lundi 31 janvier 2011

Mots d'auteurs


Que nul n'entre chez moi, dit l'auteur du Trouvère. Et, pour faire observer sa consigne sévère, Il avertit sa bonne, un monstre aux traits hideux. 
MORALITE
La bonne à Verdi en vaut deux.

WILLY

dimanche 30 janvier 2011

Lustukru


Trouvé dans Nos Loisirs décembre 1907 :
  (Décidément, ce magazine est une mine!)

« La reine Maud de Norvège (Aïeule du roi actuel)est très habile à sculpter le bois, et fait des pipes aux amis de son mari. »


Afficher l'image en taille réelle


Illustration choisie afin qu'il ne subsiste aucun malentendu...


samedi 29 janvier 2011

Mots d'auteurs

Maintenant la Vérité est muette, parce qu'il lui en coûta un jour de ne pas l'avoir été. Qui la dit la paie.


Mateo ALEMAN (1547-v.1620) - Le Gueux ou la Vie de Guzman d'Alfarache



Afficher l'image en taille réelle


vendredi 28 janvier 2011

Mots d'auteurs

J'ai toujours aimé la vérité avec tant de passion, que souvent j'ai commencé par mentir pour la faire entrer dans des têtes qui n'en connaissaient pas les charmes.


CASANOVA (1725-1798), Histoire de ma vie, préface.


Afficher l'image en taille réelle

mercredi 26 janvier 2011

Le fil de Sophie

Le feu n'a plus de fumée quand il est devenu flamme


RÛMI
Afficher l'image en taille réelle



ARCIMBOLDO - Le Feu

lundi 24 janvier 2011

Les relations sexuelles illicites, causes des tremblements de terre selon un ayatollah


(AFP) – 17 avr. 2010
TEHERAN — L'augmentation des relations sexuelles illicites est la cause de l'accroissement des tremblements de terre, selon l'ayatollah Kazem Sedighi, imam de la prière du vendredi de Téhéran cité samedi par le quotidien Aftab.
"Les catastrophes naturelles sont le résultat de notre propre comportement", a déclaré M. Sedighi.
"Beaucoup de femmes mal habillées" (ne respectant pas la tenue islamique, ndlr) "corrompent les jeunes, et l'augmentation des relations sexuelles illicites fait accroître le nombre des tremblements de terre", a-t-il déclaré.
Les relations sexuelles hors mariage sont officiellement interdites en Iran.
Les religieux conservateurs dénoncent régulièrement le non respect du code vestimentaire islamique strict par une partie des jeunes iraniennes, en particulier à Téhéran et dans les grandes villes du pays.
"Nous n'avons pas d'autre choix que de nous conformer aux règles de l'islam", a affirmé l'ayatollah Sedighi, en rappelant les récents propos du président Mahmoud Ahmadinejad qui avait mis en garde contre les risques de séisme à Téhéran.
M. Sedighi a également affirmé qu'il "fallait un effort collectif" pour régler les problèmes de la société provoqués par "l'augmentation de l'âge du mariage et du nombre de divorces".
DROIT DE REPONSE:
Il est certain que des lits qui tremblent sur des sols pourris engendrent des vibrations dans ces maisons qui tiennent à peine debout.
Tout cela répété à longueur de journées et de nuits  doit finir par déclencher des vibrations sismiques.

De toutes façons les imams comme tous les gens de Dieu, il faut les croire, c'est la volonté du Ciel, et ils ont beaucoup d'expérience(s).

Quoique, l'imam n'est pas tout à fait un homme de Dieu, car, en fait, c'est un laïc.
Il faut donc créer une commission parlementaire pour étudier la question. 

(…) les imans et les muphtis de toutes les sectes me paraissent plus faits qu'on ne croit pour s'entendre; leur but commun est de subjuguer, par la superstition, la pauvre espèce humaine (…)
Afficher l'image en taille réelle
d'Alembert, Lettre au roi de Prusse, 14 juin 1771.Ensuite l'iman et les autres ministres de la mosquée s'assirent en rond sur des tapis, sous la principale tente, et récitèrent le reste des prières.
A. G
alland,
les Mille et une Nuits, t. II, p. 352.







Que la Paix de la Foi Divine soit avec vous mon enfant.

Claude



dimanche 23 janvier 2011

SAGESSE

L'ennui vient à point nommé pour dissiper une illusion fondamentale qui aveugle la plupart des hommes: la course au bonheur. Une course vaine et illusoire car elle n'a pas de fin...
N'avez-vous pas remarqué que l'heure de l'ennui sonne chaque fois qu'un désir vient d'être satisfait?



SCHOPENHAUER


samedi 22 janvier 2011

Droit de réponse....


Lucien de St Malo  répond :
"Il y a du vrai dans tout ça mais c'est un peu tiré par les cheveux. Le paiement des exportations, par exemple, se fait en devises convertibles ( c'est souvent le dollar ) qui peuvent être immédiatement réinvesties dans du concret : or, biens immobiliers, matériel...etc. L'exemple du banquier qui te fait un prêt par ordinateur est une caricature. Rien ne t'empêche, plutôt que d'acheter une voiture ( qui est tout de même un bien matériel ) de convertir ce prêt en monnaie sonnante et trébuchante. Mais bien sûr tu auras toujours des intérêts à verser.
Les banquiers sont bien responsables de la crise mais, je pense, pour d'autres raisons : l'argent que nous leur avons confié, au prétexte de faire d'énormes bénéfices, a été réinvesti dans des placements boursiers spéculatifs incontrôlables, jusqu'à ce que la bulle éclate. Au lieu d'être investi dans du sûr ( mais moins rentable ) il a été quasiment joué à la roulette du Casino de la finance. Kerviel est un bon exemple de cet exercice frauduleux. Pour un kerviel démasqué il y en a 100 000 encore en activités.
Nous ne sommes pas sortis de la merde !"

Afficher l'image en taille réelle

lundi 17 janvier 2011

Mots d'auteurs

Il invoquait la nuit et la lune. Il eut toutes les angoisses et toutes les palpitations de l'attente: Madame de Montbazon était allée à l'infidélité éternelle.
Afficher l'image en taille réelle
CHATEAUBRIAND



samedi 15 janvier 2011

LIRE ET RELIRE


De Andrew COWAN - Temps de cochon - 10/18



En Angleterre, dans une région où les banlieues et autres zones commerciales grignotent inexorablement la campagne, la grand mère de Danny meurt. Elle laisse le grand-père,handicapé, qui va aller "provisoirement" dans une maison de retraite; sa vieille truie à laquelle Danny donnera en souvenir le nom de sa grand mère: Agnès et un joli jardin désormais à l'abandon.
L'adolescent et son amoureuse, Surinder vont tenter de faire survivre le domaine enchanté d'Agnès dans l'indifférence et l'incompréhension générale.
Tout nous laisse penser qu'il n'y parviendront pas, mais le suspense est: pourquoi? Et aussi, comment vont-ils surmonter la désillusion?
Cependant au fil des pages on ne cesse d'espérer le miracle... Et si, tout de même....????

Afficher l'image en taille réelle


vendredi 14 janvier 2011

MARIZIBILL

Dans le Haute-Rue à Cologne
Elle allait et venait le soir
Offerte à tous en tout mignonne
Puis buvait lasses des trottoirs
Très tard dans les brasseries borgnes

Elle se mettait sur la paille
Pour un maquereau roux et rose
C'était un juif il sentait l'ail
Et l'avait venant de Formose
Tirée d'un bordel de Changaï

Je connais gens de toutes sortes
Ils n'égalent pas leurs destins
Indécis comme feuilles mortes
Leurs yeux sont des feux mal éteints
Leurs coeurs bougent comme leurs portes

APOLLINAIRE
Afficher l'image en taille réelle

jeudi 13 janvier 2011

Mots d'auteurs

Quelle chimère est-ce donc que l'homme?
Quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos,
quel sujet de contradiction, quel prodige!
Juge de toutes choses, imbécile ver de terre;
dépositaire du vrai, cloaque d'incertitude
et d'erreur; gloire et rebut de l'univers.

Afficher l'image en taille réelle
PASCAL


mercredi 12 janvier 2011

Pierre -Barbara-Subtitulada




Claude, ne vous fâchez pas! Je ne connais ni le parolier ni le compositeur... mais... la rubrique vous est ouverte..
P.

Est-il encore permis de pleurer??


