vendredi 30 mars 2012

Sauvez le rhinocéros

Chers amis,




Le rhinocéros est tant chassé qu'il est en voie de disparition, à cause de l'explosion des ventes de ses cornes en Asie. Mais une pression de l'Union européenne sur la Chine et le Vietnam peut forcer la communauté internationale à intervenir pour sauver le rhinocéros -- signez notre pétition pour demander à l'UE d'agir!



Cliquez ici pour signer la pétition
La chasse au rhinocéros le menace d'extinction et pourrait bien le faire disparaître à jamais, sauf si nous agissons maintenant. De nouvelles statistiques consternantes révèlent que 440 rhinocéros ont été sauvagement tués l'an passé rien qu'en Afrique du Sud -- une augmentation spectaculaire alors que seuls 13 rhinocéros s'étaient fait arracher les cornes il y a cinq ans. Les nations européennes pourraient conduire le monde à voter un nouveau plan pour sauver ces créatures fascinantes, mais il faut d'abord que notre appel parvienne à leurs oreilles!

À l'origine de ce massacre, un énorme pic de la demande de cornes de rhinocéros qui sont utilisées dans la fabrication de faux traitements contre le cancer, de remèdes contre la gueule de bois et de porte-bonheur en Chine et au Vietnam. Les mouvements de contestation en Afrique du Sud ont jusqu'à présent été ignorés par les autorités, mais l'Europe peut renverser la situation. Elle devra persuader la convention mondiale pour la protection des espèces menacées d'extinction d'interdire totalement le commerce de rhinocéros -- vente et achat dans tout pays du globe -- lors du prochain sommet international crucial en juillet qui réunira ces pays.

La situation est si alarmante que la menace touche même les zoos et musées européens, qui sont en alerte rouge pour démanteler les bandes de braconniers qui tuent des rhinocéros! Lançons un immense tollé et exhortons l'Europe à faire pression pour voter de nouvelles protections qui sauveront les rhinocéros de l'extinction. Quand nous aurons atteint 100 000 signatures, notre appel sera remis à Bruxelles, le cœur décisionnaire de l'Europe, avec un troupeau de rhinocéros en carton. Toutes les 50 000 signatures, nous ajouterons un rhinocéros au troupeau -- représentatif de notre mobilisation, ce troupeau ira aux portes des délégués de l'UE, pendant qu'ils décident de leur position. Signez la pétition et faites suivre cet e-mail à tous:

http://www.avaaz.org/fr/save_rhinos_fr/?vl

Un rhinocéros a été tué chaque jour de janvier en Afrique du Sud, où vivent 80% des derniers rhinocéros de la planète. Leurs cornes ont atteint une valeur marchande de plus de 65 000 dollars le kilo -- ce qui est plus cher que l'or ou le platine. Le ministre de l'environnement sud-africain s'est engagé à placer 150 gardes supplémentaires et même une clôture électrique le long de la frontière avec le Mozambique pour tenter d'endiguer les attaques -- mais la menace est si grave qu'un plan d'action mondial est indispensable.

Si nous n'agissons pas aujourd'hui, nous risquons de perdre cette formidable espèce animale pour toujours. Les Chinois font pression pour une régulation plus souple du commerce de la corne de rhinocéros -- l'interdiction de ce commerce les incitera à prendre des mesures. Si l'UE prend l'initiative, nous pouvons traduire ces criminels internationaux en justice, mettre les braconniers en prison et faire pression en faveur de programmes de sensibilisation du public dans les pays d'Asie où ce commerce est légion -- tout cela permettra de mettre un terme à cette frénésie des cornées insensée.

Au cours des prochaines semaines, l'Union européenne établira son programme en vue de la grande réunion mondiale qui se tiendra dans quelques mois -- c'est là notre meilleure chance d'enrayer le massacre. Nous savons que la question des rhinocéros figurera à l'ordre du jour, mais seule notre pression peut garantir que les délégués de l'UE s'attaquent au problème à la source. Relayons massivement cet appel et remettons-le de manière spectaculaire aux délégués -- signez maintenant et, ensemble, nous pouvons stopper ce massacre dans toute l'Afrique:

http://www.avaaz.org/fr/save_rhinos_fr/?vl

En 2010, l'action menée par Avaaz a contribué à empêcher le commerce de l'ivoire des éléphants d'exploser. En 2012, nous pouvons faire de même pour le rhinocéros. Lorsque nous nous exprimons d'une seule voix, nous sommes capables de changer le monde -- l'an passé a été la pire année de l'histoire pour le rhinocéros, mais cette année les citoyens peuvent remporter la victoire.

Avec espoir,

Iain, Sam, Maria Paz, Emma, Ricken et toute l'équipe d'Avaaz

Plus d'informations:

Afrique du Sud: Dans quatre ans, les rhinocéros pourraient avoir disparu (20 Minutes)
http://www.20minutes.fr/article/897719/afrique-sud-quatre-ans-rhinoceros-pourraient-avoir-disparu

Afrique du Sud: nombre record de rhinocéros massacrés (AFP)
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gRV8iwcK7EmWfLC3vi0yX4ynMCaA?docId=CNG.296b3e93bd763cd3b11a60ac338dcafc.261

Les cornes de rhinocéros, objets de toutes les convoitises en Asie (TF1 - vidéo)
http://videos.tf1.fr/jt-20h/les-cornes-de-rhinoceros-objets-de-toutes-les-convoitises-en-6819087.html

Les rhinocéros menacés pour leur corne jusqu'en Europe (LCI)
http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/les-rhinoceros-menaces-pour-leur-corne-jusqu-en-europe-6817944.html

jeudi 29 mars 2012

De quel droit?


