dimanche 31 octobre 2010

Dernière minute...

Jasmine a attrapé une souris!!!! ce n'est plus très fréquent...
Elle l'a, comme il est d'usage, déposée en offrande sur mon bureau.... J'ai, comme il est également d'usage, incinéré le corps dans la cheminée, tout en faisant semblant de déguster la friandise. Mais cette chatte perspicace n'est pas dupe et depuis, elle fait un sitting devant l'ordinateur pour marquer son mécontentement....
sommes-nous vraiment obligés de manger les souris que nous offrent nos chats??

samedi 30 octobre 2010


Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire

Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes

ARAGON

vendredi 29 octobre 2010

Dernière minute

On l'a appelée « L'ŒIL DE DIEU » 


 Cette photo est très rare :
Elle a été prise par la NASA avec le télescope Hubble. Ce type d'événement se produit une fois tous les 3000 ans, selon les scientifiques. 

Bon, avec ça on me dit de faire un voeu et de transmettre, mais bien entendu, on fait comme on voeu

La Ratte de Bibliothèque

.... continue à observer les oiseaux.

mercredi 27 octobre 2010

Gilbert BECAUD le petit oiseau de toutes les couleurs

La Ratte de bibliothèque

En regardant par la fenêtre, lors de ma dernière permanence, j'ai vu un drôle d'oiseau de toutes les couleurs de la taille à peu près d'un merle. Je n'y connais rien en oiseaux, mais il était beau celui-là ; j'ai voulu l'identifier et c'est alors , shame on me, que j'ai constaté que je n'avais qu'un seul et unique bouquin sur les oiseaux et encore, pas bien pertinent. Il était plus que temps d'y remédier....

mardi 26 octobre 2010

Dernière minute... et auto satisfaction....

C'est pas beau, je sais mais je suis trop contente.... On me fait parvenir cette revue:

... dans laquelle sont publiés les hauts faits de Christine de Pisan relatés par moi-même. C'est pas encore Historia, d'accord mais ch'uis trop ben'aize... et du coup je lui consacre une page sur ce blog. C'est en haut à gauche sous le bandeau-titre...

COCORICO!!! 

La Ratte de Bibliothèque



Celui-ci, c'est le "coup de coeur " de ma libraire; pour ma part, je suis dubitative... déjà le titre: "Beige"...
C'est l'histoire classique du gamin ordinaire qui veut sauver le monde et qui arrive juste à pas écraser un insecte... oui... bon!!! Il paraît que les gosses aiment ça... Je suis pas têtue , je prends... on verra...





lundi 25 octobre 2010

OCTOBRE – Semaine 4 – jour 5 – C’EST POUR RIRE-


Mieux vaut faire le fou,
Que labourer en temps mou.


LA SCIENCE EN MARCHE


Le professeur Théodore Gouldebaum, l’éminent philafilologue, titulaire, en Sorbonne, de la chaire d’entrecôtologie comparée, vient, au cours d’une remarquable communication de bouche à oreille, d’établir la différence de formule chimique existant entre le caramel dur et le caramel mou dont, jusqu’à ce jour, l’identité était, faute de mieux, admise sur la base équivoque d’un vasif postulant. Voici les conclusions du professeur Gouldebaum :

Formule du caramel dur :
FM2- CH + 3P + 6E + 4X2 (6C)

Formule du caramel mou :
CH3 – N = L2 + 2NF – NO2H (4B)

Cette mise au point met enfin en lumière l’alternance des épiphénomènes physio-psychopathiques masticatoires dont le mécanisme n’a été que trop longtemps tenu dans une regrettable obscurité.
D’autre part, le professeur Théodore Gouldebaum poursuit inlassablement ses travaux en vue de l’établissement de la formule du caramel demi-souple et de celle, plus compliquée, du caramel demi-dur.

Pierre DAC – L’os à moëlle.




samedi 23 octobre 2010

OCTOBRE – semaine 4 – jour 3 – RIMES SANS RAISON-



A la Saint-Vallier,
Le bois est au bûcher.


JARDIN D’  AUTOMNE





Adieu mon jardin d'été,
Le vent du nord t'a emporté.
Les feuilles mortes tourbillonnent,
Bonjour mon jardin d'automne.

Souris, mulots et campagnols,
Ont croqué les noix sur le sol.
Etourneaux, merles, tourterelles,
Nous ont volé les mirabelles....

Sont envolées les hirondelles,
Le cerf brame au fond des bosquets
Il va geler sur les prunelles
Et les châtaignes sont tombées…

Voici le temps des feux de bois,
Des brouillards effaçant la plaine.
Mon cœur est triste et il fait froid.
A qui donc raconter ma peine ?





vendredi 22 octobre 2010

Que la lumière cesse....



Anne  nous transmet ce message envoyé par des camarades d'ERDF GRDF


Bonjour suite aux événements, et aux réponses du gouvernement, toute les
actions doivent être faites à tout les niveaux et par tout les
manifestants. 
Afin de déstabiliser une fois de plus ce gouvernement je vous invite à
couper toute alimentation électrique de votre domicile le vendredi 22
octobre à 20h00, et ce pendant 5 minutes au moins.
La CREE aura quelques soucis pour la régulation des consommation d’énergie.


Etant donnée que le nombre de manifestant est régulièrement mis en cause et
même dénigré par Nicolas, cette action permettra aux personnes qui ne
peuvent pas se déplacer ni descendre dans la rue d’exprimer leur
mécontentement (surement due à une vie précaire et un salaire de misère.)


COUPEZ VOTRE DISJONCTEUR DURANT 5 MINUTES LE VENDREDI 22 OCTOBRE 2010 A
20h00.

Faites circuler ce message à tous.

Dernière minute....La chute Désobéissance

Remerciements....

Merci à ceux et celles qui laissent des commentaires si élogieux parfois que j'en rougis devant l'écran.
Merci pour les blagues et les articles de presse.
Merci pour les images et les photos (d'animaux et de chats bien souvent)
Et un grand merci enfin, à qui m'aide à mettre de l'ordre dans le fatras que je publie, pour que vous puissiez vous y retrouver.
A tous mes "amis de blogs", ceux ou celles que j'ai eu la chance de rencontrer, aux "invisibles"...


Merci, d'être là ; de tout coeur.... MERCI!  


mercredi 20 octobre 2010

Francis Lemarque - Le petit cordonnier

Le Théâtre du Soleil ....

Le Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine est une nouvelle fois descendu dans la rue mardi à Paris avec sa marionnette géante drapée de blanc, puisant dans les oeuvres d'Eschyle, Romain Rolland ou Shakespeare pour défendre les retraites, a constaté un journaliste de l'AFP.......puise dans Shakespeare et Hugo pour défendre les retraites







Le Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine est une nouvelle fois descendu dans la rue  ce mardi 19 octobre à Paris avec sa marionnette géante drapée de blanc, puisant dans les oeuvres d'Eschyle, Romain Rolland ou Shakespeare pour défendre les retraites, a constaté un journaliste de l'AFP.
Comme lors des précédentes grandes manifestations, l'immense silhouette blanche symbolisant la justice a parcouru les rues de la capitale.
Ordre, désordre, justice : le Théâtre du Soleil s'inspire des grands auteurs pour proclamer sur des banderoles son opposition à la réforme "avec tous les autres citoyens indignés par l'injustice" du projet gouvernemental

Quand l’Ordre est injustice 
le Désordre est déjà un Commencement de Justice.
Romain Rolland (Le 14 juillet) 


A présent des révoltes incessantes lui reprochent ses parjures.
Ceux qu’il commande n’agissent que sur commande. Rien par amour.
Et maintenant il sent son titre qui pend, flasque, sur lui
Comme la robe d’un géant sur un faussaire nain.
Shakespeare (Macbeth)


Triste spectacle public
On ne songe plus qu’à soi
Les dignités, les places, l’argent
On prend tout, on veut tout, on pille tout
On ne vit plus que par l’ambition et la cupidité.
Victor Hugo (Ruy Blas, préface)


Ce n’est pas dans un palais de peur que l’Espoir entrera. 
Eschyle (Agamemnon)


Les frelons ne sucent pas le sang des aigles 
Mais pillent les ruches des abeilles. 
Shakespeare


On a de tout avec de l’argent,
Hormis des mœurs et des citoyens. 
J.J Rousseau


Que l’autorité se borne à être juste,
Nous nous chargerons d’être heureux. 
Benjamin Constant