Le chagrin est-il un scandale? Pourquoi ne peut-on plus pleurer tranquille??
Imaginez un couple d'amoureux, du genre de ces oiseaux qu'on nomme "inséparables". Ils vieillissent heureux, généreux, soucieux des autres et gais... on marchait avec eux le long des chemins de campagne et le soir, à la fin des dîners, ils chantaient... en duo: "La Fille du Métro", Nini Peau d'Chien", Le Fils-Père, et on riait et on reprenait en choeur....  
Et puis...                                                                                    Afficher l'image en taille réelle

Celui qu'on n'attendait pas: le vilain crabe et un mauvais en plus, celui qui bouffe le pancréas.
Il a tenu deux ans vaillamment, remplissant jusqu'au bout son rôle d'animateur et d'organisateur. Au dernier dîner,  ils ont chanté encore, un peu moins longtemps mais toujours soucieux de nous faire rire.
Lors de la promenade suivante, vers 14heures, il a encore soufflé le rassemblement dans son indispensable corne... mais à l'arrivée, au goûter, il n'était plus là; fatigué nous a-t-on dit.
On ne l'a plus revu; encore une promenade où l'on a eu de ses nouvelles: elles n'étaient pas bonnes...
A celle d'après, elle est venue seule, juste pour l'arrivée mais il a fallu la raccompagner avant le goûter... elle n'a pas pu...
Au dîner de clôture de la saison, elle était là: elle a chanté... seule...
Et depuis, elle erre dans sa jolie maison... elle nourrit ses dix chats... sur la grande table il y a encore les dossiers, les stylos, les lunettes et une veste en tricot sur le dossier de la chaise...
Chaque jour, elle est un peu plus voûtée, le pas toujours plus incertain. Elle l'attend sans espoir. Elle s'endort et s'éveille seule, dans les bras de personne. Et il lui arrive de tomber...
Et c'est grave, parce qu'elle veut rester dans cette maison où ils ont été si heureux... Ah, oui! Je ne vous ai pas dit: ces amoureux avaient 80 ans passés! Alors, une vieille dame seule, qui ne tient pas debout, les mieux intentionnés voudront la mettre en sécurité... là où des chats, dix surtout, n'ont pas droit de cité. Et si on la prive de ses chats, que va-t-il lui rester?
Mais pourquoi ces chutes? 
Parce qu'elle pleurait trop; alors on lui a donné des anti-dépresseurs. Elle pleure certes moins, mais elle est hébétée... Et puis, et puis... ils aimaient bien nos amoureux, un petit verre de champagne ou d'autre chose entre eux ou entre amis...
Et des amis, elle en a; car on l'entoure et nous sommes nombreux et tout le monde ne carbure pas au thé gingembre. Attention! il n'y a pas de poivrots, ici, personne ne ferait jamais virer l'alcootest! Mais voilà! Tout le monde veut réconforter Suzy et les anti-dépresseurs font mauvais ménages avec les réconforts en bouteille.
Aussi Suzy  fait des chutes!
Pourquoi ne laisse-t-on pas pleurer tranquille une amoureuse éplorée de 83 ans? L'amitié et un verre de champagne ne tariront pas ses larmes, mais les anti-dépresseurs ne les tarissent pas non plus!
Pourquoi, pourquoi masquer le chagrin sous des molécules chimiques? Ce qui lui est arrivé est grave; il est juste qu'elle pleure! Et je voudrais moi, que ses larmes sortent à profusion comme le pus d'un abcès et qu'il en sorte tant qu'elles finissent par se tarir et que la plaie enfin se referme laissant la place à une cicatrice parfois douloureuse. Car elle sera à jamais inconsolable, il faut le savoir; mais il faut l'aider à vivre sa peine puisqu'elle est vivante, et ne pas en faire pour éviter que son chagrin ne nous dérange, une sorte de zombie égarée dans sa peine...
Souffrir une bonne fois pour mieux repartir, blessée, amputée, mais vivante...

dimanche 9 janvier 2011

Une chambre-grenier- bibliothèque


Ici nous voyons une chienne qui selon des infos parues sur le portail Orange ce matin, comprendrait une vocabulaire de plus d'un millier de mots. Elle choisit ce qu'elle compte lire avant de s'endormir.


Le coin pour travailler, prendre des notes ou faire une petite belote (on rajoute des chaises)

..

Et voici l'escabeau récalcitrant; honteux, il ne montre pas son "estropied"

Voilà pour qui fantasmait sur la description du lieu
P.
:))

