jeudi 31 mai 2012



Quand l’homme eut inventé la selle, il s’aperçut que le plus dur restait à faire : attraper le cheval.
François CAVANNA

mercredi 30 mai 2012

Elle est impayable!


Mme Lagarde, auteure de la phrase
"les Grecs n'ont qu'à payer leurs impôts"
gagne 380 000 euros annuels
et n'en paye pas
car fonctionnaire internationale.
Voilà d'ailleurs la solution !
Nommer les Grecs
fonctionnaires internationaux.

CLAUDE



Et franchement... qui aurait envie de payer???


La chroniqueuse

mardi 29 mai 2012


" Je me sentais redevenir meilleure, c'est à dire capable de vivre sur moi-même, et ponctuelle comme si j'eusse déjà su que la règle guérit de tout."

COLETTE

lundi 28 mai 2012

Palme d'Or à Claude....



 
Ci-dessous la critique De Thomas Sotinel du dernier film de Michael Haneke.

Pour ceux qui n'ont pas vu "Le Ruban blanc", ou ceux qui ne l'ont pas revu depuis 2009, je vous recommande de voir ou de revoir ce chef-d’œuvre.


"Amour" : s'aimer, jusqu'à ce que la mort vous sépare

LE MONDE | • Mis à jour le

"Amour", c'est ce trajet jusqu'au bord de l'abîme que Michael Haneke invite à faire les yeux grands ouverts.
Cet Amour-là unit Georges et Anne depuis des décennies. Michael Haneke en raconte les derniers moments. Un prologue terrible, inquiétant, ne laisse aucun doute sur l'issue fatale qui attend les vieux amants. Comment en douter de toute façon, puisqu'ils ont tous deux passé 80 ans.
A cause de ce prologue, à cause de ce que l'on sait du film, on l'a découvert, dimanche 20 mai, avec une appréhension qui confinait à la peur. Jusqu'à ce jour, Michael Haneke a plus brillé par sa lucidité et sa rigueur que par sa compassion et son empathie. L'agonie d'un vieux ménage pouvait donner lieu à un spectacle insupportable. Deux heures plus tard, les applaudissements, d'une chaleur hors du commun pour une projection de presse, saluaient un film dans lequel on retrouve la force (voire la violence) d'expression de l'auteur, à laquelle s'ajoute cette fois une délicatesse inédite.
Cette dimension tient au couple que forment Emmanuelle Riva et Jean-Louis Trintignant. Elle, qui est venue à Cannes pour la première fois en 1959 présenter Hiroshima mon amour, d'Alain Resnais ; lui, qui a reçu le Prix d'interprétation en 1969 pour Z, de Costa-Gavras, sont des interprètes au courage immense, dont on ne pouvait s'empêcher de désirer (même si c'est une pensée un peu futile au regard du film) qu'il soit justement récompensé.
Jean-Louis Trintignant dans le film autrichien de Michael Haneke, "Amour".
Après le prologue, une séquence donne une vue éphémère du bonheur qui a été celui d'Anne et de Georges. Ils sont au Théâtre des Champs-Elysées, à Paris, au concert d'un ancien élève (le pianiste Alexandre Tharaud, dans un rôle qui n'est pas tout à fait le sien) d'Anne. Ils vont le saluer dans sa loge, rentrent en bus dans leur grand appartement désuet d'un quartier bourgeois de Paris.
Dans cet espace à la topographie simple, que l'on va bientôt savoir par cœur, ils flirtent, échangent des banalités et se couchent. Une foule de détails, qui tiennent autant au décor (entièrement inventé en studio), à la mise en scène qu'à l'interprétation, racontent en quelques minutes une vie de couple harmonieuse, qui s'est sans doute construite en excluant le monde extérieur, chacun des conjoints trouvant en sa moitié toute l'altérité dont il a besoin.