Elle est bientôt finie cette nuit du Fouquet’s ?
Le Peuple



mardi 19 octobre 2010

samedi 16 octobre 2010

OCTOBRE – semaine 3 – jour 3 – C’EST BON SIGNE


LE SCORPION

Vendanges sont faites,  voici qu’Octobre devient Brumaire. Dans les brumes matinales,  s’avance bardé de fer et vêtu de grenat, le mystérieux Scorpion à l’œil d’acier. Il porte au doigt une hématite.
Les signes de feu déconcertés, observent le Scorpion et restent dans l’expectative. Les braises du Sagittaire redoutent une eau glaciale ; le Lion, serein,, sait bien que nulle vague jamais  n’éteindra son brasier. Le Bélier impatient, devra pourtant attendre que sa flamme naissante ait pris de l’ampleur ; alors là, oui, il pourra réchauffer le Scorpion, sinon il se perdra dans ses marais brumeux.
Car le Scorpion est marécages, le Scorpion mussé au fond d’un puits attire à lui la lune ; il peut aussi jaillir en source claire du fin fond de la terre.
Ce grand voyageur observe les us et coutumes des pays qu’il traverse et porte sur eux un regard lucide.
Petits enfants scorpions aux penchants troubles, vous à qui les parents refusent catégoriquement un chien que vous oublierez de sortir trois fois par jour, un chat qui écorchera le canapé de cuir, un poney, sous le fallacieux prétexte qu’on trouve peu de pâturages dans le XIV° arrondissement (ou un autre) de Paris, petits enfants voici la solution :
Procurez vous quelques feuilles de basilic que vous poserez à même le sol sous un pot renversé. Prenez patience et dans quelques temps vous en verrez sortir un affectueux scorpion que vous pourrez adopter en toute discrétion. Donnez-lui de la tendresse. Il faut être tendre avec le Scorpion. S’il ne manque pas d’humour, il pourrait cependant, être plus réceptif au sien qu’au vôtre : prenez garde de le blesser : à ce jeu là, il sera toujours plus fort que vous, car lui ne craint pas la souffrance. Il lui arrive même de s’y complaire.
Persévérant, ambitieux, fascinant, passionné, il cherche un bonheur que son caractère déroutant lui interdit bien souvent de trouver.
Séducteur né, il offre des orchidées à sa belle, qui tombera dans les bras de ce joyeux mélancolique
Amantes du scorpion, vous vous sentirez protégées, en sécurité, il se donnera à vous corps et âme, mais prenez garde de le contrarier. Il se réfugiera dans ses marécages non sans vous avoir aspergée de l’eau glacée de ses  paroles venimeuses. Il vous faudra alors déployer des trésors d’originalité pour le reconquérir.
On n’oublie jamais un Scorpion ; il pourra vous décevoir dans bien des domaines sauf un : il est l’amant le plus torride du zodiaque.



Présentation de Paris à Notre-Dame


Etoile de la mer, voici la lourde nef
Où nous ramons tous nuds sous vos commandements;
Voici notre détresse et nos désarmements;
Voici le quai du Louvre, et l'écluse, et le bief.

Voici notre appareil et voici notre chef.
C'est un gars de chez nous qui siffle par moments.
Il n'a pas son pareil pour les gouvernements.
Il a la tête dure et le geste un peu bref.

Reine qui vous levez sur tous les océans,
Vous penserez à nous quand nous serons au large.
Aujourd'hui, c'est le jour d'embarquer notre charge.
Voici l'énorme grue et les longs meuglements.

S'il fallait le charger de nos pauvres vertus,
Ce vaisseau s'en irait vers votre auguste seuil
Plus creux que la noisette après que l'écureuil
L'a laissée retomber de ses ongles pointus;

Nuls ballots n'entreraient par les panneaux béants,
Et nous arriverions dans la mer de Sargasse
Traînant cette inutile et grotesque carcasse
Et les Anglais diraient: Ils n'ont rien mis dedans.

Mais nous saurons l'emplir et, nous vous le jurons,
Il sera le plus beau dans cet illustre port.
La cargaison ira jusque sur le plat-bord.
Et quand il sera plein, nous le couronnerons.

Nous n'y chargerons pas notre pauvre maïs,
Mais de l'or et du blé que nous emporterons.
Et il tiendra la mer: car nous le chargerons
Du poids de nos péchés payés par votre fils.

vendredi 15 octobre 2010

La grammaire évolue...

 Le professeur demande à l'élève le temps auquel sont conjugués  les verbes de la phrase qui suit.
  
« Ils ne voulurent pas avoir d'enfant,  mais ils en eurent six. » 
 L'élève répond :
« C'est du préservatif  imparfait. »
    

jeudi 14 octobre 2010

OCTOBRE – semaine 3 – jour 1 – US ET COUTUMES






Octobre en bruine,
L’hiver en ruine.


