dimanche 28 février 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - FEVRIER - Semaine 4 – jour 7- LE PARTRIOLE

Le second mois de l’année
Que donnerais-je à ma mie ?
Deux tourterelles,
Un partriole,
Qui va, qui vient, qui vole,
Un partriole,
Qui vole dans ce bois.





"Sache mettre dans ton coeur le bonheur de ceux que tu aimes à la place de celui qui te manquera."
George SAND

samedi 27 février 2010

Entrez dans la ronde...dernière question

Le premier livre aimé d'amour.
Au risque de vous paraître inconstante, il me paraît impossible en ce domaine de n'avoir eu qu'un seul amour. La vie est longue et les livres comme les émois nous entourent; la tentation est faite pour qu'on y succombe. Le bon Jean que je cite en dernier post ne m'aurait pas contredite.
Le premier tout premier et que j'aime encore au point d'avoir chez moi son héroïne est "La Fidèle Lassie.". Plus fidèle que moi? Allons, les nouvelles amours ne font pas oublier les anciennes! 
J'ai pleuré aux aventures de Lassie, à chaque page, à chaque chapitre. Car lisant et relisant, je ne pleurais pas à chaque fois au même endroit.
Jusqu'à cet après-midi de pluie et de vacances où fuyant les jeux bruyants et brutaux de mes cousins et frères, ma douce arrière grand-mère Clémentine m'a ouvert le second grenier. Le premier où l'on étendait le linge était autorisé, mais le second dont seule Clémentine avait la régence était préservé des enfants. J'y suis entrée ce jour-là et, à la lueur trouble de l'imposte, (on a de bons yeux à douze ans), j'ai pu puiser dans les caisses de livres du grand-père inconnu, puisque mort à la trentaine des suites de la guerre de 14-18.   Il était instituteur. j'ai découvert là, le Tour de France de deux enfants (livre du maître), les Mystères de Paris, moins le premier tome, (l'histoire du premier tome des Mystères de Paris vaut un post à elle seule; ce sera pour une autre fois.), le magazine Nos Loisirs et le Vautour de la Sierra, (Ca aussi ce sera pour une autre fois), et surtout, surtout, le plus aimé de tous: une édition de théâtre complet de Racine, en 4 volumes, reliés de rouge. Edition commentée, annotée, expliquant le pourquoi et le comment de chaque pièce, comment en même temps Corneille et Rotrou traitaient le même sujet, les beautés de la langue et la musique des vers et.... j'ai aimé Racine, je l'aime encore, j'ai toujours le volumes que je recolle et rafistole car à force d'être lus, ils souffrent. Oui, je les lis toujours, même si les minuscules caractères des notes demandent un bon éclairage et des lunettes (mes douze ans sont loin!)...
Et comment quitter cette ronde sans parler de Colette. Colette, les Claudine, ses chats....oui les chats de Colette la féline, Colette qui avant nous a tout osé de ce qui semble aujourdhui encore sulfureux.
Colette libre dans sa vie et ses amours et qui fut la première de ces "cougars" dont parlent nos magazines:

Colette qui quitta un des ses maris pour vivre une romance avec le fils de ce dernier et qui fut tendrement veillée jusqu'à sa dernière heure par Maurice Goudeket de beaucoup son cadet.
Il faut relire à ce propos , Chéri et le Blé en Herbe.
Dernier tour de valse avant de penser à tous ceux et celles que j'ai omis et merci à qui a initié cette ronde qui m'a permis de passer en revue et fait partager ce "vice impuni, la lecture".
C'est de qui ça, au fait?
P.

vendredi 26 février 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - FEVRIER - Semaine 4 – jour 5- C'EST POUR RIRE

L’année bissextile , soyez fin,
Semez du chanvre au lieu de lin.

MON DIEU !!!

Un jeune novice arrive au monastère. La tâche qui lui est assignée est d'aider les autres moines copistes à recopier les anciens canons et règles de l'église. Il  remarque que ces moines effectuent leur travail à partir de copies et non des manuscrits originaux. Il va voir le Père abbé, lui faisant remarquer que si quelqu'un a fait une petite erreur dans la première copie, elle va se propager dans toutes les copies ultérieures.
Le Père abbé lui répond :
- Cela fait des siècles que nous procédons ainsi, que nous copions à partir de la copie précédente, mais ta remarque est très pertinente, mon fils. Aussi j'irai vérifier moi-même les originaux dès demain.

