mercredi 31 octobre 2012

West Side Story- Cool

Le Bien Aimé



Avant de devenir un des ferments de la Révolution, Louis XV avait été surnommé le « Bien-Aimé » ; cette anecdote montre pourquoi.

« Il s’amusait quelque fois à faire lui-même sa cuisine. Les jours destinées à en effectuer la fantaisie, il partait ordinairement de Versailles, à midi précis, pour se rendre dans une de ses maisons de plaisance : là se développait sa science dans cet art. j’en fus témoin une fois à Saint-Hubert. IL y arriva accompagné des ducs de Gontaut, d’Ayen, de Coigny, de la Vallière, de Fleury, du prince de Beaufremont et du marquis de Polignac. La scène eut lieu dans le salon. Le comte de Croismare, le chevalier de Brusse, écuyers cavalcadours ; le chevaleir de Saint-Sauveur, le marquis de Montmorency, chefs de brigade des gardes du corps, et quatre de ses pages y demeurèrent ; personne d’autre n’y eut accès. Des valets de pied apportèrent seulement ce qu’il fallait pour entreprendre les apprêts du dîner, puis ils sortirent.
Le roi se chargea d’accommoder des poulets au basilic ; le duc d’Ayen, de le coction des œufs ; Gontaut, de plusieurs salades ; Coigny de veiller au rôti, Polignac, la Vallière, Beaufremont s’employèrent non moins utilement. Quand tout fut prêt, chacun de ces huit personnages mit sur la table un plat de sa façon. Ensuite ils y servirent eux-mêmes à l’aide de quatre « servantes » placées de deux en deux, sur lesquelles on avait posé toutes les choses nécessaires. Les officiers des gardes-du-corps , les écuyers cavalcadours et les pages assistèrent debout à ce dîner comme simples spectateurs ;
Pendant le repas, le roi offrit du thon à Giverville, un de ses pages : il accepta ; les trois autres reçurent, l’instant d’après, de la main même du monarque, différents mets. Lorsque chacun eut sa part, ils s’établirent sur une grande encoignure du salon, qui leur servit d’entrepôt. De temps à autre, le roi les appelait, augmentait ses bienfaits avec un air de satisfaction ; insensiblement l’encoignure devint trop petite pour les contenir, il fallut en déposer le supplément sur le parquet.
Les jeunes gens mangeaient beaucoup, mais ne buvaient pas. Le roi l’observa en se levant de table ; prenant alors une bouteille de vin, ce qui fut imité par tous les gens de sa cour, il s’approcha d’eux : « Tenez, leur dit-il, buvez. – Sire, répondit le chevalier de Ségonsac, nous n’avons point de verres. » Louis lui apporta le sien, et l’invita à le rincer. « Ah ! sire, lui répartit ce page, que Votre Majesté me permette de boire immédiatement après le plus grand monarque de l’Europe. » Le roi sourit, et de sa main remplit le verre de Ségonsac. Au moment du café, il en versa lui-même à ses pages. Ce genre d’affabilité démontre combien ses vertus étaient simples, naturelles et faites pour attacher.

De La Gorse

Le roi partageait-il aussi libéralement les demoiselles du parc aux cerfs avec ses pages ???

mardi 30 octobre 2012

Bach, Fugue in A minor, BWV 904

Au clair de la lune



La lune n'a pas seulement une influence sur les marées: il paraît qu'elle contribue beaucoup à augmenter le bégaiement. C'est du moins ce qu'affirme un éminent médecin belge qui, après plusieurs années d'observation, vient de formuler cette ordonnance impérative:
Bègues, ne vous promenez pas au clair de lune!
La clarté de l'astre des nuits augmenterait le bégaiement; de même la facilité d'élocution des bègues serait plus grande à la nouvelle lune qu'à la pleine lune.
Il reste encore des points obscurs dans la théorie des marées: jusqu'à présent, tout est mystère dans l'influence de la lune sur le bégaiement.
NOS LOISIRS - 26 août 1906

lundi 29 octobre 2012

gilbert becaud ET MAINTENANT 1962

Amour, humour


L'amour... il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font. A partir de quoi il m'apparaît urgent de me taire. Ou bien, alors, parlons de l'amour, mais sur un ton plus noble. Débarrassons-nous pour un temps de l'étouffante enveloppe charnelle où s'ébroue sans répit la bête ignominieuse aux pulsions innommables, dont l'impérieux désir, jamais assouvi, attise de son souffle obscène la flamme sacrée de l'idylle tendre dont il ne reste rien que ce tison brandi qui s'enfonce en enfer avant que ne s'y noie son éphémère extase qui nous laisse avachi sur ces lits de misère où les coeurs ne jouent plus qu'à se battre sans vibrer pour pomper mécaniquement l'air vicié des hôtels insalubres.