FOURNITURES SCOLAIRES



L’année scolaire est bien entamée ; on voit pointer à l’horizon les premières vacances, celles de la Toussaint .
Il est temps d’inspecter le contenu des sacs et cartables. Les livres et cahiers ont perdu leur bonne odeur de papier neuf ; ils sont déjà gribouillés, écornés, personnalisés en un mot. On a déjà perdu quelques gommes et crayons qu’il faudra renouveler. Mais au fait, de quand datent les fournitures scolaires ?
Les crayons  par exemple : au XII° siècle, les copistes se servaient de tiges de plomb pour rédiger leurs manuscrits. Elles s’usaient vite et coupaient le papier ; au 18° siècle, des anglais eurent l’idée de remplacer le plomb par de la plombagine ou graphite, un minerai qui, comme son nom ne l’indique pas, n’a rien à voir avec le plomb. Très fragile on dût l’enfermer dans des cylindres de bois et voilà le crayon !

Les plumes métalliques : qui les utilise encore aujourd’hui ? Pourtant elles viennent de loin puisqu’on a découvert dans les ruines de Pompéi une plume de bronze assez semblable à nos traditionnelles  « sergent-major ».
Au Moyen-Age, on en faisait en or, en argent, en fer. C’étaient des objets de luxe. Jusqu’au 19° on s’est servi plus couramment de plumes d’oies taillées en pointe.
En 1816 s’ouvre à Birmingham la première fabrique de plumes métalliques ; on invente simultanément le porte-plume.

La gomme elle, est apparue en 1736, date à laquelle le caoutchouc est introduit en Europe.

Quand aux buvards qui eurent leur heure de gloire au temps où ils étaient supports publicitaires, on ne les collectionne plus. Voilà encore un petit commerce (réservé aux cours de récréation) qui a disparu. Ils sont apparus vers le  milieu du 19° siècle. On utilisait auparavant des poudres de couleur que d’un geste élégant on jetait sur la page et qu’on soufflait.






mercredi 13 octobre 2010

La langue du chat...

Je serais sûrement différent s'il n'y avait pas de chat dans ma vie. Difficile de dire en quoi. Ce qui est certain, c'est que je me suis mis à écrire beaucoup plus depuis que j'ai Chester, sans que je puisse élucider si c'est un hasard ou pas.

Jean-Noël VUARNET

Manifestation pour les retraites : le Théâtre du Soleil illumine le cortège



12 octobre 2010115.1286896633.JPG

Il est de plus en plus rare qu’une manifestation suscite sur son passage émerveillement, joie et applaudissements. Ce mardi 12 octobre, jour de mobilisation nationale contre la réforme des retraites, le cortège parisien brandissait à sa tête (juste derrière les représentants de la CFDT) une surprise aussi somptueuse que symbolique, qui fut applaudie de tous : une marionnette haute de trois mètres, toute de blanc vêtue, armée d’un glaive et d’une balance. Cette allégorie de la Justice, conçue et fabriquée hier au Théâtre du Soleil, donnait au cortège l’allure d’un célèbre tableau …

Pour préparer un digne accueil aux milliers de manifestants, Ariane Mnouchkine, mère fondatrice du Théâtre du soleil, avait donné rendez-vous, à midi, au Théâtre de l’Odéon (Paris 6ème). Les comédiens, musiciens et techniciens de sa troupe, ainsi que leurs plus proches compagnons, comme l’écrivain Hélène Cixous, le comédien Georges Bigot, ou encore de nombreux spectateurs fidèles, avaient répondu présents, avec leurs instruments de musique, leurs banderoles poétiques… Et la fameuse marionnette géante.
“La retraite, on sait bien qu’elle est foutue pour nous, puisque nos carrières, dites ‘incomplètes’, ne nous permettent jamais de quotiser suffisamment pour avoir une retraite décente. Mais ce n’est pas une raison pour se résigner ! “, expliquait un réalisateur sonore, chargé de porter en drapeau cette citation de Pascal:”la force sans la justice est tyrannique”.
“Cette soit-disant réforme que tous les français ressentent comme un régression est bête et inefficace: on sait bien que dans dix ans, elle sera déjà caduque. Il faut une réforme, tout le monde est d’accord là dessus, et des sacrifices sont nécessaires. Mais ça suffit de toujours sacrifier les mêmes. Y’en a marre des injustices et de l’arrogance!” tonnait Ariane Mnouchkine entre deux consignes pour orchestrer le départ.

“Les banderoles, les musiciens et la sono partent les premiers vers la rue de Rennes. La Justice fera son entrée un peu plus tard, pour arriver comme une surprise. N’oubliez pas de chercher des relais parmi les manifestants qui nous rejoindront: on a quatorze porteurs et il nous en faut vingt-six pour tenir jusqu’au bout! C’est parti : d’abord les drapeaux sur la justice, ensuite les Shakespeare”.
Les “Shakespeare”, c’était par exemple cet extrait incroyablement actuel de Macbeth: “A présent des révoltes incessantes lui reprochent ses parjures. Ceux qu’il commande n’agissent que sur commande. Rien par amour. Maintenant, il sent son titre qui pend flasque sur lui. Comme la robe d’un géant sur un faussaire nain”.
Ou encore cette autre citation de circonstance: “les frelons ne sucent pas le sang des aigles mais pillent les ruches des abeilles”…
Voir la “Justice” géante qui déambulait dans les rues du 6ème arrondissement, ce fut un spectacle à part entière. Passants et militants disaient tantôt “bravo”, tantôt “merci” en voyant la marionnette flotter au-dessus des autobus près de la place Saint-Sulpice.

Rue de Rennes, où se posta la petite centaine d’artistes et amis du Théâtre du Soleil, plusieurs autres groupes
attendaient les manifestants : Lutte Ouvrière et, un peu plus bas, le PS. Vers 14h, la marionnette et la troupe du Soleil se mirent à défiler entre deux cortèges syndicaux, et l’exclamation fut générale lorsque La Justice joua sa scène place Saint-Germain des près: attaquée par des corbeaux (de papier), elle commença à se débattre dans une danse fascinante, sur une musique dramatique.
“Oh la vache que c’est beau”, s’exclama une jeune femme qui tenait une des banderoles du PS. “La symbolique est parfaitement efficace”, lança une jeune avocate à ses côté. Même dans les rangs très sérieux de la CFDT, les jeunes militants applaudissaient : “c’est me théâtre du soleil, je crois! c’est magnifique. Et c’est super d’apporter un peu d’innovation dans le mouvement.”

Peu à peu, enseignants et “indépendants” en tous genres sont venus grossir les rangs du Soleil.

“Je me reconnais dans le parti du théâtre bien plus que dans tout autre parti, confia une sexagénaire toute légère et souriante. Car quand il est bien fait, le théâtre est ce qui implique l’engagement le plus profond de l’individu, qu’on soit acteur ou spectateur”.

L’intervention de Mnouchkine témoigne en tout cas d’une foi profonde dans l’efficacité politique du théâtre. “Le rôle des artistes, c’est d’apporter un peu de forme, d’images et de rythme au mouvement. C’est pour cela que nous nous mettons au service de la manifestation”, justifie tout simplement la metteur en scène.




mardi 12 octobre 2010

Mouloudji - Un jour, tu verras, 1954

Carnets de voyage - Ardèche , septembre 2010

Au détour d'un chemin d'Ardèche raviné, pierreux, montueux (ils le sont tous!), à l'abri des chênes et des châtaigniers, se dévoile prudemment une chapelle; un oratoire un peu ruiné.

Ce qui reste des voûtes en ogive invite.
On franchit un parvis déglingué et, au-dessus de ce qui reste de l'autel, une niche abrite une petite Sainte Vierge, toute étonnée d'être coupée en deux.





Regardez! C'est ici Notre-Dame à côté de Ses Pompes...

lundi 11 octobre 2010

34 centimes d'euro la minute



daté du 10 octobre 2010

Après Guy Debord qui, en visionnaire discret, a très tôt révélé les mécanismes de la " société du spectacle " telle que nous la subissons aujourd'hui dans ses travers, ses extravagances et par-dessus tout sa superbe vulgarité, Raffaele Simone, linguiste italien, élargit le cadre tout en le scrutant avec la loupe de l'évidence lucide dans Le Monstre doux. L'Occident vire-t-il à droite ? (Gallimard, 180 pages, 17,50 euros). 

Mais déjà en 1834, Alexis de Tocqueville nous prévenait : " Si le despotisme venait à s'établir chez les nations démocratiques de nos jours, (...) il serait plus étendu et plus doux, et il dégraderait les hommes sans les tourmenter. "

Nous sommes devenus des citoyens abîmés, des clients abreuvés d'images dont le but ultime est de supprimer avec allégresse et consentement notre être libre, nous retirer le statut d'individu en tant qu'entité singulière. 

Le système démocratique fonctionne comme une musique d'ascenseur faite pour endormir et faire tout accepter. Et ça marche ! 

Une panne informatique gèle toute communication. Une erreur judiciaire écrabouille l'individu dans un engrenage dont il sortira en lambeaux. Parfois, il suffit d'un petit tracas technique pour se rendre compte que l'être est en train de perdre son essence et qu'il ne se trouve plus face à un être de chair avec qui parler, négocier et même bavarder, mais face à un semblant d'être qui répond avec une politesse préfabriquée qui devrait vous mettre en confiance.

Celui qui a inventé le téléphone à touches et la voix artificielle est un génie, enfin quelqu'un qui a poussé la déshumanisation des relations entre les citoyens au plus haut niveau de mépris. 
Car celui qui vous répond après avoir laissé tourner le compteur du téléphone à 34 centimes d'euro la minute le temps que cela rapporte assez à la société où il travaille se présente à vous en ces termes " Daniel, à votre service "

D'abord il ne s'appelle pas Daniel mais Karim ou Abderrazak. Il est dans une cabine en Tunisie, au Maroc ou dans un pays lointain. Il est " gentil ", mais se révèle vite incompétent, et vous oriente vers un autre service, souvent appelé " assistance technique ". 
Là, vous refaites le numéro 08... et vous attendez en vous imposant une musique exécrable ponctuée par une voix qui vous répète " Nous vous remercions de patienter quelques instants, un conseiller va prendre votre appel ". Vous attendez. Le compteur tourne. Vous calculez que la société est en train de vous prendre de l'argent avec votre consentement. Et soudain, la même voix féminine vous prévient : " Vu le nombre d'appels, nous ne pouvons pas vous répondre actuellement ; nous vous invitons à renouveler votre appel ultérieurement. " 

Mais il arrive aussi que Daniel ou Nathalie vous donne des ordres. Faites ce numéro, faites cet autre, introduisez votre identifiant, puis votre code, je vais avoir accès à votre dossier, merci de patienter, et voilà qu'on vous demande (pour la énième fois), de vous adresser au " service assistance technique " où " une cellule " est en mesure d'accéder à votre dossier. Ah, le cher, très cher Service technique. C'est le sésame, c'est Georges ou Lucienne, c'est quelqu'un qui existe peut-être et qui résoudra votre problème.
C'est le paradis. La " voix " royale pour la liberté. 
Mais pour cela, " vu le nombre important de demandes ", vous êtes obligé d'attendre " entre dix et vingt et un jours "

Passé ce délai, ne recevant rien, vous rappelez Georges ou Lucienne, et là, catastrophe, c'est Philippe ou Marie qui vous répond. Ils ne sont au courant de rien. Il faut repartir de zéro et, armé ou non de patience, vous avez envie de hurler, d'appeler la police, la gendarmerie, le préfet, le maire, le ministre... 

Bref, vous venez de découvrir à l'occasion d'un problème de connexion que vous êtes un dossier muni d'un RIB, et vous n'avez aucun moyen de vous défendre, aucune possibilité de vous trouver en face d'une personne et de lui parler, à moins de faire partie de " la VIP-society " qui a droit à un traitement de faveur.

Ce qui se produit avec les sociétés de la téléphonie et d'Internet est en fait la quintessence de la société           " monstrueusement douce " que nous préparent des politiques sans âme, sans sincérité, devenus les jouets de la société du spectacle. 
Et qui sont inaccessibles, du simple fait qu'ils sont eux-mêmes les pantins d'un système où la vieille bureaucratie dont on se plaignait est devenue un monstre invisible, interchangeable, où d'un côté le citoyen est démuni, et de l'autre des petits malins de la finance ont mis au point une machine à sous qui rapporte à chaque fois que vous êtes en difficulté. 
A raison de 34 centimes la minute, multipliés par des milliers de clients mécontents par jour, multipliés par un temps assez long, l'opérateur n'a même plus besoin de travailler, il suffit qu'il installe un centre d'appels délocalisé dans un pays où la journée de travail est payée quelques euros, et voilà la boucle bouclée.

Tout cela est légal. Les contrats ont été signés. Les gens se plaignent, mais sont impuissants. 

Telle est l'époque. On s'y fait ou on se tait. Nous voilà devenus des individus avec un peu moins de liberté chaque jour qui passe. 

Tout a été calculé, prévu au moindre détail par des technocrates, pour que le citoyen soit dépouillé en toute légalité et qu'il ferme sa gueule, car au bout du fil il a un malheureux étudiant qui se fait appeler David ou Kevin pour le rassurer et faire fonctionner la machine à sous.

Pendant ce temps-là, la médiocrité généralisée et la vulgarité de certains amuseurs publics se répandent et occupent notre part de cerveau encore disponible. Et nous sommes consentants !

Tahar Ben Jelloun


Ecrivain et poète, Tahar Ben Jelloun est membre
de l'Académie Goncourt depuis 2008. Il a reçu le prix
Goncourt pour " La Nuit sacrée " (Points Seuil) en 1987.
Il a publié " Le Racisme expliqué à ma fille " (Seuil, 1997).
Dernier livre paru, "Au pays ", chez Gallimard (2009).

samedi 9 octobre 2010

vendredi 8 octobre 2010

Message valable pour les trois blogs...

