées :Renaud Séchan - Rue Saint Vincent

Gla gla!!!!!!

 Avec un bon manteau de fourrure, la neige c'est rien du tout!
Le problème, c'est que mes manteaux de fourrure, y'a encore la bête dedans.... et moi , je suis sans poils...

dimanche 20 janvier 2013

Filomena Moretti recital part 3/7

Claude communique





Lire jusqu'au bout ! Einstein aurait-il vu juste ?
Prendre un café entre amis ....

Dîner au restaurant ....


Apprécier l'art au musée ....


Discussion autour d'un verre ....



> Journée sympa à la plage ...

Supporter son équipe au stade ...

Rendez-vous avec sa copine ...
Point de vue ....

Albert Einstein:
"Je crains le jour où la technologie dépassera nos relations humaines :
Le monde aura une génération d'IDIOTS !"
à méditer !

samedi 19 janvier 2013

BARBARA 1959 : Chapeau Bas

La photo du samedi

pour Amartia

La neige est tombée, mais je ne suis pas encore sortie pour faire la "belle image". Seulement, hier, quand j'ai vu les premiers flocons, j'ai su que j'aurais froid aux oreilles. Alors, j'ai pensé à lui: le Bérêt d'Agnès!


Un bérêt qui a toutes les qualités: il est beau, il est seyant, il garde au chaud les oreilles sans pour autant massacrer les cheveux, il tient sur la tête sans coller la migraine..
Un bérêt parfait et qu'on peut trouver , lui ou son pareil car je crois que l'artiste n'en fait jamais deux semblables ICI.
La "poupée" ,elle, est une rescapée des ateliers maternels et se nomme "La Trépanée". Elles étaient nombreuses et toutes avaient un nom. Seule celle-ci est restée. Pourquoi "La Trépanée"? Regardez-là sans couvre-chef: