samedi 31 décembre 2011

John Alonzo WILLIAMS (1869-1947) The Watchful Cat
Puisse chaque saison vous apporter ses cadeaux et qu'ils soient pour vous source de félicité
Pomme

jeudi 29 décembre 2011

mardi 27 décembre 2011

dimanche 25 décembre 2011

dimanche 18 décembre 2011

jeudi 15 décembre 2011

mercredi 14 décembre 2011

Léo Ferré - L'affiche rouge - L'armée du crime

"Poutine connaîtra-t-il le même sort que Kadhafi ?",


par André Glucksmann


Vladimir Poutine et Mouammar Kadhafi, en 2008.
Vladimir Poutine et Mouammar Kadhafi, en 2008.

Les grands événements avancent à pas de colombe, remarquait Nietzsche. Pourquoi sont-ils si silencieux, sinon qu'ils froissent nos préjugés et accusent nos myopies ? Ainsi va-t-il des élections russes ce 4 décembre. La claque magistrale qu'elles infligent au parti présidentiel amorce le déclin d'une démocratie d'apparence ("imitation", disent les dissidents) et la faillite des illusions qu'elle a nourries. La leçon magistrale des manifestations démocratiques de samedi, les plus grandes depuis 1991 et peut-être depuis février 1917, s'impose : Poutine, après Kadhafi, Ben Ali, Moubarak ou Assad, titube.

Pourtant, l'année devait finir en apothéose pour le numéro un de Russie. Son étoile brillait au plus haut. Il avait décroché les Jeux olympiques, la Coupe du monde de foot, des stars hollywoodiennes et françaises dûment rémunérées se pressaient à son anniversaire, le monde des paillettes et des puissants souriait au pétrotsar. L'ouverture automnale du gazoduc de la Baltique en direct vers l'Allemagne couronnait son contrôle quasi absolu des ressources énergétiques de l'Union européenne. Ensemble Merkel, Fillon et Medvedev avaient salué cette mainmise – un axe Moscou-Berlin-Paris (dans cet ordre de préséance), souligne Immanuel Wallerstein, professeur de géopolitique à Yale.

Coup double : Poutine se désignait "candidat" élu d'office à la présidentielle de 2012, avec la perspective assurée de garder le Kremlin jusqu'en 2024 et d'atteindre un record de longévité soviétique. Coup triple : le prix Confucius. Ce contre-prix Nobel de la paix, mitonné par la Chine communiste pour faire pièce à Liu Xiaobo (lauréat du Nobel en 2010 toujours incarcéré), est décerné cette année à l'Ami russe. Les attendus le sacrent (sic) héros de la résistance aux interventions occidentales en Libye, champion du veto face à toute sanction onusienne visant son complice ès assassinats de masse, Assad le Syrien, et, last but not least, parangon de la lutte "antiterroriste" version postcommuniste – soit plus de 200 000 Tchétchènes tués sur une population de moins d'un million d'habitants. Incontesté en Europe, autocrate permanent à Moscou, tueur au Caucase, coparrain planétaire (avec les Chinois) de tous les despotes du jour, de l'Iran à la Corée du Nord, Vladimir Vladimirovitch lisait son avenir en rose.

Avant le défi des élections du 4 décembre, le projet "eurasiatique" du Kremlin semblait vainqueur à tous les coups. Contre l'Alliance atlantique, toujours désignée ennemi numéro un de la sacro-sainte Russie, contre "l'illusion" des droits de l'homme, le nouveau "bloc Confucius" Pékin-Moscou paraissait stable et sûr de lui. Le Kremlin hérissait ses frontières avec l'Europe de missiles, croquait ses "voisins proches", enterrait la démocratie en Ukraine et occupait 20 % de la Géorgie…

Face à la crise économico-politique qui ravage l'Occident démocratique, voilà un modèle propre à séduire possédants et hommes d'ordre des cinq continents. L'axiome des anciens du KGB (Gestapo soviétique) semblait se vérifier: la fin de l'empire soviétique – Poutine dit : "La plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle" – n'était pas la fin de l'Histoire, mais un accident réversible. La "verticale du pouvoir" à la russe et le "despotisme éclairé" façon chinoise promettaient de l'emporter sur la pagaille démocratique. Dans le sillage de la grande crise de 1929, des dictatures policières et arrogantes, à la fois rivales et alliées, décidèrent des malheurs du monde. Bis repetita non placent.

A l'Ouest, chez nous, quantité d'experts et de responsables s'abusent sur la solidarité, la puissance, voire la sagesse des autocrates postsoviétiques et postmaoïstes. N'allions-nous pas espérer qu'ils sauveraient l'euro gratuitement et en toute bienveillance? Allons donc ! Le début de panique suscité par les révoltes du "printemps arabe" indique combien les potentats "eurasiatiques" sont moins assurés que nous de la pérennité de leur pouvoir. Sur le Net chinois, toute évocation du jasmin est biffée. Pourquoi ? Tunis n'est pas Pékin ni la petite Tunisie l'immensité chinoise ! Même désarroi à Moscou, où la moindre contestation – Poutine sur un ring sifflé par la foule – évoque l'apocalypse, entraînant illico un redoublement de censure.
Malgré le blocage des réseaux sociaux, le brouillage de la blogosphère, les attaques de hackeurs sur les sites indépendants, malgré les télés univoques, malgré le bourrage insolent des urnes, la falsification des bordereaux de comptage électoraux, les intimidations tous azimuts, malgré l'ordre intimé aux gouverneurs d'obtenir coûte que coûte 65 % de votes "corrects", le parti officiel Russie unie se voit dégradé comme "parti des voleurs et des tricheurs".

Les Russes ne sauraient mieux signifier que leur Etat est sans foi (tricheurs) ni loi (voleurs). Ils le savent, ils le vivent. A qui faire croire que 99,48 % des Tchétchènes aient voté "librement" pour leurs assassins ? La corruption règne en maître, du plus haut au plus bas, et relègue la grande Russie au rang de la Somalie, derrière le Zimbabwe, sur l'échelle dressée par Transparency International. En 2011, l'argent de la corruption s'évalue à 300 milliards de dollars (30 milliards les années précédentes), les poches des galonnés sont insatiables. Dix ans de Poutine, dix ans de prédateurs serviles ont vérifié le diagnostic de Mikhaïl Khodorkovski, ancien oligarque, désormais prisonnier politique ad infinitum pour avoir découvert que le tsar était nu, incapable et pourri. Que dit-il? Que la corruption mondialisée est un danger pire que le nucléaire.

L'énorme manne pétro-gazière n'a pas entraîné la réindustrialisation de la Russie. Une fois la consommation des classes moyennes urbaines chichement épongée, les immenses fortunes s'investissent hors des frontières. Tout se passe comme si 50 % de la population se composait de bouches inutiles, vouées au mal-être et à la grande misère, condamnées à subir l'ivrognerie, la prostitution, les maladies (tuberculose et sida en tête), pas soignées faute de moyens.

Où va le fabuleux trésor non investi en Russie ? Il vient chez nous. Entre les mains des despotes et des oligarques à leur botte, voilà une formidable force de nuisance. La corruption s'avère une maladie contagieuse et le poutinisme une vérole sans frontières. Osons regarder en face le mal russe, il y va de notre avenir. Sans liberté d'examen et de critique, sans pouvoir d'information et d'expression échappant à l'autorité des autorités, il n'y a pas de limites au pouvoir de destruction de la corruption postmoderne.

La question du XXe siècle fut : totalitarisme ou démocratie ?

La question du jour est : démocratie ou corruption.


Nul ne sait ce qu'il adviendra dans les mois qui viennent, pareille incertitude est déjà une victoire de la liberté.