Un matin, Anne est saisie d'une absence, premier symptôme d'un grave problème circulatoire. Une opération tourne mal et la laisse hémiplégique, mais lucide. Ces premières stations du chemin, dont on sait la destination finale, sont traitées avec une légèreté, une grâce inattendues. Emmanuelle Riva est formidable de force, d'obstination. Elle prête à Anne une autorité irrésistible, à laquelle Georges tente de résister par l'ironie. Quand elle lui demande : "Que dirais-tu si personne ne venait à ton enterrement ?", il répond : "Rien, probablement." L'ironie sèche de Trintignant, décuplée par le timbre de sa voix, a déclenché un éclat de rire comme on n'en a rarement entendu dans le Théâtre Lumière, à Cannes.
Emmanuelle Riva dans le film autrichien de Michael Haneke, "Amour".
Il s'agissait aussi de se ménager une pause dans la marche à l'abîme. A l'approche de la mort, Georges et Anne ne cherchent pas d'autre secours que leur amour. Il n'y a pas d'au-delà pour ces mélomanes professionnels. Elle a été professeure de piano ; lui, on ne sait pas trop, un intellectuel, sans doute, à en juger par les rayonnages de livres. Ils croient en l'art, en la raison. Mais Anne ne peut plus jouer de piano, la musique se tait peu à peu. Le jeune pianiste leur rend visite, sa peur panique face à la condition d'Anne met les vieillards dans une sainte colère.
Cette bataille n'a qu'un temps, elle est perdue d'avance : vaincue par des accidents circulatoires à répétition, Anne sombre dans la démence, pendant que Georges organise la solitude, écartant tous les importuns quelle que soit leur légitimité. Eva, la fille (Isabelle Huppert, qui se tient très légèrement en retrait), comme les infirmières, comme les concierges à la sollicitude envahissante.
A sa fille, Georges dit : "Ça se passera comme ça s'est passé jusqu'ici. Ça ira de mal en pis. Ça durera, et puis un jour ça sera fini."
Amour, c'est ce trajet jusqu'au bord de l'abîme que Michael Haneke invite à faire les yeux grands ouverts. Le metteur en scène autrichien n'a jamais été un réaliste. Ses scénarios originaux (comme celui d'Amour) procèdent d'observations minutieuses, qui sont ensuite mises au service d'une histoire, de personnages. Ces détails matériels - le mobilier, les costumes - serviront finalement plus au spectateur qu'aux acteurs.
Michael Haneke avec Jean-Louis Trintignant sur le tournage d'"Amour".
Contrairement à ce qu'il a pu faire par le passé, Michael Haneke n'assigne pas à ses interprètes une place de rouage dans le mécanisme de son cinéma. C'est la chair, le sang et les humeurs qui font le film, donc les êtres humains qui se trouvent devant la caméra.
Emmanuelle Riva d'abord, une dame très chic - de celles dont on vante la beauté malgré l'âge -, qui devient un être difforme et apeuré, mais un être avant tout. Jean-Louis Trintignant ensuite, qui affiche un instant sa superbe de patriarche acariâtre (dans ses duos avec Isabelle Huppert, on retrouve un peu de la cruauté usuelle de Haneke) pour se laisser un temps envahir par le désarroi.
Ce décor est filmé dans une lumière nette, qui ne laisse rien ignorer du passage du temps sur les choses et sur les visages. Pour l'image, Michael Haneke a fait appel à Darius Khondji, virtuose de la couleur (Minuit à Paris, de Woody Allen), qui travaille ici, avec sobriété, sur une palette restreinte. Sous la direction de Michael Haneke, ces couleurs sourdes, cet espace clos, cette histoire ordinaire, cette poignée de comédiens touchent au plus grand mystère de la condition humaine.

Film franco-autrichien de Michael Haneke avec Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva, Isabelle Huppert (2 h 05).
 
 

dimanche 27 mai 2012

Courrier du coeur




MESA - Ô Ysé!
YSE - C'est moi, Mesa, me voici.
MESA - Ô femme entre mes bras!
YSE - Tu sais ce qu'est une femme à présent?
MESA - Je te tiens,je t'ai trouvée.
YSE - Je suis à toi.
          Je ne me recule pas, je te laisse faire ce que tu veux.

MESA -Ainsi donc
            Je vous ai saisie! et je tiens votre corps même
            Entre mes bras et vous ne faites point de résistance et j'entends dans mes entrailles votre coeur qui bat!
            Il est vrai que vous n'êtes qu'une femme, mais moi je ne suis qu'un homme,
            Et voici que je n'en suis plus et que je suis comme un affamé qui ne peut retenir ses larmes à la vue de la nourriture!
           Ô colonne! ô puissance de ma bien-aimée! Ô il est injuste que je vous ai rencontrée!
           Comment est-ce qu'il faut vous appeler? Une mère,
           Parce que vous êtes bonne à avoir.
           Et une soeur, et je tiens votre bras rond et féminin entre mes doigts,
           Et une proie, et la fumée de votre vie me monte à la tête par le nez, et je frémis de vous sentir la plus faible comme un gibier qui plie et que l'on tient par la nuque!
           Ô je m'en vais et je n'en puis plus, et tu es entre mes bras comme quelqu'un de replié.
           Et dans la pression de mes mains comme quelqu'un qui dort. Dis, puissance comme de quelqu'un qui dort
          Si tu es celle que j'aime.
          Ô je n'en puis plus, et c'en est trop, et il ne fallait pas que je te rencontre, et tu m'aimes donc, et tu es à moi, et mon pauvre coeur cède et crève!

CLAUDEL


mercredi 23 mai 2012

Le Petit Ver d'Arc et Senans-


 
Il faut savoir présenter des excuses même quand on ne comprend pas de quoi on s'est rendue coupable, car  au fond, ce n'est qu'une question de point de vue et surtout d'amour-propre et comme dit une BD - Martin Veyron, je crois,- "L'amour propre ne le reste jamais bien longtemps".
 On peut faire du mal sans en avoir conscience et il ne faut pas hésiter à demander pardon à la fourmi sur laquelle on marche sans l'avoir vue, à l'insecte qu'on noie par mégarde en nettoyant la salade et comme j'ai demandé pardon au Petit Ver d'Arc et Senans.
Je suis passée par là en allant de Belfort en Ardèche et plutôt que vous raconter et décrire par le menu la merveille architecturale puisqu'en allant sur le Web vous y trouverez plus et mieux que je ne saurais dire, je préfère vous parler de ce petit ver qui vivait dans un pomme.
J'aime les pommes et aussi marauder; en quittant les Salines pour reprendre ma voiture, j'avise un pommier d'une espèce inconnue (de moi); de jolies pommes vertes, pas encore à maturité, mais cependant tentantes. Certaines étaient tombées et pour y goûter, j'en ramasse une dans laquelle je croque hardiment. Elle était encore acide mais pleine de promesse et j'allais y croquer à nouveau quand sous mon oeil gourmand, sort d'un trou proche de la trace de mes dents, une minuscule bestiole effarée, un petit ver translucide qui dressait et tournait en tous sens une tête étonnée, alarmée... qui m'a fait soudain prendre conscience de la violence de mon intrusion dans sa calme vie de petit ver de pomme.
Je lui ai présenté mes excuses, j'ai reposé la pomme sur l'herbe et j'ai repris ma route....

mardi 22 mai 2012

dimanche 20 mai 2012

Le "canard"

Il suffisait de l'enchaîner pour lui rendre toute sa valeur, à notre bon vieux Canard!
Hé oui, pourquoi dit-on d'un périodique qu'il est un "canard?
C'est que jusqu'aux environs du XII° siècle, canard ne désignait pas celui que se dandine dans les basse-cours, mais un incorrigible bavard, celui qui colportait les nouvelles vraies ou fausses. 
En 1631, Théophraste Renaudot, publiait sa "Gazette", créant ainsi la presse et c'est près d'un siècle plus tard, qu'on prit l'habitude d'appeler "canard", une fausse information. 
Un siècle encore s'écoula et c'est la magazines peu fiables qui prirent le nom du volatile.
Défaut qu'on ne peut attribuer au "Canard" qui chaque mercredi en secouant ses chaînes contribue à faire tomber les nôtres...
La Chroniqueuse

vendredi 18 mai 2012

Courrier du coeur

De Chateaubriand à Juliette Récamier-

Rome, 1er janvier 1829

1829! J'étais éveillé; je pensais tristement et tendrement à vous lorsque ma montre a marqué minuit. On devrait se sentir plus léger à mesure que le temps nous enlève des années. C'est tout le contraire. Ce qu'il nous ôte est un poids dont il nous accable. Soyez heureuse, vivez longtemps, ne m'oubliez jamais, même lorsque je ne serai plus. Un jour, il faudra que je vous quitte. J'irai vous attendre. Peut-être aurai-je plus de patience dans l'autre vie que dans celle-ci où je trouve trois mois sans vous d'une longueur démesurée....

Parité, parité chérie....


Bon, d'accord,

il y a parité homme-femme.
Mais à quand le jour
où l'on dira non plus que le gouvernement compte
34 ministres, dont 17 femmes,
mais qu'il compte
34 ministres, dont 17 hommes ?

Claude

jeudi 17 mai 2012

Une ferme fortifiée


A 30 km environ au nord de Chartres, on rencontre le Thymerais. Ce qui ne laisse pas de surprendre puisqu’on ignore généralement l’existence de ce bailliage établi par Henri IV en 1589 et dont le siège se trouve à Châteauneuf .
Le Thymerais n’est plus l’Ile de France et pas encore la Normandie ; il est moins plat que la Beauce et pas tout à fait aussi vallonné que le Perche.
Il comprend, outre Châteauneuf et Thimert, Maillebois, Brezolles, Senonches, Belhomert, la Loupe, La Ferté-Vidame et entre Senonches et Maillebois , Louvilliers les Perche
Sa limite avec le Perche se situe à la lisière sud des bois de la Ferté et de Senonches.
Le Thymerais comme le Perche relevait de l’intendance d’Alençon.
On rencontre dans cette région un grand nombre de fermes fortifiées telles le Plessis à Pontgouin la Grand’Maison au Favril ou le Romphay à Digny pour n’en citer que quelques une. Cette architecture particulière s’est développée au cours de la guerre de cent ans, les bâtiments ayant une vocation défensive, protectrice et nourricière des populations.
Schéma rapide : les Anglais tenaient Verneuil et la Normandie ; le roi de France , Charles VII était réfugié à Chinon ; la Beauce, sans obstacle naturel fleuve ou montagne était donc un couloir aisé pour amener les Anglais de Normandie jusqu’aux bords de Loire, d’où l’utilité de ces forteresses du Thymerais. Et parmi elles, le Rouvray.
Situé au bord de la route de Verneuil, sur le Plateau, la ferme du Rouvray réunit autour d'une vaste cour, un ensemble de bâtiments de diverses époques, isolés par de larges douves, maintenues en eau par l’inclination naturelle du terrain qui permet aux eaux de pluie de ruisseler dans le bon sens.
Le nom de Rouvray, vient du chêne rouvre, commun au temps des Gaulois, devenu très rare et qui portait le gui sacré des druides. Ce gui n’a rien à voir avec celui qui parasite nos pommiers et auquel on ne peut guère trouver d’autre utilité que celle du bouquet de fin d’année sous lequel embrasser nos amoureux.
Le Rouvray, habité depuis fort longtemps, de par son nom revendique une origine celtique et probablement fut un lieu sacré. Les traces de cette civilisation sont nombreuses dans le périmètre : Mainterne, village voisin dont le nom a pour origine maën-tal (extrémité de la roche) et la ferme proche de la Lucazière , lieu vraisemblablement dédié au culte de Lug , dieu de la lumière.
On peut supposer qu’au temps des Gaulois une forteresse était établie sur l’emplacement du Rouvray.. Mais des constructions en bois des Gaulois, il ne reste plus rien, sauf le nom d’un hameau voisin : La Plesse. Une Plesse était une fortification avancée, défendue par un maillage de branches, de ronces et d’aubépine. Le mot de plesse désigne toujours dans le Perche une clôture végétale de préférence épineuse. Il en est resté le plessis qui désigne la défense avancée d’une forteresse.
En suivant l’ordre logique des choses, le Rouvray, situé à deux kilomètres de la voie romaine qui passe à Blévy, fut probablement une villa Gallo-Romaine.
Vers 960, le Rouvray est une véritable forteresse enceinte de murailles en silex renforcés de puissants contreforts et entourée de fossés alimentés par les eaux de pluie et maintenus en eau par la pente naturelle du sol. Ces douves sont toujours en état. En été , en période de sécheresse, on peut en se promenant le long des douves, voir des traces de ces constructions, en particulier sur la face nord.
Une seule tour subsiste -peut-être du XII° -et on distingue encore les fondements des autres.
Place forte pendant la guerre de cent ans, les bâtiments actuels supportés par une charpente du XVI°, datent dans leur ensemble du XVII° siècle, sauf bien entendu, les bergeries dont on peut situer la construction vers le début du XIX°.
Toujours est-il que de ce passé, nous n’avons aucune preuve formelle.
En 1460, un an avant la mort de Charles VII, le Rouvray dont la suzeraineté dépassait largement les limites de Maillebois, devint un simple manoir. François de Courseulles bailli et capitaine de Dreux, épouse Jacqueline Le Barrier, fille d’un écuyer, seigneur du Rouvray qui lui apporte en dot, outre d’autres seigneuries : le Rouvray.
Les terres, alors d’une étendue considérable, jouissaient de droits seigneuriaux dont Maillebois dépendait. Plus tard, vers la fin du règne de Louis XV, les seigneurs du Rouvray en difficulté, furent expropriés et les seigneurs de Maillebois réunirent les terres à leur domaine ce qui leur donna les droits de haute, moyenne et basse justice.
En 1552, Pierre de Courseulles achète le domaine de Dampierre.
En 1587, Jean de Courseulles est valet de chambre ordinaire du roi Henri III et possède un important patrimoine.
Son fils François devient conseiller du roi Louis XIII, achète les domaines de Fortisle et de Tréon. Il meurt en 1649( la Fronde). Il est inhumé à Dampierre qui est resté le lieu de sépulture de la famille de Courseulles.
Sous le règne de Louis XIV, commence une période de difficultés. Les forges de Dampierre sont vendues au duc d’Enghien.
Son acquisition par le marquis de Maillebois , vers 1740.
S’ensuit une longue période de fermage jusqu’au rachat en 1860 par Mr Paris maire de Saint-Maixme.
Le destin du Rouvray fut dernièrement  lié à celui du domaine voisin de Maillebois. C’est à cette époque qu’ eut lieu le tournage en 1966 tant à Maillebois qu’au Rouvray, des « Illusions perdues » d’après Balzac ; téléfilm en quatre épisodes , réalisé par Maurice Cazeneuve, avec Anne Vernon, la duchesse de Langeais ; Bernard Noël, Vidocq ; Elisabeth Wiener, Coralie ; Yves Rénier, Lucien de Rubempré ; François Chaumette, Mr du Châtelet.
.

mercredi 16 mai 2012

Vous faites pas de bile, allez!