Le lendemain matin, le Père abbé descend dans les profondeurs du sous-sol du monastère, dans une cave voûtée où sont précieusement conservés les manuscrits et parchemins originaux. Cela fait des siècles que personne n'y a mis les pieds et que les scellés des coffres sont intacts.

Il y passe la journée toute entière, puis la soirée, puis la nuit, sans donner signe de vie.

Les heures passent et l'inquiétude grandit. À tel point que le jeune novice se décide à aller voir ce qui se passe. Il descend et trouve le Père abbé complètement hagard, les vêtements déchirés, le front ensanglanté, se cognant sans relâche la tête contre le mur de pierres vénérables.

Le jeune moine se précipite et demande : Père abbé, que se passe-t-il donc ?
- AAAAAAAAAAHHHHH!!!! Quels CONS !!!! Mais quels CONS !!!!...C'était vœux de 'charité'... pas de 'chasteté' !!!




Les doigts de fée.....

C'est chez Marité que se promènent de charmantes choses au point de croix.
Moi, je suis nantie de deux mains gauches (et oh, combien!) mais ma mère il n'y a pas si longtemps faisait avec des perles et des boutons, des bijoux fabuleux.
Ici , un bracelet:

Entrez dans la ronde...question (22)

Achetés ou empruntés???


Du libraire ou de la bibliothèque, trouvés, acceptés, suggérés, conseillés, les livres arrivent ici , un par un ou par paquets. Ils s'installent, squattent les étagères, les tables, les bureaux. Attendent à la cuisine, désireux de se rendre utiles; dans la véranda, embusqués derrière les plantes verte; où vous savez aussi , pour faire passer le temps; dans les chambres, pour nous endormir; dans la pièce "à tout le monde", ils paradent et font les beaux; on en a vu se glisser sous les lits.
Ca déborde, je les envoie se faire lire ailleurs mais ils reviennent.
Ca pourrait mal finir, comme dans cette histoire trouvée en manière d'avertissement dont il faudra bien un jour tenir compte:




Presses de la Cité? Marcia Davenport? Graphisme de la jaquette... et je vous passe le pitch en quatrième de couverture... ça fait plutôt roman à l'eau de rose.... et c'en est un en quelque sorte mais il y a en fil conducteur, le destin tragique d'un des frères Holt, coupable d'un amour démesuré du papier imprimé et de la brocante.
Ca vaut vraiment le coup d'aller jusqu'à la FIN.

P.





jeudi 25 février 2010

Entrez dans la ronde...question (21)

Jeux vidéo, télé ou livres?


Livres, livres, bien entendu, répond vertueusement l'hypocrite qui devrait quand même se souvenir d'une Game Boy qui n'est sortie du circuit qu'une fois cassée.... qui connaît par coeur tous les épisodes de la Petite Maison dans la Prairie, qui ne raterait pour rien au monde l'inspecteur Barnaby et qui a fait de la télé sa cinémathèque... avec circonstances atténuantes puisque il faut faire au minimum 20km pour aller au ciné et en hiver, ma foi... surtout celui-ci.... heureusement qu'on avait des livres!



C'EST POUR DE RIRE...

Une maman vient d'avoir un deuxième bébé.

 La nuit il se met à pleurer.
 La maman se lève alors et dit :
 - Il va falloir que j'aille le changer !
 Le petit frère, entendant cela, s'adresse
 alors à la maman :


 - Oh oui, change-le et prends-en un autre qui
 pleure moins !!!


mercredi 24 février 2010

Entrez dans la ronde...question (20)

Lire par-dessus l'épaule...



 Intolérable! Pourtant dans le métro... y'en a des assis, qui lisent des gros titres passionnants et pour les autres, les debout, les secoués... c'est tentant...
Et la tentation n'est-elle pas faite pour qu'on y succombe?
P.)