Un homme va chez son médecin : son testicule gauche est enflammé. Le toubib l'examine et lui dit doucement :- "C'est une inflammation du testicule gauche. Ce n'est pas grave, je vous donne le téléphone d'un ami urologue..." Mais le doc se trompe et lui donne le numéro de son avocat. Le bonhomme prend un rendez vous et part voir le soi-disant spécialiste.L’avocat lui demande :- "En quoi puis-je vous servir, Monsieur ?”Illico le malade baisse son pantalon et lui montre son testicule.“Comme vous voyez docteur j’ai le testicule gauche enflammé.”L’avocat le regarde hébété. Après un silence il lui dit :- “Cher ami, excusez-moi mais ma spécialité, c’est le droit !Alors le malade s’énerve :- “Putain, c'est vraiment la merde ce pays : maintenant il y a un spécialiste pour chaque couille !”

mardi 27 mars 2012

Bien d'accord avec Claude qui a LU et APPROUVE

PARTI PRIS sur Mediapart : 
 
La politique de la peur 24 mars 2012 | Par Edwyn Plenel 

 L’affaire Mohamed Merah est un fiasco pour le pouvoir en place. Fiasco de sa politique sécuritaire comme de sa politique tout court : la première impuissante à prévenir la dérive d’un déséquilibré connu de ses services policiers, la seconde incapable de mobiliser les alertes des diverses administrations qui l’avaient croisé. Plus essentiellement, c’est un fiasco de cette politique de la peur qui distingue le sarkozysme, dont la virulence angoissante masque la profonde inefficacité. 

"Ni rire ni pleurer, mais comprendre", énoncée par Baruch Spinoza, cette exigence est celle de la raison. C’est celle de l’esprit des Lumières et de l’humanisme de la Renaissance. Celle d’une pensée qui ne cède pas aux passions tristes de la haine et de la violence. Face à des actes terrifiants comme ceux de Mohamed Merah qui, a priori, nous semblent incompréhensibles tellement ils blessent notre humanité, comprendre ne signifie évidemment pas excuser, mais apprendre pour faire en sorte que cela ne se reproduise pas. Apprendre pour prévenir. Apprendre, y compris de l’inhumanité de l’homme.

Le sarkozysme ne l’entend pas ainsi. Le président-candidat et son parti, l’UMP, rêvent de mettre en congé la démocratie et, avec elle, l’intelligence. Plus de questions dérangeantes, plus de réflexions stimulantes, plus de débats utiles, plus de critiques constructives. Rien d’autre qu’un silence général avec une seule voix autorisée, celle du pouvoir, d’un pouvoir réduit à son essence policière. Loin d’une décence due aux familles des victimes, la suspension momentanée de la campagne électorale se révèle une stratégie politicienne : faire taire les oppositions. À tel point que, dans un montage vidéo qui se retourne contre son propos (1), le parti présidentiel juge indécentes les déclarations pourtant avisées, réfléchies et posées de François Bayrou, François Hollande, Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon sur les enseignements des tueries de Toulouse et Montauban. 

À la raison qui réfléchit de façon dépassionnée, Nicolas Sarkozy préfère cette déraison d’État qu’il n’a cessé de cultiver, jouant des passions, exploitant les émotions, usant des registres de l’excès et de l’irrationnel. Ainsi, jeudi 22 mars à Strasbourg, s’est-il empressé de désigner une barbarie qui nous serait étrangère, « un monstre », a-t-il asséné avant d’interdire tout commentaire, à la manière d’un tabou moral : « Lui chercher la plus petite excuse serait une faute morale impardonnable. Mettre en cause la société, montrer du doigt la France, la politique, les institutions, c’est indigne ». Il ne faudrait donc se poser aucune question sur le climat de tension qu’ont alimenté des idéologies potentiellement meurtrières qui font le tri entre les hommes, leurs humanités, leurs religions et leurs civilisations ? Ni sur une société française malmenée, déchirée et divisée, travaillée par l’injustice, l’exclusion et l’indifférence, au point de laisser sans secours des enfants perdus, égarés par leur désespoir ? 

Ces grands moulinets en forme d’interdits de Nicolas Sarkozy s’accompagnent de propositions aussi liberticides qu’irréalistes. Face à la dérive criminelle d’un seul – cette « autoradicalisation salafiste atypique », qui résume l’itinéraire du tueur, selon le procureur de la République –, le président-candidat n’hésite pas à désigner comme boucs émissaires la circulation des idées et celle des hommes. Faisant fi des principes constitutionnels fondamentaux garantissant la liberté de penser et de s’exprimer, il propose de punir pénalement « la consultation de sites Internet qui appellent à la haine et à la violence », ainsi que « toute personne se rendant à l’étranger pour y suivre des travaux d’endoctrinement à des idéologies conduisant au terrorisme ». Si ces propositions se concrétisaient, elles signifieraient la naissance d’une législation d’exception qui criminaliserait les opinions jugées dangereuses par le pouvoir. 

L'affaire Merah, une cascade de loupés et de ratés 

Mais cette fuite en avant, affolée et précipitée, masque mal un immense embarras. Car autant dire tout net ce que, par précaution gestionnaire ou prudence électorale, les responsables politiques n’osent pas dire trop haut alors qu’ils le pensent tout bas : de bout en bout, cette histoire dramatique est un immense fiasco. Un fiasco sans étiquette politique qui met en cause nombre d’administrations, de services, de professions, de métiers – tout ce tissu de responsabilités et de compétences qui, quand elles fonctionnent de façon harmonieuse, font tenir debout la société, la protègent et la sécurisent. Mais un fiasco particulièrement accablant pour celui qui, depuis dix ans et sa nomination en 2002 au ministère de l’intérieur, prétend incarner la sécurité des Français en faisant de la « culture du résultat » son principe cardinal. 

Quand on les récapitule, les « failles » spontanément évoquées par le ministre des affaires étrangères Alain Juppé, se révèlent des gouffres dont la béance laisse pendantes d’immenses questions. En guise de résultats en effet, une cascade de loupés et de ratés, d’occasions manquées et d’alertes vaines. Avant sa dérive criminelle, Mohamed Merah fut donc un client très régulier de la justice des mineurs, un délinquant emprisonné à plusieurs reprises, un suicidaire hospitalisé et expertisé par un psychiatre, un jeune à la dérive menaçant des voisins et des voisines au nom de l’extrémisme religieux. 

Mais ce fut aussi un drôle de touriste au Pakistan et en Afghanistan, tout récemment puisque durant ces deux dernières années, 2010 et 2011, à une époque et dans des régions en guerre où les routards ne sont plus de saison. Et ce fut surtout un voyageur repéré par les forces américaines en Afghanistan qui l’ont renvoyé illico en France ; une recrue terroriste potentielle fichée par les services anti-terroristes internationaux, notamment américains, qui l’avaient interdit de vol sur leurs compagnies et vers leur destination ; bref, un profil chargé et signalé comme il n’en existe guère plus de quelques dizaines dans les fichiers de l’anti-terrorisme français concernant les jeunes nationaux pouvant basculer dans l’action violente.

 Et il faudrait accepter sans débat, sans commission d’enquête indépendante, sans interpellation publique légitime, comme si c’était la faute à pas de chance, que cet individu n’ait pas été surveillé de plus près ? Alors même qu’il était repéré et traité par la DCRI, ce « FBI à la française », créé depuis 2007 pour professionnaliser le « renseignement intérieur », dont un fonctionnaire l’avait même entendu de façon informelle à l’automne 2011 ? À ce fiasco de départ, celui de la DCRI qui est le plus lourd de conséquences tant la prévention des crimes est la plus efficace des polices, s’en est ajouté un deuxième : une enquête de police judiciaire qui n’a pas réussi à empêcher la tuerie dans l’école juive de Toulouse, faute d’avoir su exploiter plus rapidement les deux pistes datant du premier meurtre, celui du 11 mars, à Toulouse toujours – une annonce consultée sur Internet et un scooter de marque Yamaha. 

Hélas, le croisement de ces deux éléments et du profil de Mohamed Merah n’est intervenu que le mardi 20 mars, au lendemain de la tuerie antisémite et alors que le tueur avait déjà sept cadavres à son passif. Mais il faut croire que, dans cette mauvaise série policière dont la société française a fait les frais, le fiasco devait être général. Car le final fut la malheureuse démonstration par une unité d’élite, le RAID, en théorie spécialisée dans la neutralisation de forcenés, de son impuissance à maîtriser et interpeller vivant un seul individu dont l’armement ne faisait pourtant pas le poids. Avec cette information ultime qui fait encore plus désordre : l’autopsie du corps de Mohamed Merah a montré qu’il était criblé de balles, malgré le gilet pare-balles qu’il portait, avec vingt-deux impacts sur les bras et les jambes, sans compter le tir mortel à la tête. 

 Politisation et privatisation de la police nationale 

Dans un tel enchaînement de dysfonctionnements en cascade, l’explication par la supposée incompétence individuelle des policiers concernés ne tient pas. Trop de services impliqués, trop de métiers différents, trop de spécialités requises. Il faut plutôt la chercher du côté du mélange des genres entre police et politique dont l’effet est toujours désastreux, réussissant à affaiblir, éroder et entraver le professionnalisme des meilleurs. Car depuis maintenant dix bonnes années, Nicolas Sarkozy a fait de la police nationale son domaine réservé, flattant ses responsables, promouvant ses fidèles, imposant une conception presque prétorienne de l’institution, comme si elle était sa chose, son bouclier, son vivier. Au point de se camper lui-même, durant la crise toulousaine, en ministre de l’intérieur depuis le palais de l’Elysée tandis que le ministre en exercice était promu chef d’enquête sur place, au grand dam de la justice, de ses principes comme de ses hommes, et, plus essentiellement, de la séparation des pouvoirs. 

Depuis son élection à la présidence, ses deux principaux fidèles, Brice Hortefeux de 2009 à 2011, puis Claude Guéant depuis 2011, ont été nommés à la tête du ministère de l’intéreur. Le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, est un ami d’enfance du chef de l’État. Bernard Squarcini, le patron de la DCRI, nouvellement créée par la fusion des RG et de la DST et placée à l’abri du secret défense, est un policier des Renseignements généraux qui a lié sa carrière à une fidélité manifeste à Nicolas Sarkozy. Sous cette présidence, plusieurs hauts responsables policiers sont devenus préfets de la République en récompense de leur allégeance, de la Seine-Saint-Denis à l’Isère, en passant par la zone de défense de Paris. Parmi eux, l’un des anciens chefs du RAID, unité choyée par l’ex-maire de Neuilly depuis une prise d’otages dans une maternelle, en 1993, dont l’auteur, qui s’était fait connaître sous le surnom de “Human Bomb”, fut tué par les policiers lors de l’assaut. 

Totalement hors norme et sans précédent, la gestion élyséenne des tueries de Montauban et Toulouse a montré sans fard la politique qui a inspiré cette patiente et systématique prise de contrôle de l’institution policière. Politisation et privatisation en sont les deux ressorts. Une hiérarchie policière soumise à un exécutif réduit à la seule présidence de la République, docile et dévouée, sans distance ni réserve. Une imbrication néfaste des compétences professionnelles et des calculs politiciens, mélange des genres qui produit inévitablement soit des retards ou des fiascos, soit des transgressions illégitimes, voire illégales, comme dans le cas de l’espionnage policier des journalistes de l’affaire Bettencourt pour connaître leurs sources. Bref, la politisation que la police nationale avait eu bien des difficultés et mis beaucoup de temps à conjurer dans les années 1980 après les années de l’après-1968 et l’époque de Raymond Marcellin est de retour. 

Qui en douterait après la mise en avant de Claude Guéant, et de lui seul, sur la piste du criminel à Toulouse, le ministre de l’intérieur et bras droit du chef de l’Etat éclipsant, au mépris du code de procédure pénale, l’autorité judiciaire, non seulement sa présence mais sa légitimité ? Qui en douterait encore en voyant les patrons de la DCRI (dans Le Monde) et du RAID (dans Le Figaro) monter au créneau de concert, avec l’aval et en soutien de leur ministre, pour tenter de justifier leurs échecs (prévenir le crime, interpeller le criminel) dans une opération de communication qui ne souffre guère la contradiction ? Dans toute démocratie adulte – c’est le cas notamment de la Grande-Bretagne –, une enquête indépendante serait menée pour établir les responsabilités afin de remédier aux dysfonctionnements apparus. Quant à la culture du résultat tant vantée par Nicolas Sarkozy, elle a déjà sanctionné, pour des loupés bien moindres, des hauts fonctionnaires qui n’avaient pas été au rendez-vous des attentes présidentielles. 

Il faut donc croire que ces responsables policiers le sont, eux. Sans doute parce qu’au delà de leur allégeance, ils sont les maillons d’un dispositif supposé assurer cette politique de la peur dont le sarkozysme a fait son fonds de commerce depuis le retour ministériel de son héros en 2002. « Ayez peur, et je m’occupe du reste » : cette politique parie sur l’insécurité plutôt qu’elle n’y remédie. Elle l’agite, l’entretient, l’utilise, l’exploite, l’excite, etc. Tout l’inverse d’une politique de concorde nationale et de sécurité publique, celle que résume cette ancienne dénomination républicaine du policier de base en uniforme : gardien de la paix. La politique de la peur est angoissante, parce que cette angoisse lui laisse le champ libre. Elle est virulente, parce que cette violence lui fournit ses prétextes. Et elle ne cesse d’attendre son occasion, crise, crime, fait divers, attentat, etc., pour entraîner l’opinion dans un tourbillon de rodomontades autoritaires et de régressions démocratiques. 

Mais ce que montre la séquence toulousaine autour de l’affaire Merah, c’est qu’elle est foncièrement inefficace. Les peurs qu’elle ne cesse d’agiter lui reviennent en boomerang, et elle s’avère incapable de protéger la société de leurs impacts, dégâts et déchirements. Aussi faut-il souhaiter, à quelques semaines d’une élection décisive où l’alternance nécessaire et l’alternative souhaitable sont en jeu, que cette démonstration fasse son chemin dans toute la société française. Pour en finir avec la peur et la politique qui parie sur elle, cette politique éminemment dangereuse parce qu’elle ne résout rien et aggrave tout. Et pour prendre le temps d’apaiser la société française, en la réconciliant avec elle-même, c’est-à-dire avec les siens, de tous âges, de toutes conditions, de tous lieux, de toutes origines. 

Relever la France, ce serait alors lui redonner de la tenue et de la hauteur, de la confiance et de la sérénité, de la solidarité et de la générosité. Est-il besoin d’ajouter que cette ambition est celle d’une République radicalement démocratique et sociale ? 

(1) http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=5f7hADTiqa8

lundi 26 mars 2012

dimanche 25 mars 2012

Genèse


Le premier jour, Dieu dit: "Que la lumière soit." Et la lumière fut.

Le deuxième jour, Dieu créa le ciel et les étoiles, et les planètes.

Le troisième jour, Dieu créa Line Renaud, ce qui nous explique, avec le recul, qu'elle soit moins fraîche aujourd'hui.

Le quatrième jour, Dieu dit, "Que la Terre soit." Et la Terre fut, avec ses ruisseaux pleins de gaieté, les arbres pleins d'oiseaux et ses animaux pleins de poils.

Alors vint le cinquième jour, et Dieu créa la mer profonde et insondable aux multiples rivages et aux abysses infinis où, tandis que le requin chasse, le mérou pète.

Le sixième jour enfin, Dieu contempla son oeuvre et se dit soudain que toute cette splendeur ne servirait à rien s'il n'y mettait un être supérieur qui pourrait dominer ce trésor inépuisable. Alors Dieu dit:"Que l"homme soit", et le con fut.

Le septième jour, Dieu se reposa, car c'était son jour, et parce qu'il avait fait tout seul les trois-huit. Il était très satisfait de son oeuvre et contemplait l'homme qu'il avait crée à son image.

Et Dieu dit encore:" Tu t'appelleras Adam, tu me rendras grâce et louanges car c'est moi le patron, et tu vivras en paix dans l'Eden que j'ai crée pour toi, parmi les fleurs étranges aux mille senteurs inconnues et dans la douceur incroyable d'un été sans fin. Va et sois heureux, Adam. Le lion royal et l'humble chèvre sont tes amis, ton Dieu veille sur toi et les petits déjeuners sont servis dans la chambre jusqu'à neuf heures trente.

"Merci, mon Dieu, de me combler ainsi, dit Adam. Merci pour les fleurs, et pour le lion royal. Et merci pour l'humble chèvre. Dommage quand même qu'il n'y ait pas de gonzesse!" Alors Dieu, du haut de son infinie miséricorde, entendit l'ultime voeu de sa créature qui l'implorait à genoux, infiniment vulnérable et attendrissante avec sa petite âme mesquine et ridicule, dans ce corps tout nu, anarchiquement velu, le tout bourré d'angoisses existentielles insolubles:"Qui suis-je? Où suis-je? Où vais-je? Quand est-ce que c'est Noël?"

Alors Dieu dit:" Que la femme soit!" Et la femme jaillit de la côte d'Adam, splendide et nue, et les anges s'exstasièrent car c'était la première fois qu'on voyait une femme à poil sur la côte.

Puis Dieu dit à la femme: "Allez en paix tous les deux dans mon paradis, chantez, dansez, embrassez qui vous voudrez, mais surtout, surtout, j'insiste, ne touchez jamais au fruit défendu, il est traité au diphényl-tétra-chlorobenzène."

De ce jour, Adam et Eve connurent un bonheur exquis. Ils ne connaissaient pas le froid, ni la faim, ni la peur, ni la maladie, ni Julio Iglésias!

De l'aube au couchant, ils passaient leur temps à courir au ralenti dans les champs de coquelicots comme dans les films de Claude Sautet.

Mais l'ignoble, l'immonde, le chafouin, le répugnant, l'infâme, la bête, le monstre, Satan, Méphisto, Belzébuth, le Malin, le Diable veillait. Il était laid comme un concerto de Schönberg. Habilement grimé en vipère commune, il se cacha dans l'arbre aux fruits défendus. Quand Eve passa sous l'arbre, il laissa glisser son corps glacé, autour du cou diaphane de la pulpeuse jeune femme dont les seins lourds auraient joué librement sous le léger corsage de soie, si elle avit porté un léger corsage de soie.

"Femme, dit le diable, prends ce fruit superbe et gorgé de mille sucs divins de l'éternel paradis."

"Miam, miam, dit Eve en croquant dans la golden maudite. C'est tellement bon que c'est presque un péché."

Et elle en fit croquer un morceau à son concubin.

Alors la colère de Dieu fut terrible. Et c'est depuis ce jour là que l'homme, à jamais chassé de l'Eden, doit racheter sa faute par le travail. Dieu est peut-être éternel, mais pas autant que la connerie humaine.


Pierre DESPROGES

samedi 24 mars 2012

Hélas! C'est pas du flanc!