Pierre DESPROGES

dimanche 28 octobre 2012

NAT KING COLE ROUTE 66

Le fil de Sophie

"Lorsqu'on est malheureux soi-même, il est bien difficile de ne pas croire que certaines images ont comme des griffes et des piquants, et nous torturent par elles-mêmes."


ALAIN Propos sur le bonheur


samedi 27 octobre 2012

Une lueur

Si les informations d'où qu'elles viennent  vous désespèrent, si la Gauche comme la Droite vous consternent, si vous trouvez que les Verts n'ont pas bonne mine, si vous pensez qu'il n'y a pas grand chose à faire, et que de toutes façons "on n'y peut rien"...au lieu de vous effondrer les bras ballants et la mine dépitée, lisez ça:





Vous y verrez qu'il y'a sur terre des gens qui se bougent les fesses, qui cherchent des solutions et qui les trouvent. Et elles sont simples... il suffit d'un peu , (oh, pas beaucoup soyez sans crainte) d'un peu de générosité et d'altruisme. Pas besoin de prendre le sac et d'aller sauver la planète, juste quand vous faites vos courses, de lire les étiquettes et d'acheter de préférences les labels "commerce équitable". Vous voyez, c'est pas difficile... et en plus c'est meilleur, plus beau, souvent de meilleure qualité et vous ferez du bien à l'Univers...
P.

vendredi 26 octobre 2012

West Side Story-America

Hypocondrie


"Pour chaque malade qui vient me trouver et qui souffre vraiment, il s'en présente au moins cinq qui n'ont absolument rien si ce n'est une incapacité totale de vivre en bonne intelligence avec ceux dont ils partagent le toit. Ils appellent cela de tout ce qui leur passe par la tête - de l'hydarthrose du genou à la crampe des écrivains, mais c'est toujours la même chose, l'irritation produite par le frottement d'une personnalité contre une autre."

Agatha CHRISTIE - La vivante et la morte-




mercredi 24 octobre 2012

Depuis le temps qu'on vous le dit

On calcule que, pour procurer aux modistes les plumes et les cadavres entiers d'oiseaux que les femmes veulent sur leurs chapeaux, il faut tuer chaque année près de trois cent millions de créatures inoffensives, de créatures charmantes, de créatures utiles. Sans compter bien entendu, tout ce qu'on tue pour manger, tout ce qu'on tue pour le plaisir de tuer, de tendre un piège , de tirer un coup de fusil.
Il y a donc, parmi les animaux, un animal qui n'a pas de plus absorbante occupation que d'exterminer les autres. Le chat n'est cruel qu'aux souris; le tigre, symbole de férocité, ne déchire une proie que de temps en temps; l'homme tue sans arrêt.
Cependant,il n'arrivera pas à se trouver seul sur la terre, les oiseaux qu'il détruit, par exemple, cessent de détruire les insectes. Un chapeau de belle dame, qui représente la mort de trois ou quatre oiseaux, représente le salut de quelques milliards de bêtes nuisibles. Pour le plaisir d'empanacher nos femmes et nos filles, nous préparons les famines de l'avenir. Quand il aura fait disparaître ses meilleurs auxiliaires, l'homme disparaître lui-même devant la vermine, qui restera finalement maîtresse de globe.

NOS LOISIRS - 9 juin 1907


samedi 20 octobre 2012

Samuel Ramey - Les contes d'Hoffmann - Scintille, diamant

Spécialiste


 Un homme va chez son médecin : son testicule gauche est enflammé. Le toubib l'examine et lui dit doucement :- "C'est une inflammation du testicule gauche. Ce n'est pas grave, je vous donne le téléphone d'un ami urologue..." Mais le doc se trompe et lui donne le numéro de son avocat. Le bonhomme prend un rendez vous et part voir le soi-disant spécialiste.L’avocat lui demande :- "En quoi puis-je vous servir, Monsieur ?” Illico le malade baisse son pantalon et lui montre son testicule.“Comme vous voyez docteur j’ai le testicule gauche enflammé.”L’avocat le regarde hébété. Après un silence il lui dit :- “Cher ami, excusez-moi mais ma spécialité, c’est le droit ! Alors le malade s’énerve :- “Putain, c'est vraiment la merde ce pays : maintenant il y a un spécialiste pour chaque couille !”

vendredi 19 octobre 2012

Ballade De Johnny Jane

La pipelette...