Nous sommes plusieurs à rendre hommage à Colette Renard....
Si je ne passe aucune des ses "chansons coquines" - dont je j'ai l'intégrale- ce n'est pas dû à un accès de pruderie inopiné, c'est pour souligner que tout de même, elle n'a pas fait que ça....
Pour moi, elle restera toujours, en compagnie de Marguerite Monod et d'Alexandre Breffort , Irma la Douce
So long, Colette .... vous êtes "Avec les Anges" désormais, mais pour toujours avec nous...

La chroniqueuse aux yeux mouillés.

Lu dans Télérama : diffusé sur France2



Le souffle de la révolte

Gérard Mordillat adapte à l'écran son roman "Les Vivants et les Morts", fresque sociale autour d'un combat ouvrier. A l’arrivée, une série en huit épisodes audacieuse et réussie.


« J'ai écrit Les Vivants et les Morts avec la conviction qu'un tel projet ne pouvait exister que de manière romanesque, que le paysage audiovisuel français était trop rétif, pour ne pas dire hostile, à montrer le monde du travail contemporain, à travers les conflits qui s'y déroulent. » Cinq ans après la sortie de son roman - devenu un succès de librairie -, Gérard Mordillat ne peut que se réjouir d'avoir eu tort. Grâce à l'enthousiasme et à la pugna­cité d'un producteur, Jérôme Minet (disparu pendant la préparation du projet et relayé par Denis Freyd et André Bouvard), Les Vivants et les Morts se réinvente aujourd'hui sous la forme d'une très belle série de huit épisodes, poignante fresque sociale dédiée à tous ceux qui luttent pour sauver leur emploi. « Ces hommes et ces femmes qui ont une intelligence, une culture, un corps dont on ne peut pas se débarrasser comme une variable d'ajustement », l'écrivain et ­cinéaste les rend visibles, les fait vivre et vibrer à travers le combat des ouvriers de la Kos, usine de fibre plastique condamnée à mort par les lois du capitalisme financier. Autour du jeune couple formé par ­Rudi, l'insoumis à la présence féline (Robinson Stévenin), et Dallas, sa « belle et rebelle » (Marie Denarnaud), une cinquantaine de personnages se battent, s'aiment, se déchirent. A la lutte collective répond leur vérité intime, faite d'amour fou, de rêves et de blessures secrètes.
Sans rien perdre de l'énergie vitale et du souffle épique du roman, le passage à l'écran s'impose à travers des partis pris forts. « J'ai fait le choix de la jeunesse, explique Gérard Mordillat. Je ne voulais surtout pas être dans le cliché passéiste de la brique noirâtre, de la cheminée qui fume entourée d'ouvriers proches de la retraite. Dallas, la véritable héroïne de cette histoire, n'a que 22 ans, elle a un enfant, un travail extrêmement dur, et comme avec son mari, ils sont endettés, elle fait des ménages et des extras dans une brasserie. C'est terrible : elle est au début de sa vie. Cette dimension très contemporaine de l'histoire me touche particulièrement. »
Loin de se laisser emprisonner par sa propre plume, l'écrivain-cinéaste s'est autorisé toutes les audaces et toutes les libertés : resserrer le récit ou fusionner plusieurs personnages en un seul. Au lieu du traditionnel résumé de début d'épisode, il montre « en accéléré » les événements évacués du scénario, ce qui permet des bonds de plusieurs mois dans le temps. « J'ai tout récrit. Si j'avais fait jouer à des acteurs les dialogues qui paraissaient saisis sur le vif dans le texte, ça n'aurait pas marché. La nature de l'ellipse littéraire n'a rien à voir avec la nécessité du jeu. » Certaines scènes entièrement remaniées ont trouvé un sens nouveau. « Dans le roman, la scène où Dallas et Varda, sa meilleure amie, se soûlent avait un côté enfantin. Dans la série, le côté sensuel est plus affirmé : il y a une liberté amoureuse, une fantaisie que l'une et l'autre ne connaissent pas dans leur couple. Puis la violence sociale resurgit... »
Le soin méticuleux apporté au choix des comédiens a été le prolongement de ce travail d'adaptation. Chaque rôle des Vivants et les Morts a la valeur d'un engagement : « Je voulais être sûr que tous les acteurs soient conscients de ce qu'ils allaient jouer, intellectuellement, artistiquement, politiquement. » En retour, Mordillat leur offre du sur-mesure, un personnage qui, loin d'être figé dans ses traits littéraires, se nourrit de leur personnalité et de leur vécu. « Pignard, le délégué CGT, par exemple, est au départ un personnage secondaire. Patrice Valota a réalisé un travail incroyable sur son vocabulaire, son attitude. Il s'est beaucoup inspiré de son père. Le résultat est bien supérieur à ce qui était écrit. » Dans le bruit des machines, porté par les slogans hurlés à la face du monde et par la réalité si proche des combats à mener, chacun sem­ble avoir fait sienne l'inlassable révolte de Mordillat et de ses Vivants.

jeudi 7 octobre 2010

CARNETS DE VOYAGE...