Et l'info me descend tout dret de la dunette du Cap'tain qui n'a pas l'habitude de raconter n'importe quoi, mais celle en revanche, de consulter des sites utiles, sérieux (et emmerdants!) celui-ci par exemple: www.service-public.fr/actualités. Donc voici:

17 euros tout de même et obligatoire depuis le 1° janvier 2012! Ce qui fait que tous les étourneaux de mon espèce sont en infraction depuis plus de trois mois.
Quelqu'un peut-il me dire quand et où on utilise ce disque obligatoire? Depuis quand ne l'a-t-on pas utilisé et d'ailleurs, où est-il fourré le périmé qu'on savait même pas qu'il l'était et qui d'ailleurs était gratuit , souvent offert par les garages ou stations services.
Le gilet fluo hideux - mais ça, on peut tous tomber en rade dans un endroit dangereux, je conteste pas; l'éthylotest, qui n'empêchera personne de prendre le volant complètement bourré, puisque quand on souffle dedans, c'est déjà trop tard! (Et là , je me souviens de ma tante, contrôlée et qui s'époumonait en soufflant dans le ballon et incendiant le gendarme: "Il est percé votre ballon, j'arrive pas à le gonfler!").
Et maintenant un disque dont on ne saura plus où il se trouve si par hasard on en a besoin; ce qui n'arrive pratiquement plus jamais sauf sur la place de la Madeleine à Verneuil sur Avre ou dans les rues de Châteauneuf en Thymerais, charmantes cités, où il y a si peu à faire qu'on n'y reste rarement garés plus de vingt minutes...

Enfin le truc joyeux était de mettre en service dans la plus grande discrétion un truc obligatoire, de manière à pouvoir légalement rançonner l'automobiliste mal informé; ce que vous n'êtes plus les copains...

Merci au Cap'tain...

Le Livre de la Jungle - Il en Faut peu Pour être Heureux (Reprise)

jeudi 22 mars 2012

mercredi 21 mars 2012

Cesaria Evora - Lua Nha Testemunha

Le Carême

Poussière de Mars 
Rend le troupeau plein de gloire.

LE CAREME 

  La deuxième semaine de mars passée, on commence à regarder le ciel. Les derniers jours d'hiver semblent bien longs. Surtout si le temps est mauvais car on dit qu’il le restera encore pendant six semaines. 
Les gens de l’Est observent la fumée : si elle s’étend en nappes, les récoltes seront bonnes ; si elle est droite ou dispersée, ils craignent une mauvaise année et des maladies pour hommes et bêtes. Pour éviter ces calamités, les Francs Comtois font leurs fumiers le jour du Mardi Gras, ce qui préserve le bétail d’au moins sept maladies. 
Pendant la nuit du Mardi Gras au Mercredi des Cendres, inutile de chercher votre chat ; il est au sabbat. 
Si vous avez semé du chanvre, selon que vous le voulez court ou long, choisissez la taille de la dernière personne qui quêtera à la messe. 
Le 12 mars, on a fêté St Paul :
 « De saint Paul la claire journée
Dénote une bonne année. 
S’il y a des brouillards 
Mortalité de toutes parts. »  

Le jour de la fête de l’Ane, les Chartrains déguisés en Centaures et leurs épouses en Bacchantes tireront le char de Bacchus jusque dans la cathédrale. Ils précéderont Aliboron, suivi d’un cortège d’humains costumés en animaux. Les enfants comme de coutume feront sans se faire prier le plus de bruit possible. Les mauvais esprits dérangés ne seront peut-être pas seuls à s’enfuir.
Puisqu’en mars commence le Carême, imposé par l’Eglise dès le 3° siècle, et qui durait alors 46 jours, de Mardi Gras jusque Pâques, il est temps de se conformer à quelques judicieux principes. N’oublions pas que même les oiseaux Franc-Comtois jeûnent le mercredi des Cendres. Il faudra tout d’abord cesser de faire la lessive dès la semaine précédente au risque de provoquer la mort d’un proche. Il vaut mieux, également, éviter de coudre pendant cette période car les souris mangeraient le fil et tout serait à recommencer. Ensuite, faire le jour du Mardi-Gras un bouillon qui répandu autour de la maison, éloignera les serpents et fera taire les grenouilles. Le premier jour du carême en asperger les maisons avec un rameau de buis bénit ; pour les grenouilles répandre ce bouillon dans les fossés et dans les mares. Pour tenir le renard à distance des poules, répandre du bouillon d’andouille autour du poulailler. Jeté au sol et au plafond, il éloigne les insectes. En verser au pied des vignes et des arbres fruitiers favorise la production de fruits (prononcer distinctement : « Souviens-toi du bouillon de Mardi-Gras »).
Les anglais (et leur étrange cuisine) plongent une bague dans le bouillon ; elle porte chance à celui qui la trouve s’il ne s’étrangle pas en l’avalant. Se marier pendant le Carême est déconseillé ; les enfants nés de cette union seraient chétifs. En Irlande, la première nuit de Carême, les âmes du Purgatoire sont autorisées à sortir ; ayez l’obligeance avant de vous coucher de leur laisser du feu et des sièges.
Les enfants Alsaciens nés pendant le carême sont parfois somnambules ; chaque fois que sonne l’Angélus, ils peuvent voir les mauvais esprits et reconnaître les sorciers. Chanter l’alléluia fait pleurer la Sainte Vierge (Et le siffler donc !) Le premier dimanche de Carême, la Fête des Brandons est une survivance du culte solaire et de celui de Cérès. On allume des flambeaux de paille, on fait des feux de joie et on danse. On peut promener des flambeaux dans les vergers dans l’espoir éloigner les nuisibles et les vers, et aussi d’avoir une bonne récolte. Faire de même dans les champs pour les protéger de l’ivraie et de la nielle. S’il vente ce dimanche là, il ventera toute l’année ; le vent sera le vent dominant des mois suivants ; s’il pleut, il pleuvra tous les dimanches de l’année. A la fin du Carême ne refusez jamais d’offrir une collation à qui vous la demande ; vous auriez faim pour tout le reste de l’année. En mars, c’est la fin de l’hiver et c’est aussi bien souvent la fin des provisions et le début des famines. 

lundi 19 mars 2012

ARCIMBOLDO - Le Printemps


Ricet Barrier Isabelle v'la le printemps

Arts et lettres

"Au lieu de manger gloutonnement sa soupe, comme le font les enfants ordinaires, le jeune Johannes Gutenberg (1400-1468), qui était un génie, eut l'idée d'assembler habilement les petites pâtes à potage inventées deux siècles plus tôt par Ernesto Buitoni (1178-1253) et de s'en servir pour imprimer des livres.

 

François CAVANNA




dimanche 18 mars 2012

Boris Vian - La java des bombes atomiques

Environnement

La vérité est que vous et vous seul pouvez quelque chose contre les maux que subit aujourd'hui la planète. Seule une ascèse de la modération librement consentie par chacun d'entre nous peut en effet permettre à l'ensemble de l'humanité d'éviter le pire.
 JONAS


 

vendredi 16 mars 2012

Le fil de Sophie

"Une bonne vie est caractérisée par une absorption totale dans ce que l'on fait"

Mihaly CSIKSZENTMIHALY - The concept of flow- Handbook of positive psychologie


 

Claude prend le vent


mercredi 14 mars 2012

Intéressante intervention de Tonton Mitch...