C'EST POUR DE RIRE...

 Un petit garçon annonce à sa mère :
 - Je veux  plus aller à l école!
 - En quel honneur ?
- Ben à la télé, ils ont dit qu' en Italie un type a été abattu
parce qu'il en savait trop


mardi 23 février 2010

Dernière minute

Pour ceux et celles qui s'inquiètent parce que je ne donne pas de nouvelles des chiots - des chiottes en fait, puisqu'il y a quatre filles- ils vont bien, la preuve:

Les voici en pleine action diurne; en fait ce sont des gremlins! Dès qu'on approche minuit, il font preuve d'une activité, vocale principalement, tout à fait surprenante. Là, ils reprennent des forces... la nuit prochaine sera rude!
J'ai le doggy blues!
P.((((((((((((

Entrez dans la ronde...question (19)

Le livre idéal:


AUTANT EN EMPORTE LE VENT


Amour, aventure, sur fond historique vérifiable.
Quand on quitte, à regret, le roman, on en sait plus sur la Guerre Civile etazunienne, on est amoureuse de Rhett Butler et on voudrait avoir le courage et le cynisme de Scarlett. On voudrait aussi avoir pour nourrice Mama et son jupon rouge.
On referme les pages persuadée que oui, Rhett reviendra, car demain est un autre jour et que seule compte la terre rouge de Tara.
P.


Complément d'info...

MALPERTUIS


L'oncle Cassave impose à ses héritiers, s'ils veulent un jour avoir accès à sa fortune de vivre dans l'étrange et sinistre demeure très justement nommée Malpertuis.
Mais qui sont ces héritiers, sont-ils vraiment humains et qui d'autre hante les couloirs et les greniers de la vieille maison. Que se passe-t-il dans la misérable boutique qui lui est accolée et où l'on vendait des "couleurs"?
Dans quel port de Belgique cinglé par les bourrasques glacées de l'hiver se dresse au fond d'une rue tortueuse l'inquiétante Malpertuis???
P.((((((((((((((!!!!!!!!!??????????


lundi 22 février 2010

Entrez dans la ronde...question (18)


Là où j'aime lire...


C'est assez nomade et varie selon les saisons: en été sous le noisetier, sous le noyer pendant les grosses chaleurs et l'hiver dans ma chambre-bibilothèque.
Mais en cette saison, le lieu favori c'est la véranda; déjà un peu le jardin, on se chauffe au premier soleil, on peut voir les mésanges picorer la tête en bas, ça sent bon la bouture de géranium et s'il fait assez doux pour laisser la porte ouverte en entend les premières vocalises des merles.



P.

Complément d'info...

La Fête du Maïs

Un couple de ... nous dirions aujourd'hui des bobos, rêve de quitter la ville. Au cours d'une promenade, ils arrivent dans un village et voient là leur maison idéale. Elle est un peu délabrée, mais vraiment, elle semble leur faire signe.
Le village aussi est étonnant, on y vit comme autrefois, pas de voitures, pas de tracteurs, les gens sont accueillants et font tout pour faciliter leur installation. Ils sont heureux dans ce havre de paix où l'on fête encore les saisons. Lui est peintre; sa femme et sa fille s'intègrent parfaitement. Ils ont des voisins aimables quoiqu'un peu étranges: une veuve qui connaît les "bonnes herbes" et est aussi guérisseuse, un colporteur bavard, une petite fille qui prédit l'avenir.
C'est le paradis... mais peu à peu des faits inquiétants se révèlent. On apprend l'étrange suicide, quelques années plus tôt d'une jeune fille... un jeune garçon fait des efforts désespérés et toujours contrecarrés pour fuir la communauté... le colporteur est victime d'une horrible agression... l'angoisse monte, comme un brouillard sur la plaine....

C'est de Thomas TRYON, toujours édité

C'EST POUR RIRE



A la clinique où deux bébés viennent de naître. L'un dit à l'autre :
 - T'es une fille ou un garçon ?
 - Je suis une petite fille... et toi ?
 - Moi, je sais pas...
 - Baisse ton drap, je vais te dire ce que tu es.