?

Un bonne solution au problème du vanity fantasque est de collectionner tout au long de l'année les échantillons distribués (de plus en plus parcimonieusement d'ailleurs ) dans les parfumeries.
On évite aussi l'encombrant et cassable flacon  de parfum, et c'est aussi l'occasion de faire de découvrir un Chanel encore ignoré, de retrouver un Saint Laurent oublié, un Hermès masculin, ou Vétiver, ou Pour un Homme de Caron, délicieux souvenirs de soirées d'étés et de slows langoureux....
Mais au fait.... que sont devenus les slows????

mercredi 6 octobre 2010

mardi 5 octobre 2010

CARNETS DE VOYAGE

Ne néglige pas voyageuse, un détail qui n'est pas sans importance: ta trousse de toilette, ton vanity-case, si tu préfères... enfin le machin, dans lequel tu fourres les trucs indispensables à la préservation de ton allure ou que tu soies et quelles que soient les circonstances...


Au fil du temps qui passe, il te faut constater qu'ils sont hélas, de plus en plus nombreux et paradoxalement, les produits de maquillage, en général peu encombrants, diminuent au profit de crèmes, sérums, onguents et autres élixirs qui sont eux, assez volumineux.
Si tu te déplace souvent, pense à stocker petits pots et flacons de plastique à fermeture hermétique et songe à ne pas les laisser disparaître quand vient la sédentarité car elle n'est souvent que provisoire. L'humeur vagabonde ne meurt pas; elle ne fait que sommeiller.
Charge ta voiture, voyageuse qui ignore le bagage léger et qui par ailleurs s'impatiente en faisant ses valises et vers la fin , bâcle le travail.
La voyageuse avisée, n'oublie pas avant de se mettre en route, d'aller se "repoudrer le nez", car la voyageuse matinale, pour n'avoir pas renoncé à son bol de thé doit fréquemment s'arrêter; la voyageuse matinale est réputée intransportable, aussi préfère-t-elle se transporter elle-même....
Où en sommes-nous? Ah, oui... après l'étape précédente, la voyageuse hygiénique va se laver les main...
C'est alors que sur une tablette, vient la narguer, le gros tube de shampoing sans l'aide duquel ses cheveux rechignent à se placer en bon ordre autour de sa tête. Un shampoing que du reste, on trouve à Monoprix, mais il n'est pas toujours de Monoprix là où s'arrête la voyageuse....
C'est pas fini....

lundi 4 octobre 2010

Grammaire française





Une enseignante francophone expliquait à sa classe que dans la langue française les noms, contrairement à l'anglais, sont désignés au masculin et au féminin.
Par exemple : maison est féminin... une maison ;crayon par contre, est masculin...un crayon.
Un élève demanda à l'enseignante, quel genre est donc le nom ordinateur.
 Au lieu de donner la réponse, l'enseignante sépara la classe en deux groupes, garçons et filles, et leur demanda de décider par eux-mêmes si ordinateur est masculin ou féminin. Elle demanda à chaque groupe de donner 4 bonnes raisons pour appuyer sa recommandation.

Les garçons décidèrent à l'unanimité que ordinateur est définitivement féminin (la ordinateur) parce que :  
1. Personne autre que son créateur ne comprend sa logique intérieure ;
2. Le langage de base que les ordinateurs utilisent avec d'autres ordinateurs, est incompréhensible pour tout le monde ;
3. Même la plus petite erreur est gardée en mémoire vive à long terme pour être ramenée à la surface plus tard ;
4. Aussitôt que vous utilisez régulièrement une ordinateur, vous vous exposez à dépenser la moitié de votre chèque de paie pour des accessoires pour elle.
 
Le groupe de filles, toutefois, conclut que l'ordinateur est masculin parce que:
1. Afin d'accomplir quoique ce soit avec lui, tu dois l'allumer ;
2. Il est bourré de matériel de base, mais ne peut penser par lui même ;
3. Il est sensé régler beaucoup de problèmes, mais la moitié du temps, il est le problème lui-même ;
4. Aussitôt que tu en utilises un régulièrement, tu réalises que si tu avais attendu un peu, tu aurais obtenu un meilleur modèle.