Qui suppose Napoléon doté d'une "anguille à féconder les Sirènes"...
Mwouais!!!! effectivement... la structure de la chose et sa souplesse donnent à penser , mais la vraie question est: "Par où passe-t-elle??"
En admettant le problème résolu, nous serions amenés à voir sur les lagunes des tritons coiffés de bicornes......


Un tag scientifique...

Une idée qui vient de chez Manouche qui sera donc taguée en priorité....

Quelle est selon vous le mode de reproduction des Sirènes.???

Je passe à cinq qui feront circuler... donc:

Manouche, Anne des Ocreries, Marité, Mes pieds sur terre, Eric, et Blue Bird...




PS: Je cite cinq, mais bien entendu tout le monde peut participer; Odile, Frankie, Laurent et tous les autres... ma soif de savoir est intense...

Un peu d'Histoire

"Napoléon 1°, l'empereur bien connu, était doué d'un membre sexuel étonnamment long et flexible. C'est pourquoi il avait toujours une main passée dans l'échancrure de son gilet. Autrement, elle eût été passée dans l'échancrure de sa braguette."

François CAVANNA - Almanach 1985






mardi 13 mars 2012

L'âme des poètes


L'amour ressemble un champ, le laboureur l'amant;
L'un et l'autre présume, à la fin de l'année,
Selon qu'elle sera mauvaise ou fortunée,
Moissonner le chardon, la paille ou le froment.

La paille est la douceur d'un vain contentement,
Mais le vent la dérobe aussitôt qu'elle est née;
Le chardon, la rigueur d'une dame obstinée;
Et la grâce est le grain qu'on recueille en l'aimant.

L'amant ne peut gagner, pour service qu'il fasse,
Un point d'honneur plus haut qu'être en la bonne grâce
D'une Dame accomplie, objet de sa langueur.

La grâce vient du coeur, et toute autre espérance
S'éloigne du devoir d'honnête récompense.
Que désire-t-on plus en amour que le coeur?

Marguerite de FRANCE


dimanche 11 mars 2012

samedi 10 mars 2012

vendredi 9 mars 2012

L'âme des poètes


Tandis qu'à leurs oeuvres perverses 
Les hommes courent, haletants,
Mars qui rit, malgré les averses, 
Prépare en secret le printemps.
 

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement, lorsque tout dort 
Il repasse es collerettes
 
Et cisèle des boutons d'or.
 

Dans le verger et dans la vigne
 
Il s'en va, furtif perruquier
 
Avec une houppe de cygne
 
Poudrer à frimas l'amandier.
 

La nature au lit se repose;
Lui, descend au jardin désert 
Et lace les boutons de rose
 
Dans leur corset de velours vert.
 

Tout en composant des solfèges
 
Qu'aux merles il siffle à mi-voix
Il sème aux prés les perce-neige 
Et les violettes aux bois.
 
Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l'oreille au guet, 
De sa main cachée il égrène
Les grelots d'argent du muguet. 

Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
 
Il met la fraise au teint vermeil
 
Et te tresse un chapeau de feuilles
 
Pour te garantir du soleil.
 

Puis, lorsque sa besogne est faite
 
Et que son règne va finir,
 
Au seuil d'avril tournant la tête
 
Il dit: Printemps, tu peux venir.
Théophile GAUTIER

jeudi 8 mars 2012

Claude fait du sport


Les jeux sont faits
Rien ne va plus
Tout va bien . .




A mes copines et (ins)

Rien n'aurait émergé ici de cette connerie qu'est la journée de la femme si déjà trois de mes congénères que j'estime n'en avaient écrit... des posts que je n'ai pas lus d'ailleurs.
Il me suffit de voir écrit femme et journée pour que la colère monte à m'étouffer!!!
Je suis une femme 365 jours par an et ceci depuis bientôt 68 ans ; donc on me doit 24820 hommages quotidiens, assortis de bouquets de fleurs. Et si on excepte la petite enfance et non! finalement... parce que des corvées, il y en a plusieurs par jour donc le compte est plus ou moins bon: 24820 corvées quotidiennes obligatoires et non rémunérées... dont je ne suis pas exemptée d'ailleurs en ce jour de "célébration".
Tant que la parité ne sera pas devenue un fait tellement normal qu'on n'a même pas l'idée d'en parler...
je dirai MERDE à la journée de la femme.
Souvenons-nous seulement de la phrase de Françoise Giroud: L'égalité sera obtenue quand on verra une femme incompétente occuper un poste à hautes responsabilités.... quoi que çà.... on y vient...

Claude s'étonne



Bizarre . . . vous avez dit bizarre. . . comme c'est bizarre. . .














mardi 6 mars 2012

La Vache!!!

Un ami dernièrement, m'a vertement tancée pour avoir osé affirmer ici même, préférer la Vache qui Rit à l'Emmenthal...
Certes le petit triangle est loin d'être un produit fermier au lait cru, mais il est assez ancien pour qu'on soit certain qu'il ne nuit gravement à la santé de personne. Notre gentille vache est née pendant la première guerre mondiale , des doigts de Benjamin Rabier alors soldat,qui la dessina sur les camions de ravitaillement de l'armée . Pour tourner en dérision la division allemande Walkyrie, les poilus l'ont baptisée  "Vache qui Rit".
On n'imagine même pas que cet animal débonnaire puisse figurer sur un aliment suspect; un aliment aussi facile à éplucher qu'une banane; qui se laisse tartiner sans opposer la mauvaise volonté que manifeste souvent le beurre trop froid; qui rend onctueuse la plus modeste soupe de légumes; qui enrichit la purée; qui se laisse emporter en pique-nique sans se répandre dans le matériel... bref, on n'en finirait pas d'énumérer le nombreux avantages de ce petit fromage, sans compter celui de ne pas effacer de nos mémoires son aimable créateur, du canard Gédéon et des autres animaux de la ferme. Cette vache hilare et élégante, puisque elle ne se montre jamais sans ses boucles d'oreilles est aussi celle qui la première nous donna, enfants, la notion de l'infini: car sur chaque boucle d'oreille, figure le portrait de la vache qui porte des boucles d'oreilles, sur lesquelles figure le portrait de la vache, qui porte......