 Le bébé baisse son drap
 - Baisse plus bas, je  vois pas !!!
 Il baisse encore plus bas,  alors la petite fille dit
- Oh, ben t'es un petit garçon, t'as des chaussons bleus !!!


dimanche 21 février 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - FEVRIER - Semaine 3 – jour 7- LES METIERS



S’il neige à la Saint-Pierre
La vigne est réduite du tiers


PARURIER-FLEURISTE


On l’appelait « La Dame aux Camélias ». Marie Duplessis dans la vie, Marguerite Gautier dans le roman, Traviata à l’opéra, portait tout au long de l’année, un bouquet de ces fleurs dont la couleur variait du blanc au rouge en fonction de son humeur, ou disait-on de sa disponibilité. Il est vraisemblable qu’à certaines saisons elle ait du avoir recours aux fleurs artificielles.
Le camélia se copie fort bien en soie ou en satin et les paruriers-fleuristes si nombreux au dix-neuvième siècle étaient et sont toujours gens fort habiles. C’était d’ailleurs le métier d’une autre héroïne d’opéra, la tendre Mimi de La Bohème.
Le camélia frais ou artificiel ornait plus couramment et solitaire, les boutonnières des messieurs. Bien des décennies plus tard, Gabrielle Chanel, qui n’hésita jamais à détourner le vêtement masculin pour notre plus grand confort, en fit la fleur fétiche de ses collections.
Juste après la dernière guerre, Christian Dior prit lui, le muguet pour emblème puisque la tradition veut qu’il ait offert, pour le lancement de son parfum à senteur de muguet Diorissimo, un brin porte-bonheur à chaque cliente . Depuis le muguet a figuré sur nombre de produits porteurs de la griffe. Il fallait bien qu’à certaines saisons, le muguet fût artificiel.
Par ailleurs, depuis la Haute Egypte en passant par Rome et notre Moyen-Age, les femmes et parfois des hommes ont aimé orner de fleurs leurs chapeaux.
Nombre de portraits de Marie-Antoinette la représentent portant les créations fleuries de sa modiste, Rose Bertin. La Comtesse de Ségur qui inventa Madame de Fleurville ornait de roses ses chapeaux.
Les couturiers comme les modistes ont toujours eu recours aux paruriers-fleuristes dont les ateliers pour la plupart, dans les années 1950- 1960, étaient établis entre l’Opéra et la Bourse dans le quartier du Quatre Septembre, qui par le Passage Choiseul descend jusqu’au Palais Royal.
Souvent situés en entresol, les ouvrières fleuristes étaient assises de part et d’autre de longues tables éclairées chichement par des  fenêtres en arc-de-cercle et plus largement par la lumière électrique et jonchées de pétales multicolore faites de soie, de satin, de velours, d’organdi. Il fallait trois années d’apprentissage pour former celle qui à la place la plus lumineuse, les assemblait en roses, pivoines, coquelicots, orchidées. Les doigts agiles ne dispensaient pas de bonnes connaissances en botanique,  chaque fleur étant montrés à différentes étapes de sa vie, chaque tige , chaque feuille correspondant à son espèce. Seuls les parfums de muguet, rose ou violette étaient supplantés par les puissantes odeurs de colle, d’apprêt, ou de térébenthine.
On chantait beaucoup dans ces ateliers, on y travaillait encore plus ; il n’était pas rare que pour un grand mariage ou un défilé de Haute-Couture les ouvrières passent la nuit pour assurer la livraison du lendemain.
Quand ma mère ou ma grand-mère, modistes, m’emmenaient chez ces fournisseurs,  la petite fille émerveillée que j’étais repartait rarement sans une rose ou un bouquet de violette offert par la maison.
P.


Entrez dans la ronde...question (17)

Vos lectures inavouables:


Il fut une époque où il aurait été inavouable d'avoir lu le marquis de Sade , ou Emmanuelle, ou encore l'Histoire d'O.
Les temps ont changé et j'ose à peine vous avouer le plaisir que j'ai pris, gamine, à lire "Sous l'oeil des Brahmes" de l'ineffable Marie DELLY.
Et plus honteux encore celui que j'ai pris récemment à le relire quand il a sauté d'une caisse de livres dans mes mains ravies.