Juliette Gréco - Si tu t'imagine

samedi 8 janvier 2011

LIRE ET RELIRE



ALAIN-FOURNIER


A s'occuper d'une bibliothèque, on finirait presque par ne plus "choisir" ses lectures.
Le foisonnement de ce qui tombe dans la main - nouveautés, demandes de lecteurs, dons(devrait-on parfois dire, débarras?) de livres- donne le tournis. Alors on s'attarde, au hasard, sur un titre qui est là, qui s'impose, qui refuse d'aller rejoindre la pile des non-lus.
C'est ainsi qu'un "ALAIN-FOURNIER", fort bien écrit - forcément, par Jacques LACARRIERE!-, m'a suivi partout, s'est quasiment ouvert devant moi, aussi ai-je fini par le lire. Il raconte les maisons et les villages où vécût Henri Fournier qui signa le "Grand Meaulnes" :  Alain-Fournier.
Il est paru en 1991 dans la collection "Maisons d'écrivains" , chez Christian Pirot.
Du coup, j'avais dans l'idée pour vous donner envie de le relire, de vous citer quelques passages du "Grand Meaulnes".
C'est là que mes ennuis ont commencé; on pourrait les intituler: "Des réactions en chaîne imprévisibles de la culture."
Longtemps, dans mon ignorance, j'avais logé Alain-Fournier quelque part entre Flaubert et Maurice Genevoix. Cette compagnie n'avait rien de vexant pour lui et les trois avaient sans doute des choses à se dire. Je songe bien souvent à l'ennui que doivent ressentir les écrivains sur les rayons des bibliothèques attendant parfois de longues années qu'on se décide à les consulter. C'est pourquoi j'aime à penser qu'ils conversent entre eux pendant ce temps.
Hors un jour, à ma courte honte, j'ai appris que sa place se trouvait plutôt du côté de Marcel Aymé dont la compagnie ne pouvait lui déplaire.
Mais ( et ici les ennuis commencent), les fictions sont rangées chez moi, comme il convient, par ordre alphabétique d'auteur. La bibliothèque est établie dans un ancien grenier qui laisse voir toute la charpente et les rayons du haut culminent aux environs de trois mètres.
Méthodique, j'ai mis les A en premier, tout en haut; j'aurais pu faire l'inverse et le mettre en bas, mais dans ce cas, c'est Zola qui aurait été difficile à atteindre. (Isoler Zola?)
Bref, j'ai commencé en haut et par les A, pour l'amour desquels je me suis équipée d'un très joli escabeau qu'il serait plus juste de qualifier de "vieux" que d'"ancien". En fonction de quoi il a laissé tomber de son pied un petit élément qui le rend boiteux quand on l'utilise. J'ai donc voulu, pour atteindre Alain-Fournier en toute sécurité, replacer la planchette dissidente. Mais hélas! le clou ne tient plus et je ne trouve pas la colle à bois.

Rien ne serait arrivé si j'étais restée ignorante; chez moi la lettre F se trouve à portée de main.
Grâce au ciel, "Le Grand Meaulne" est loin d'être une lecture hors de saison . Vous le trouverez sans peine chez votre libraire habituel ou à la bibliothèque de votre commune... ou , pourquoi pas, chez vous


A la belle étoile - Juliette Gréco

vendredi 7 janvier 2011

Booz endormi

Pendant qu'il sommeillait, Ruth, une Moabite,
S'était couchée aux pieds de Booz, le sein nu,
Espérant on ne sait quel rayon inconnu
Quand viendrait du réveil la lumière subite.

Booz ne savait point qu'une femme était là,
Et Ruth ne savait point ce que Dieu voulait d'elle.
Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèles;
Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.

L'ombre était nuptiale, auguste et solennelle,
Les anges y volaient sans doute obscurément
Car on voyait passer dans la nuit, par moment,
Quelque chose de bleu qui paraissait une aile.

La respiration de Booz qui dormait
Se mêlait au bruit sourd des ruisseaux sur la mousse.
On était dans le mois où la nature est douce,
Les collines ayant des lys sur leur sommet.

Ruth songeait et Booz dormait; l'herbe était noire;
Les grelots des troupeaux palpitaient vaguement;
Une immense bonté tombait du firmament;
C'était l'heure tranquille où les lions vont boire.

Tout reposait dans Ut et dans Jerimadeth,
Les astres émaillaient le ciel profond et sombre;
Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de l'ombre
Brillait à l'occident et Ruth se demandait,

Immobile, ouvrant l'oeil à moitié sous ses voiles,
Quel dieu, quel moissonneur de l'éternel été
Avait, en s'en allant, négligemment jeté
Cette faucille d'or dans le champ des étoiles.
Victor HUGO







jeudi 6 janvier 2011

Mots d'auteurs



Il faut faire confiance aux évènement; ils finissent toujours par se produire.

mercredi 5 janvier 2011

L'âme des poètes

La lune blanche
Luit dans les bois;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée...

Ô bien-aimée!

L'étang reflète,
Profond miroir, 
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure...

Rêvons, c'est l'heure.

Un vaste et tendre 
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l'astre irise...

C'est l'heure exquise.

VERLAINE








Ils ne mordent pas encore; n'en profitez pas pour leur marcher sur la queue...