lundi 5 mars 2012

Offert par Claude


Dans les permanences d'élus, la détresse sociale des "invisibles"

Depuis quelques années et plus encore ces derniers mois, avec la crise qui redouble, les élus locaux sont sollicités par une population qu'ils n'avaient pas l'habitude de rencontrer dans leurs permanences. De plus en plus de jeunes, de travailleurs pauvres, de femmes seules, mais aussi de cadres, ou bien encore des retraités, viennent demander de l'aide dans les mairies et les conseils généraux.
Certes, la crise n'est pas nouvelle. "Les gens subissent la hausse du chômage depuis plusieurs années", rappelle Pierre Cohen, maire (PS) de Toulouse. Et toutes les catégories sociales ne sont pas touchées. Dans la Ville rose, "les cadres de l'aéronautique sont relativement épargnés", remarque le député de la Haute-Garonne.
Mais ceux qui, jusqu'ici, se sentaient à l'abri redoutent d'être exclus, tandis que les plus démunis ont de moins en moins l'espoir de s'en sortir. Du coup, les élus sont confrontés à la "désespérance" des uns, disent-ils, et au "pessimisme" des autres. Aujourd'hui, "en plus des populations très précaires, ceux qu'on voit dans nos permanences, ce sont les petites classes moyennes, cette France des invisibles, ces modestes "plus"", qui ne venaient guère, jusqu'ici, aux guichets des services sociaux, raconte Marie-Françoise Pérol-Dumont, présidente (PS) du conseil général de la Haute-Vienne.
A force, les élus voient leur rôle évoluer. Ils se définissent eux-mêmes comme des "protecteurs", comme "le dernier bouclier social", mais aussi comme des "intercesseurs", et ils se découvrent un rôle de "soutien moral".
"Quand je reçois les gens, ici, je ne sais jamais dans quel état psychologique je vais en sortir", dit Jérôme Guedj, 40 ans, qui tient pourtant des permanences depuis quatorze ans. "La dureté des situations est de plus en plus grande !" confie ce socialiste, président du conseil général de l'Essonne.
Entre la boucherie et le coiffeur, une affiche de François Hollande signale la permanence de M. Guedj au milieu du centre commercial de Massy. Ce jour-là, il bruine sur les hautes barres d'immeubles alentour. Chantal Duditlieux franchit la porte du local pour la première fois. "On n'a jamais rien demandé, aucune aide à qui que ce soit. Mais on se décourage", explique cette habitante de 63 ans. A côté d'elle, son fils Benjamin, 28 ans, cherche un emploi depuis la fin de ses études de droit. Hébergé par sa mère, il vit avec un revenu de solidarité active (RSA), depuis 2009, de quelque 400 euros mensuels. Ensemble, ils sont venus plaider auprès de M. Guedj une remise gracieuse du conseil général, qui réclame à Benjamin un trop-perçu de RSA.
Avant eux, ce jour-là, est entrée dans la permanence Marie-Hélène Sylla, 61 ans, mère de 9 enfants. "Je n'ai rien, M. Guedj, plus de revenu", a-t-elle glissé avec pudeur. D'une voix douce, cette ancienne secrétaire a raconté qu'elle emprunte à une amie "de quoi payer" son loyer, le temps de toucher sa retraite, qui ne lui est toujours pas versée.
Le logement, singulièrement en Ile-de-France, est devenu l'un des premiers motifs de démarche auprès des élus. "Il y a dix ans, dans mes permanences, sur dix habitants, j'avais huit demandes d'emploi, constate Stéphane Beaudet, maire (UMP) de Courcouronnes, dans le même département. Aujourd'hui, sur dix, huit vont me demander un logement."
"Les gens me demandent essentiellement des logements", confie Didier Paillard, maire (PCF) de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). "Ils sont dans des situations de plus en plus dramatiques", assure l'édile communiste, encore sous le choc, un samedi, dans sa mairie déserte. Trois jours plus tôt, une mère de 6 enfants s'est immolée dans les murs de l'hôtel de ville. En errance depuis des années, expulsée pour loyers impayés et violences, elle attendait en vain un nouveau toit.
Depuis 2007, la mairie a été le théâtre de deux autres tentatives d'immolation pour des motifs similaires. "Injuste et révoltant !" s'exclame M. Paillard. "Ce drame est injuste d'abord pour la personne. Il est injuste aussi pour Saint-Denis, la ville qui construit le plus grand nombre de logements dans la région", souligne le maire.
Aux dossiers de logement s'ajoute l'inflation des demandes d'emploi. "Il n'est plus rare que des gens, dans la rue, me glissent le CV de leur enfant qui cherche un boulot", raconte Jacqueline Gourault, maire (MoDem) de La Chaussée-Saint-Victor et sénatrice du Loir-et-Cher. "Je n'ai pas la prétention de faire concurrence à Pôle emploi !" plaisante Frédéric Valletoux, maire (UMP) de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Pourtant, dit-il, "il m'arrive de plus en plus souvent d'intervenir pour pousser un CV dans une entreprise".
Face aux institutions de plus en plus méfiantes, "on est là pour mettre de l'huile dans le système", commente M. Valletoux. A la demande de commerçants ou de particuliers qui peinent à obtenir un crédit, le maire de Fontainebleau décroche volontiers son téléphone pour appeler des banques.
"Pour toutes les populations, on est maire à tout faire !" finit par s'agacer M. Beaudet. "Même le petit-bourgeois vient me voir pour que j'intervienne auprès de France Télécom ou de La Poste parce qu'il a un problème !" raconte le maire de Courcouronnes, conseiller régional d'Ile-de-France.
S'ils sont de plus en plus sollicités, les élus savent aussi que certains publics rechignent à toute démarche. Parmi eux, les jeunes des cités, dont une partie s'est résignée à ne plus chercher d'emploi, ou des étrangers sans papiers, qui ont peur, ou encore, tout simplement, des familles qui ont honte de leur situation.
Pour détecter ces "oubliés", les élus vont au-devant d'eux. A Courcouronnes, un bus de la mairie stationne devant les écoles maternelles, et les parents peuvent venir y exposer leurs difficultés. Chaque premier jour du mois, Mme Pérol-Dumont tient sa permanence au marché de Bellac. "Des femmes seules sans ressources viennent me voir, raconte la présidente du conseil général de la Haute-Vienne. Des retraités me confient qu'ils n'ont plus les moyens de payer la maison de repos de leurs parents."
Autre lieu d'observation pour les élus, Les Restos du coeur. "C'est dans ce genre d'endroit qu'on voit que la société laisse de plus en plus de monde au bord de la route", observe Adeline Hazan, maire (PS) de Reims. A Noël, "j'ai même rencontré un ancien agent de la mairie, retraité, et sa femme venir chercher un colis pour offrir un dîner de réveillon à leurs enfants", se souvient-elle, émue.
A force de voir les "plus démunis s'enfoncer" et les "plus modestes décrocher", les élus ne cachent plus, parfois, leur sentiment d'impuissance. "Ça fait dix ans qu'on bosse comme des cinglés, qu'on essaye d'aider les familles avec les moyens microscopiques qui sont les nôtres. Malgré nos efforts, je regarde la population s'appauvrir", se désespère le maire de Courcouronnes. "Nous n'avons, nous, les élus, d'autre pouvoir que de mettre des serpillières sur des incendies", se désole Mme Pérol-Dumont. "On a parfois l'impression d'être devant un puits sans fond", avoue le maire de Toulouse.
Ce n'est pas faute de chercher de nouveaux filets de protection. Face à la hausse du coût du logement, la ville de Reims a modifié le mode de calcul de ses aides financières. Le montant des versements est fonction du poids des charges de logement et de chauffage dans les dépenses des habitants, et non plus seulement de leurs déclarations de revenus. Le département de la Haute-Vienne a créé un fonds pour combler les impayés de cantines. En Essonne, le conseil général finance des maisons de retraite.
Mais c'est aussi, paradoxalement, auprès de la population que les élus trouvent l'antidote à leur découragement. "Sans doute parce qu'ils se sentent eux-mêmes fragilisés, les gens stigmatisent moins les SDF", constate M. Cohen. "On observe des élans de solidarité envers les plus pauvres qu'on ne voyait pas avant", assure le maire de Toulouse. A Saint-Denis, M. Paillard voit "le retour d'un besoin de collectif, d'une envie de construire ensemble". Dans certains quartiers, raconte-t-il, les habitants se sont spontanément regroupés pour organiser la garde des enfants des parents qui partent faire des ménages à Roissy très tôt le matin. "Les gens ont la volonté de s'en sortir ! Ils ont la niaque ! C'est ce qui nous sauve un peu !" sourit soudain le maire de Saint-Denis, dans son bureau à l'ombre de la basilique.
Béatrice Jérôme