Une espèce en voie de disparition : la concierge. La pipelette ainsi nommée non en raison de son intérêt pour les célébrités qui logent dans les étages qu’elle gouverne, mais parce qu’Eugène Sue, dans les « Mystères de Paris », que je ne saurais trop vous conseiller de relire, inventa les époux Pipelet, gardiens de l’immeuble, où vivait, entre autres personnages, la charmante Rigolette.
Muriel Barbery s’en souvenait-elle en écrivant « L Elégance du Hérisson » ?
Voilà un bouquin qui a fait un succès énorme ces derniers temps et je me demande bien pourquoi. Il est pas mal, d'accord et c'est vrai qu'il est bien écrit, mais enfin.... ce n'est pas « Les Mystères de Paris ».
Donc, l'histoire du "hérisson": dans un immeuble d'un quartier chic de Paris, la concierge est très laide et très intellectuelle. Sa laideur, elle ne peut la cacher, son intelligence, si; car elle s'imagine que la copropriété pourrait prendre ombrage de son aspiration au savoir.
C'est une gamine surdouée, la fille mal comprise d'une famille de bobos gauche caviar, qui va la première s'apercevoir de la réalité de la gardienne avec qui elle va sympathiser.
Un nouveau locataire emménage. C'est un japonais richissime et amateur d'art. Il va s'éprendre de la gardienne, qui, comme dans un conte de fées,sera transformée par l'amour.
Et puis je ne vous en dis pas plus; il vous faut encore des choses à découvrir le jour où vousaurez le livre entre les mains.
La différence première entre Eugène Sue et Muriel Barbery ? les époux Pipelets ont acquis l’immortalité et … impossible de me souvenir du nom de cette concierge.
En prime, le début des Mystères :
Le Tapis-franc
Le 13 décembre 1838, par une soirée pluvieuse et froide, un homme d’une taille athlétique, vêtu d’une mauvaise blouse, traversa le Pont au Change et s’enfonça dans la Cité, dédale de rues obscures, étroites, tortueuses, qui s’étend depuis le Palais-de-Justice jusqu’à Notre-Dame.
Le quartier du Palais-de-Justice, très-circonscrit, très-surveillé, sert pourtant d’asile ou de rendez-vous aux malfaiteurs de Paris. N’est-il pas étrange, ou plutôt fatal, qu’une irrésistible attraction fasse toujours graviter ces criminels autour du formidable tribunal qui les condamne à la prison, au bagne, à l’échafaud !
Cette nuit-là, donc, le vent s’engouffrait violemment dans les espèces de ruelles de ce lugubre quartier ; la lueur blafarde, vacillante, des réverbères agités par la bise, se reflétait dans le ruisseau d’eau noirâtre qui coulait au milieu des pavés fangeux.
Les maisons, couleur de boue, étaient percées de quelques rares fenêtres aux châssis vermoulus et presque sans carreaux. De noirs, d’infectes allées conduisaient à des escaliers plus noirs, plus infects encore, et si perpendiculaires, que l’on pouvait à peine les gravir à l’aide d’une corde à puits fixée aux murailles humides par des crampons de fer.
Le rez-de-chaussée de quelques-unes de ces maisons était occupé par des étalages de charbonniers, de tripiers, ou de revendeurs de mauvaises viandes.
Malgré le peu de valeur de ces denrées, la devanture de toutes ces misérables boutiques était grillagée de fer, tant les marchands redoutaient les audacieux voleurs de ce quartier.
L’homme dont nous parlons, en entrant dans la rue aux Fèves, située au centre de la Cité, ralentit beaucoup sa marche ; il se sentait sur son terrain.
Il vous reste à suivre Rodolphe dans l’île de la Cité …. Elle a bien changé !





jeudi 18 octobre 2012

Joshua Bell - Faure - Apres un reve (After a dream)

DUONG THU HUONG - Terre des Oublis .


C'est un roman d'amour et de guerre!
C'est "Autant en emporte le vent"?
Non!
C'est l'histoire d'une femme et de deux hommes, dans un pays qui se reconstruit!
Alors, c'est "Autant en emporte le vent"!
Non! La guerre, c'est celle du Vietnam; on devrait dire les guerres: celle qui libéra le pays des colons français, suivie de celle contre l'envahisseur américain.
Elles n'apparaissent qu'en filigrane dans ce roman; juste pour montrer ses répercussions sur le destin de Miên, jeune veuve de guerre heureusement remariée à Hoan.
Hoan fait fortune dans les plantations de poivriers et caféiers, puis dans le commerce. Ils sont heureux, ils ont un petit garçon, quand reparaît Bôn le premier mari officiellement mort à la guerre.
Trois destins bouleversés , une peinture du Vietnam actuel, avec ses paysages, la vie des gens simples dans un hameau de montagne.
Un beau roman, une belle histoire et tout au long des pages, la saveur et les parfums de cette cuisine asiatique qui réconforte et nourrit.

mercredi 17 octobre 2012

Le Père UBU : Dick Annegarn

Solidarité



LA CONSCIENCE :[...] Monsieur, il n'y a pas d'exercice plus salutaire que la gymnastique. Demandez à tous les hygiénistes [...]. (Il reste pendu par les pieds). Oh! au secours, je vais me briser les reins, venez à mon secours, monsieur Ubu.
UBU, assis: Ô non. Nous n'en ferons rien, monsieur. Nous faisons en ce moment notre digestion et la moindre dilatation de notre gidouille nous ferait périr à l'instant. Dans deux ou trois heures au plus notre digestion sera terminée et nous volerons à votre secours. Et d'ailleurs, nous n'avons point l'habitude de décrocher des guenilles.

Alfred JARRY (1873 - 1907) , Ubu cocu

mardi 16 octobre 2012

Bob Dylan - The Times They Are A-Changin'

Evolution de l'Homo Sapiens....

... par le professeur Claude, de l'Académie Gonipontine d'ethnologie.

"De not'temps, nous, les vieux, on parlait de révolution, mais dans le temps présent on parle plutôt d'évolution."

Quelques exemples : 








lundi 15 octobre 2012

Pierre Dudan - On prend l' café au lait au lit

P'tit déj...



Un Français prend son petit déjeuner
(café, croissants, pain beurre, confiture),
quand un Américain, ruminant son chewing-gum, vient s'asseoir
près de lui.
Le Français l'ignore, mais l'autre entame la conversation.
L'Américain: " Vous les Français, vous mangez tout le pain ? "
Le Français (de mauvaise humeur) : " Bien sur."
L'Américain : (après avoir fait une grosse bulle)
"Pas nous. Chez nous, on ne mange que l'intérieur.
On récupère les croûtes, on les recycle, on les
transforme en croissants et on les envoie en France."
Et il a un sourire plein de suffisance.
Le Français écoute en silence.
L'Américain insiste : " Vous mangez de la confiture avec le pain ?
Le Français : " Bien sur. "
L'Américain : (claquant sa gomme entre ses dents)
" Pas nous. Nous mangeons des fruits frais,
nous récupérons les épluchures, les pépins,
on les recycle en confitures qu'on envoie en France.
Le Français demande alors :
" Et qu'est-ce que vous faites avec les préservatifs usages ? "
L'Américain : " On les jette, bien sur. "
Le Français (avec un sourire suave) :
" Pas nous. En France, on les met dans un récipient, on les recycle, on les fait fondre,
on en fait du chewing-gum qu'on envoie aux Américains ".
Faut pas emmerder un Français qui prend son p'tit dej..




dimanche 14 octobre 2012

Eddy Mitchell - La Derniere Seance

Claude: dernière séance...

Une bonne séance (extrait de l’album "beau temps" Sempé 1999)

samedi 13 octobre 2012

Serge Gainsbourg la chanson de Prévert

automne

Voici moins de plaisirs, mais voici moins de peines. Le rossignol se tait; se taisent les sirènes.

Agrippa d'Aubigné

mardi 9 octobre 2012

Andreas Scholl - Bach - Erbarme dich

Fashion Week




  1. Le monde comme il va

Babouc alla passer la soirée chez un marchand de magnificences inutiles. Un homme intelligent, avec lequel il avait fait connaissance, l’y mena ; il acheta ce qui lui plut, et on le lui vendit avec politesse beaucoup plus qu’il ne valait . Son ami, de retour chez lui, lui fit voir combien on le trompait. Babouc mit sur ses tablettes le nom du marchand, pour le faire distinguer par Ituriel au jour de la punition de la ville. Comme il écrivait, on frappa à sa porte ; c’était le marchand lui-même qui venait lui rapporter sa bourse que Babouc avait laissée par mégarde sur son comptoir. Comment se peut-il, s’écria Babouc, que vous soyez si fidèle et si généreux, après n’avoir pas eu honte de me vendre des colifichets quatre fois au-dessus de leur valeur ?
-Il n’y a aucun négociant un peu connu dans cette ville, lui répondit le marchand, qui ne fût venu vous rapporter votre bourse ; mais on vous a trompé quand on vous a dit que je vous avait vendu ce que vous avez pris chez moi quatre fois plus qu’il ne vaut ; je vous l’ai vendu dix fois davantage ; et cela est si vrai, que si dans un mois vous voulez le revendre, vous n’en aurez pas même ce dixième. Mais rien n’est plus juste ; c’est la fantaisie passagère des homme qui met le prix à ces choses frivoles ; c’est cette fantaisie qui fait vivre cent ouvriers que j’emploie ; c’est elle qui me donne une belle maison, un char commode, des chevaux ; c’est elle qui excite l’industrie, qui entretient le goût, la circulation et l’abondance.
Je vends aux nations voisines les mêmes bagatelles plus chèrement qu’à vous, et par là je suis utile à l’empire. Babouc, après avoir un peu rêvé, le raya de ses tablettes ; car enfin, disait-il, les arts du luxe ne sont en grand nombre dans un empire que quand tous les arts nécessaires sont exercés, et que la nation est nombreuse et opulente. Ituriel me paraît un peu sévère.

VOLTAIRE

lundi 8 octobre 2012

Andreas Scholl: Largo di Handel : Ombra mai fu : Aria da Xerxes HWV 40 -...

Départ




La civilisation actuelle m’impose de ne plus jamais prendre d’habitudes. A peine suis-je parvenue à maîtriser une technologie, à intégrer un nouveau mode de vie, qu’ils sont frappés d’obsolescence. Aussi dois-je toujours rester en éveil, ouverte à la nouveauté sans même l’excuse de l’âge derrière laquelle je voudrais bien me retrancher…
Ainsi des voyages : il faut circuler beaucoup et souvent pour se trouver à l’aise dans un aéroport. A deux années d’intervalle plus rien ne se ressemble. Je quitte un matin mon chien, mon chat, mes roses et les vingt foyers qui composent le lieu où je vis pour me retrouver dans un paysage de béton, de verre et d’acier où ne subsiste pas même une herbe folle. L’inachevé se superpose au démoli et je suppose qu’au fil du temps, seuls les gravats resteront car de nouveaux besoins s’imposeront avant même que se terminent les entreprises en cours.
Seul réconfort : des personnes humaines et cependant souriantes sont postées auprès de bornes électroniques destinées à les supplanter. Mais tranquillisez-vous jeunes hôtesses, quand j’aurais compris comment les utiliser, d’autres machines viendront les remplacer dont je ne saisirai pas le fonctionnement et il faudra alors leur adjoindre des personnes humaines et souriantes, etc… Heureusement pour vous jeunes hôtesses, les machines sont plus malignes que les passagers…L’homme est encore utile ! C’est bon à savoir…

dimanche 7 octobre 2012

Voyage....


A la Saint-François,
La bécasse est au bois.



Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déception et fatigue. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force.
Et puis tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux. C’est de l’autre côté de la vie.

CELINE


samedi 6 octobre 2012

Claude n'est vraiment pas sérieux

sponsorisé par ...

vendredi 5 octobre 2012

De l'amour et des feux...