Canard enchaîné du 9 mai 2012-


dimanche 13 mai 2012

vendredi 11 mai 2012

L' adage n'a pas d'âge


Abondance de biens ne nuit pas

mercredi 9 mai 2012

Coup d'envoi de Claude...

  5
4
3
2
1
GO!!!

mardi 8 mai 2012

Cadeau matinal de Claude...


CHANGEMENT – par le prix Nobel de l'économie Paul Krugman

« Les Français se révoltent. 

Les Grecs aussi. 

Et il était temps »


Le prix Nobel de l'économie Paul Krugman analyse dans un éditorial du New York Times les résultats de ce dimanche électoral en Europe : "Les Français se révoltent. Les Grecs aussi. Et il était temps." L'économiste américain voit en effet dans les votes grecs et français le signe clair que "la stratégie qui consiste à opter pour l'austérité prend fin, et ceci est une bonne chose."
Paul Krugman revient sur le parcours du nouveau président français, François Hollande, moquant au passage ceux qui le décrivaient comme "une menace" parce qu'il "croyait au besoin de créer une société plus juste". "Quelle horreur !", répond le prix Nobel - en français dans le texte. Pour l'économiste, l'élection de François Hollande est plutôt le signe de la fin de l'alliance "Merkozy" et de l'axe Paris-Berlin, chantre de l'austérité ces deux dernières années. "Une stratégie qui ne fonctionne pas et n'a pas de chance de fonctionner : il est temps de passer à autre chose", résume-t-il, avant d'affirmer que "les électeurs européens, au final, s'avèrent plus sages que les élites du continent".
A l'aune de ces votes, quelle alternative s'ouvre désormais pour sortir l'Europe de ce marasme économique ? L'économiste ne cache pas que l'idée d'une sortie de l'euro - "une solution qui séduit plus que ce que beaucoup d'Européens veulent admettre" - pourrait être "un moyen rapide de restaurer la compétitivité et de relancer les exportations" par le biais d'une "dévaluation". Mais ce choix serait "extrêmement perturbant, et représenterait de plus une énorme défaite pour le projet européen, cet effort pour promouvoir la paix et la démocratie à travers une plus grande collaboration".
"Existe-t-il un autre moyen, alors ?", s'interroge l'économiste dans les colonnes du New York Times, avant de répondre à l'affirmative. Pour lui, l'exemple de la réussite allemande "n'est pas, comme les Allemands l'imaginent, un argument pour imposer l’austérité aux peuples d'Europe du Sud, mais bien un argument pour mener des politiques plus expansionnistes ailleurs, et pour faire abandonner à la Banque centrale européenne cette obsession de l'inflation et de la croissance".
Berlin risque de "ne pas aimer cette conclusion", ironise Paul Krugman. "Mais il semble que les Allemands n'ont plus le soutien indéfectible de l'Elysée. Et ça, croyez-le ou non, signifie que l'euro et le projet européen ont désormais de meilleures chances de survie."

samedi 5 mai 2012

Notre Claude chante clair....

Battre la campagne

Voilà  plus de quatre ans qu'un coq en rien gaulois
Gouvernait sans partage et imposait sa loi. 

Nombre de volatiles n'osaient le contredire
Bien  qu'il fut bas sur pattes, c'est le moins qu'on puisse  dire. 

D'origine hongroise, ce coq trop  agité
Ne laissait à personne le soin de  décider.

Oui mais dans quelques mois il faudrait  bien choisir
Un chef  pour la basse-cour. Qui allait-on élire ? 

« On ne veut plus du coq, il nous a affamés
Gardant  le blé pour lui et pour tous ses poulets » 

Disaient les pensionnaires de notre  basse-cour.
«  Voyons un peu pour qui voter au premier tour.»

Trouver un prétendant n'était pas chose aisée,
On le voulait plus grand, pas trop mou et racé.