dimanche 4 mars 2012

Hallal??? Hi!!!!

Hallal, pas hallal,,, quelque part , je m'en fous; déjà, je ne mange presque pas viande. Il est certain qu'un étiquetage ne serait pas superflu, le consommateur a le droit de savoir ce qui'il achète. Bien que se préoccuper des conditions d'abattage me semblerait plus opportun.
Quant aux cantines scolaires... certes la laïcité doit être la règle, mais je me demandais ce matin si un enfant qui est né et a grandi dans l'idée que le porc, c'est caca et que la viande non hallal c'est dégueu, ne serait pas tout simplement écoeuré,  en dehors de toute considération religieuse; un peu comme si nous devions, nous manger du chien. J'ai de la famille en Finlande et quand j'ai reçu ma toute neuve cousine avec un civet de lapin, je lui ai causé une peine profonde: le lapin là-haut est un animal familier.
Je suis résolument contre tous les intégrismes; je suis persuadée que l'assimilation des cultures est indispensable, mais tout de même on peut respecter l'attachement légitime à ses origines. Non, à la burkah qui fait des femmes des Belphégors ambulants et qui de plus peut dissimuler n'importe qui, mais pourquoi pas le foulard qui est souvent fort gracieux. Et nous-même, souvenons-nous, dans les années 50, ces foulards noués sous le menton??? Ce n'est pas si vieux!
Et je reviens aux cantines scolaires; il ne serait vraiment pas compliqué d'offrir des pâtes ou du riz ou du poisson à l'enfant qui refuse la tranche de jambon. Ce ne serait ni se soumettre à un dictât religieux ni céder à un caprice, mais le respect d'une personnalité formée par une culture.  J'ai pour ma part, encore aujourd'hui, quelques réticences alimentaires, parce qu'on m'a obligée et assez rudement à manger par exemple, du gruyère... 
La Vache qui Rit, oui! L'Emmenthal, non!

vendredi 2 mars 2012

Papa, c'est quoi l'économie de marché?


On pourrait choisir d'innombrables exemples mon enfant, en voici un, le poisson qui arrive dans ton assiette :
Les atouts de la pêche artisanale
Alors que les stocks de poissons diminuent dramatiquement, une étude canadienne souligne l’intérêt qu’il y aurait à défendre la pêche artisanale.
Publiée dans la revue Conservation Biology, elle démontre que les pêcheries de petite taille (navires de moins de 15 m) capturent autant de poissons pour la consommation humaine que les pêcheries industrielles.
Utilisant des techniques plus sélectives, elles évitent le recyclage d’une partie des prises en dérivés alimentaires, suppriment le rejet à la mer d’espèces non consommables et nécessitent huit fois moins de carburant que la pêche industrielle.
Selon les chercheurs de l’université de Colombie britannique (Canada), la pêche artisanale –
« notre meilleur espoir pour une pêche durable » – est pourtant oubliée par les initiatives d’éco étiquetage.
Elle est également désavantagée par les politiques de subvention des carburants.
Sur les 30 à 34 milliards de dollars (22 à 25 milliards d’euros) dépensés chaque année pour aider ce secteur, un sixième seulement irait aux pêcheries de petite taille.
Ce qui signifie, rapporté au nombre de pêcheurs et à la quantité de poissons consommables capturée par tonne de carburant, qu’un pêcheur industriel reçoit en moyenne 200 fois plus de subventions qu’un pêcheur traditionnel ! !
Que font le F.M.I, l'O.M.C, la Commission Européenne, j'en passe et des pires ?
Comment a-t-on pu en arriver là ?
Mystère direz-vous !
Mais non, il n’y a aucun mystère.
Posez vous simplement les bonnes questions et répondez-y vous-même !

Faut-il ajouter des commentaires ?
Merci à Claude

jeudi 1 mars 2012

L'âme des poètes


Dans le ciel mauve
La lune est ronde
C'est une blonde
Mais elle est chauve.

Louise de VILMORIN
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