La Russie de Pouchkine n'est pas morte.

Balaiera-t-elle la Russie de Poutine?

dimanche 11 décembre 2011

A quoi sert le Père Noël?


Quand j'en vois tant qui pendent lamentablement le long de murs, ou déambulant dans la rue, la soutane rouge trop courte laissant dépasser les baskets et la barbe de poils synthétiques dissimulant mal un visage souvent trop jeune ou des traits tirés par les difficultés qui ne lui ont procuré que ce job éphémère, je me demande pourquoi s'il existe, le Père Noël ne proteste pas devant cette piteuse mascarade.
Existe-t-il le Père Noël? A quoi sert-il sinon à vendre, à vendre encore, pour enrichir des qui n'en ont pas besoin, pour mettre dans l'embarras des familles modestes et à polluer, polluer encore en fabricant des jouets qui font monter le taux de carbone et qui plus tard, abandonnés augmenteront le volume des déchets à traiter?
Et puis tout à l'heure, participant moi-même à cette aberration+, dans la grande rue de Dreux, animée car tout le monde avait profité d'une journée sèche entre deux passages pluvieux pour faire les derniers achats de Noël, il y avait des familles aux femmes voilées. Certaines enturbannées d'un voile en mousseline tout de même assez élégant et d'autres carrément empaquetées dans des lainages sombres qui leur donnaient l'allure terrifiante de Belphégor. Et puis il y avait un Père Noël de service portant une corbeille et qui distribuait des trucs; je n'ai pas vu quoi.
Alors il m'est venu à l'idée qu'au fond, ce personnage était assez consensuel. Dans une ville comme celle-ci, partagée entre maghrébins et extrême droite , où Dieu seul sait combien de religions se pratiquent, ce bon vieux génie païen mettait tout le monde d'accord.Peu importe comment les parents enseignent à leurs enfants à prier ou ne pas prier. Tous les enfants se rassemblent autour du barbu qui distribue des cadeaux.
A nous de faire que ces cadeaux ne contreviennent pas à l'esprit de cette fête du renouveau.
P.


mercredi 7 décembre 2011

Jeff Buckley - Hallelujah

Bonheur

Tout homme veut être heureux; mais, pour parvenir à l'être, il faudrait commencer par savoir ce que c'est que le bonheur.

Jean-Jacques ROUSSEAU - Emile ou l'éducation (1762)


mardi 6 décembre 2011

J'ai deux amours....


 ... Bounty et Félicie!
Bounty aime les fleurs, les grands chemins, garder la porte,  apprivoiser des chats sauvages, chanter,  danser,  sauter... et  embrasser qui le veut bien!
Le chat de la photo est bien un chat qui rôdait depuis des mois autour de la maison et que Bounty nous a ramené au grand scandale de la grande-duchesse Jasmine. (photo du bas)
Félicie, ne sait rien faire d'autre que se faire papouiller... mais c'est encore un bébé... de bientôt deux ans.... qui va le rester longtemps, je le crains.

U2 & Bruce Springsteen - I still haven't found what I'm look

jeudi 1 décembre 2011

Claude est de plus en plus "fauché"...



Dernière minute :
Le Conseil d’État a annulé la suspension de culture du maïs OGM de Monsanto décidée par le gouvernement français en février 2008.

"Le Conseil d'État relève que le ministre de l'agriculture n'a pu justifier de sa compétence pour prendre les arrêtés, faute d'avoir apporté la preuve de l'existence d'un niveau de risque particulièrement élevé pour la santé ou l'environnement", explique l'instance dans un communiqué.
P.S. : Bravo pour le conseil d’Etat. Il est de bon conseil.
Conséquences :
Les citoyens sont de plus en plus fauchés, l’Etat  AAA est de plus en plus fauché, et demain il faut s’attendre aussi à ce que les cultures soient de plus en plus fauchées !


Claude