Une faisane royale aux dernières élections
Avait  perdu des plumes dans cette confrontation
D'ailleurs perdu aussi la confiance de ses potes
Qui cherchaient quelqu'un d'autre pour battre le  despote.

Un jars avait la côte, vieux mâle grisonnant  ;
Dominer et niquer, tel était son passe-temps.

Partout, dans chaque recoin, on le voyait le  soir
Sauter toutes les oies, qu'elles soient blanches ou  noires.

" Pas question de le prendre, il pense trop  à la chose. 
Qu'il  aille se faire soigner, que nos oies se reposent »

Clamait un fier dindon venu droit de  Hollande
Qui  jurait d'exaucer jusqu'aux moindres demandes.

Il avait réussi à se débarrasser
 D'une  grosse dinde chti qui voulait s'imposer

En cherchant le soutien des poules et des  faisanes
Par  l'interdit des œufs de plus de trente-cinq grammes.

Ce Dindon courtisait une cane colvert.
Migratrice, elle venait d'un pays où l'hiver

Est plus rude qu'en France et pour son  grand bonheur
Avait  mis hors combat un pigeon voyageur.

Au demeurant jolie, elle jugeait qu'il  fallait
Pour pouvoir l'emporter promettre aux poulets

Nourriture plus saine, une vie plus aisée,
Mais  sans OGM et blé labellisé.

Le Dindon disait oui mais en réalité
C'était juste pour lui prendre les voix qu'il  convoitait.

Et pour tout perturber, voila qu'un vieux  poulet
Qui avait trépassé, était ressuscité.

Prétextant qu'il avait ainsi côtoyé  Dieu,
 
La  place de dirigeant, il appelait de ses vœux.
    
Ajoutez à ceux -là une sorte de poule d'eau,
Une  espèce marine qui parlait fort et haut

Et voulait quAllah sorte de son poulailler
Mettre  les poules tête nue qui avaient immigré.

« Elles viennent nous envahir et manger notre  blé
Si on les laisse faire, nos cous elles vont
  plumer.

Renvoyons les chez elles à coups de pieds  aux cul(te)s, !»
Tels  étaient les propos de notre gallinule.

Il y en eu bien d'autres d'ici le premier tour,
Candidats qui voulurent susciter notre amour,

Des paons et des canards essayant de faire croire
Que dans la basse-cour il faut reprendre espoir,

Cahin-caha nous sommes au second tour,
Le hongrois déplumé va griller dans le four,

C'est un bonheur immense,
Et la foule est en transe,

Le bonheur est là, juste à portée de patte.
Vous y croyez vraiment ? Mais que vous êtes tartes  !

          A la manière de  J. de  La Fontaine.  

jeudi 3 mai 2012

Les rogations


C’est bientôt les Rogations ! On s’en fout me direz-vous. Qui célèbre les Rogations et d’abord, c’est quoi les Rogations ???
Bonne question ! Les Rogations se célèbrent dans les trois jours qui précèdent l’Ascension. On processionne à travers la campagne, pour demander à Dieu de protéger les récoltes.  C’est au V° siècle, après une série de calamités printanières,  que St Mamert institua la coutume.
E t depuis lors, au petit matin, tout le village, croix en tête et précédé du curé, des vicaires etdes enfants de chœur en grand arroi, s’ébranlait à travers la campagne. Le curé bénissait d’un goupillon magistral les futures moissons, les arbres en  fleur et le bétail étonne. D’une voix aussi fausse que les cœurs étaient purs, les litanies des saints montaient jusqu’au ciel. Devant chaque fontaine, chaque puits, la procession s’arrêtait et le prêtre jetait dans l’eau un sel purificateur…
Désormais, le curé a bien trop de paroisses à desservir pour prendre le temps de bénir les cultures…
Et ce sont des tracteurs qui processionnent à travers champs , répandant largement, pesticides, insecticides et autres saloperies…
Qui nous rendra les Rogations ???