Les jours se font courts et le temps plus frais; il est temps de se mettre au chaud, de rallumer le feu et pourquoi pas... de déclarer sa flamme.
Certes comparer l'amour et le feu relève du lieu commun, mais il est vrai qu'un amour s'allume, s'entretient et meurt tout comme une flambée.
Voyez la flambée: il faut agencer avec soin le papier journal froissé, sur lequel on disposera des brindilles, du petit bois bien sec et quelques bûches qui seront disposées de manière à laisser de l'air passer. Des bûches qu'il faut choisir anciennes, proches de l'amadou pour assurer un bon départ. Ensuite on en posera de plus grosses, plus jeunes pour que le feu dure longtemps. Ensuite, vers la fin de la soirée, on attendra qu'elles soient devenues braises ardentes pour y faire dormir cette lourde pièce de chêne ou d'orme qu'on recouvrira de cendres afin qu'elle ait besoin de toute la nuit pour se consumer doucement; au matin, il suffira de quelques brindilles sèches et d'un souffle énergique pour que la flambée se réveille, joyeuse et crépitante. On peut de cette façon entretenir un feu pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
Il faut savoir aussi, quand au matin il ne reste que cendres grises et braises noires, guetter le moindre point rose, la moindre fumerolle et doucement la caresser d'un souffle doux, lui tendre la boule de papier froissé, les quelques feuilles mortes qui lui donneront le goût de renaître. Avec tendresse, avec patience, souffler, souffler encore jusqu'à ce que timide, une flammèche s'élève et s'enroule autour des brindilles. Il est bien rare, quand on en arrive là que le feu refuse de repartir.
Mais si la bûche trop ardente s'est consumée avant la fin de la nuit, si les cendres sont froides irrémédiablement, alors sans états d'âme, videz le foyer, nettoyez-le et recommencez. Ce nouveau feu, faites-le durer le plus longtemps possible.
Vous qui venez de prendre la main d'un nouvel amoureux, faites-lui passer l'épreuve du feu, qu'il soit de cheminée ou feu de camp sous la lune. Voyez comment l'homme se comporte avec le feu... comment il l'allume, comment il l'entretient, comment il le ranime....




jeudi 4 octobre 2012

mercredi 3 octobre 2012

PROVERBE


Qui se sent morveux, qu'il se mouche est un proverbe correct et régulier, car il n'y a aucune raison pour que j'aille moucher le nez d'un type que je ne connais pas, que je n'ai jamais vu et dont je n'ai strictement rien à foutre.

Pierre DAC

De la part de Claude et pour faire suite à "musique et caractères"

mardi 2 octobre 2012

De la musique et des caractères

Un professeur de musique, qui a formé de nombreux élèves dans toutes les classes de la société, assure qu'il y a une remarquable corrélation entre les goûts musicaux et le caractère. Des observations très minutieuses, portant sur un très grand nombre de personnes et de longues années l'autorisent, assure-t-il, à formuler du moins en ce qui concerne les femmes, les conclusions suivantes:
Les élèves qui manifestent une prédilection pour les oeuvres de Strauss sont frivoles; celles qui préfèrent Beethoven manquent ordinairement de sens pratique, et parfois même de simple bon sens. Au contraire, celles qui se délectent avec les harmonies de Listz sont ambitieuses, assez fréquemment poseuses. Les ferventes d'Offenbach sont pour la plupart de petites étourdies fort capables d'inconséquences et de coups de tête inconsidérés. Les admiratrices de Gounod sont minaudières et très sentimentales; le goût de Mozart serait surtout répandu parmi les prudes désagréables. Une certaine vulgarité, apparente ou cachée, caractériserait les wagnériennes, tandis que la gourmandise, la coquetterie, le goût des toilettes tapageuses seraient plus spécialement l'apanage des fidèles de Saint-Saëns.

NOS LOISIRS - 19 mai 1907

Note de la chroniqueuse: J'ai le regret de vous informer que, selon l'ordre de mes préférences, je suis une petite étourdie capable d'inconséquences et de coups de tête inconsidérés, je manque de sens pratique et de simple bon sens, ce qui ne m'empêche pas d'être une prude désagréable, frivole de surcroît. Mais je ne suis ni ambitieuse, ni poseuse, bien que vulgaire, gourmande et que je m'habille comme un guignol.
Voilà, je suis bien contente d'avoir appris ça!

lundi 1 octobre 2012

Chant d'amour




"Que tu es beau, mon bien-aimé, que tu es charmant! Notre lit est le vert des prés, les cèdres les poutres de nos maisons, notre toit les cyprès."

SALOMON - Cantique des cantiques.