Ronde , complément d'info

Faut pas être feignant sur ce blog...et ne pas hésiter à parler de culte quand il en est besoin..

Je commence par le premier bouquin parce qu'il doit être coton à trouver. Il est venu à moi dans une de ces caisses de livres dépotoir dont j'ai déjà parlé, tout vieux, tout moche, corné fripé mais pas décollé ni déchiré.
Pourquoi l'ai-je ouvert, toiletté et ...lu. Quelqu'un me l'a envoyé c'est certain.
Donc l'auteur de la Bête du Vaccarès raconte comment un gardian lui a confié un manuscrit daté de 1416 et écrit par un autre gardian de ce temps-là.
Alors qu'il gardait sa manade, il a rencontré à la tombée du jour, caché dans les roseaux un être étrange: un homme velu, aux pieds de chèvre et porteur de cornes. Il sont aussi effrayés l'un que l'autre.
Plus tard, le gardian retourne sur les lieux et se souvenant que la créature était mal en point, lui laisse une besace avec de la nourriture. Il retrouve la besace vide mais ne revoit plus la "Bête" à laquelle il pense désormais sans arrêt.
Du temps passe, il l'aperçoit parfois, fugitive, effarouchée... vient une période de mauvais temps; il ne peut plus s'aventurer loin de son troupeau....
Il voit encore des traces du chèvrepied mais seulement des traces et puis un jour dans un marécage, une chose étrange émerge à demi de la fange....

C'était édité chez Grasset en 1926; l'auteur est Joseph d'Arbaud.


PS - On le trouve chez Amazon (littérature française)

samedi 20 février 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - FEVRIER - Semaine 3 – jour 6- AH! LA MODE DE CHEZ NOUS

Il est trop tard à la Saint-Pépin
Pour planter les arbres à pépins



Les industries françaises sont des industries de luxe. Plus vous vous élevez vers un travail raffiné, plus vous vous approchez de la production française. Ainsi, la laine, la soie, les peaux ; ainsi, encore, la papeterie, les savons, les huiles, les meubles, et, peu à peu, en raffinant toujours, l’article de Paris, la parfumerie, la bijouterie ; enfin, au-dessus de tout, comme un privilège et un monopole incontesté, cette reine des industries, celle qui exige le plus d’adresse, de goût et d’élégance – la nouveauté, la Mode.
La Mode règne à Paris ; de là, elle jette, sur le monde, un flot de rubans, de plumes, de galons, de blondes, de froufrous et de chichis, en un mot, des riens harmonieux qui, forment l’indispensable auréole de la Beauté. Mode, reine de Paris et petite reine de France, tant que tu n’auras pas, dans une minute de caprice ou de négligence, brisé ton sceptre, la France restera debout, sur sa bonne terre fertile, ayant mis cette aigrette fragile et glorieuse à son bonnet !


 Guillaume Hanoteaux -La Fleur des Histoires Françaises Hachette 1911



Alexander Mc Queen...

Une fashion victime ....

Entrez dans la ronde...question (16)

Le livre culte:


Ils sont trois qui sont en grande partie responsables de la façon dont je vis et de ce que j'aime à raconter.
P.

vendredi 19 février 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - FEVRIER - Semaine 3 – jour 5- COURRIER DU COEUR

Quand février commence en lion,
Il finit en mouton


De George Sand à Alfred de Musset


Je suis très émue de vous dire que j’ai
bien compris l’autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans calcul,
et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l’affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
dont vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j’habite
est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j’ai l’âme
grosse. Accourrez donc vite et venez me la
faire oublier par l’amour où je veux me
mettre.




Avez-vous bien lu ?
Alors recommencez en lissant seulement une ligne sur deux…







Entrez dans la ronde...des BB "CHICS"



Quelle entreprise de retrouver ces photos! Il m'a fallu fouiller dans des endroits depuis longtemps laissés à l'abandon et... aux loirs. C'est fou comme les loirs aiment à lire et s'intéressent au vieux papiers! Les loirs sont donc, je l'ignorais, des rats... de  bibliothèque.
Finalement, le voilà ce bébé; avec sa mère en prime qui fut en son temps, elle aussi," une fashion victime".