PP

mardi 4 janvier 2011

Mots d'auteurs




Ceux qui s'en vont, au lieu de partir dans le temps, ont l'air de partir dans l'espace.

Alexandre VIALATTE

lundi 3 janvier 2011

Vie Quotidienne


Ceci est un plaid que je viens de terminer:
 Il est un peu petit, mais les tons sont frais, il peut convenir pour une chambre d'enfant...
Quelqu'un de mon entourage va bien en faire un ces temps-ci....

Et voici Félicie:

qui après avoir couru dans la neige avait probablement les coussinets froids....

Et voici le résultat de la confrontation entre un plaid aux tons frais un peu juste et une jeune chienne aux coussinets froids et aux dents solides...

Suite au prochain numéro... c'est au fond une excellente occasion d'agrandir ce plaid d'autant plus qu'on ne m'annonce aucune mise en route prochaine de bébé...
P.

dimanche 2 janvier 2011

LE PARTRIOLE


Le douzième mois de l’année
Que donnerai-je à ma mie ?
Douz’chevaux avec leurs selles,
Onze coqs chantant,
Dix poules pondant,
Neuf bœufs avec leurs cornes,
Huit moutons blancs,
Sept chiens courant,
Six lièvres aux champs,
Cinq lapins grattant la terre,
Quatre canards volant en l’air,
Trois rats des bois,
Deux tourterelles,
Un partriole
Qui va, qui vient, qui vole,
Un partriole
Qui vole dans ce bois.







samedi 1 janvier 2011

C'est pour de rire



UN REMEDE EFFICACE 

On m'a montré, hier, au Concours hippique de Bruxelles, un monsieur auquel il est arrivé une bien drôle d'aventure.
Ce pauvre homme, que ses affaires appelaient à Londres, exprimait dans le salon d'une dame anglaise (il y a beaucoup d'Anglais à Bruxelles) sa vive appréhension de sa traversée prochaine et du mal de mer, qui ne manquerait pas de s'ensuivre.
-Oh! fit la dame anglaise, vous êtes effrayé avec le mal de mer?
- Oui, donc! répondit le monsieur.
- Alors, je vais vous donner une bonne système, pour que vous êtes très tranquille sur la mer. Vous prenez à chaque quart d'heure une cuiller à café de lui, et voilà que vous êtes tout à fait bien.
Appelant la gouvernante de sa fillette:
-Miss Annie, allez, je vous prie, copier dans ma livre de recettes celui pour le mal de mer.
Et, pour donner plus de confiance encore, la dame ajouta:
-C'est un système que il me donnait un vieux, mon oncle, qui était un missionnaire dans les South Wales, autrefois...
Miss Annie copia la recette et la remit au monsieur, qui la fit, dès le lendemain, exécuter à son apotheck ordinaire.
A son retour à Bruxelles, la première démarche du pâle voyageur fut pour la dame:
- Madame, je vous remercie beaucoup de votre aimable intention, mais je dois vous avertir que votre drogue contre le mal de mer a été précisément à l'encontre de votre but.
- Vous avez été malade?
- Comme un monceau de vaches, madame.
-Aoh! C'est étonnant!
- Et pourtant j'ai suivi vos instructions à la lettre: tous les quarts d'heure, j'ai pris une cuiller à café de cette préparation.
-Aoh!
-Si bien qu'avant d'arriver à Douvres, j'avais avalé tout le pot.
-Aoh! Tout le pot!... Quel pot?
- Mais donc le pot de la drogue!
- Aoh! Cette chose ne devait pas être dans un pot!... Dans une bouteille, oui!
- Le pharmacien me l'a donnée dans un pot.
-Montrez-moi le papier que vous donnait miss Annie.
Le monsieur, après une courte investigation dans son portefeuille, retrouva le papier et le remit à la dame.
Celle-ci de s'exclamer:
- Aoh! cette stioupide Annie!... Au lieu de la système pour le mal de mer, elle avait copié la recette pour la mayonnaise!
Le brave monsieur conclut philosophiquement:
-Ca est quand même heureux que miss Annie ne s'est pas davantage trompée. Voyez donc, si elle m'avait fait ingurgiter de l'encaustique pour jaunes chaussures!

Alphonse ALLAISAfficher l'image en taille réelle







Que chaque jour de cet année, soit pour vous tous mes amis du début et de maintenant, un jour de bonheur et de lumière.
Avec toute mon amitié et ma gratitude pour vos mots bienveillants...
Votre affectionnée et dévouée chroniqueuse...
Pomme