Entrez dans la ronde...question (15)

Abandonner en cours de route....


Oh que oui et souvent! Il y a tant à lire qu'on ne va pas se forcer, pour diverses raison, à perdre son temps sur du papier imprimé par erreur.
Toutefois, comme dans les comités de lecture sérieux, je m'impose d'aller au moins jusqu'à la page 60 avant de statuer.

jeudi 18 février 2010

La famille s'agrandit...


Ils sont 6.
Fin des opérations à 4h30 ce matin; la photo est aussi floue que mes pensées. On fera mieux demain. Pas la chienne: que peut-elle faire de mieux?
P.

ALMANACH MERVEILLEUX - FEVRIER - Semaine 3 – jour 4- LUSTUKRU

Gelée du jour Sainte-Honorine
Rend toute la vallée chagrine



Les grands froids:

"En 1571, la neige couvrit la terre en Languedoc, en Dauphiné et en Provence pendant 60 jours de suite. Il tomba une si grande quantité de neige à Carcassonne qu'elle fit crouler plusieurs maisons par sa pesanteur, et que plusieurs habitants y périrent sans pouvoir recevoir de secours.
En 1683, la Tamise, à Londres, fut si fortement gelée qu'on y érigea des cabanes et des loges; on y tint une foire qui dura deux semaines; les voitures la traversèrent et la sillonnèrent dans tous les sens comme sur la terre ferme; on y donna un combat de taureaux, une chasse aux renards, et sur la glace on fit rôtir un boeuf entier.
En 1740, il y eut un grand hiver à Saint-Pétersbourg. L'impératrice de Russie fit construire un palais avec des blocs de glace don,t quelques-uns avaient jusqu'à 16m. de longueur sur 6m. de hauteur. On y donna des fêtes pendant plusieurs semaines. Le froid était vif au dehors, mais à l'intérieur des calorifères maintenaient une température agréable.
Enfin, en 1879, on constata sur plusieurs points de la France, une température de -30°. A Vichy, les grosses voitures de roulage circulèrent sur l'Allier comme sur une route. A Mayence, les diverses corporations d'ouvriers installèrent des ateliers sur le Rhin.

NOS LOISIRS - 24 février 1907



Entrez dans la ronde...question (13)

Le prochain titre???


Je ne sais pas encore, il y a le choix...



mercredi 17 février 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - FEVRIER - Semaine 3– jour 3- C'EST BON SIGNE

Vigne taillée en février
De raisin remplit le panier


LE POISSON


Le 21 du mois, Ventôse s’engouffre dans Février. Il fait signe aux Poissons de venir le rejoindre : ces deux poissons que Jupiter mit au rang des constellations pour avoir aidé Vénus et Cupidon à échapper au monstrueux Typhon.
Bien des petits poissons nés dans cette période sont devenus grands : citons au hasard Copernic, Chopin, Michel-Ange, Einstein, Victor Hugo et Charles Quint.
Couronné de jaspe, d’aigues-marines et de tourmalines, le poisson aime à régner : sur sa famille, sur ses amis et sur la maison douze du zodiaque où résident les difficultés. Afin de les éviter, le poisson accoutumé à l’eau s’abstiendra d’alcool qui ne lui vaut rien.
Altruiste et généreux, revêtu d’écailles d’or, il n’hésitera pas à répandre ses bienfaits sur le pêcheur musicien.


Illustration offerte par Agnès; qu'elle soit remerciée.
P.


Entrez dans la ronde...question (13)

Le titre lu en ce moment:



C'EST POUR DE RIRE...

 Hier soir je suis allé manger "Chez Ginette". Avec des potes, on a remarqué un truc bizarre.. Tous les serveurs et serveuses avaient une petite cuillère dans la poche de leur chemisette. Aussi quand le serveur est venu prendre la commande, j'ai demandé :

« Pourquoi portez-vous tous une petite cuillère ? ».

 Il m'expliqua que Ginette avait demandé conseil à Andersen Consulting qui, après des mois d'analyses, a conclu que la petite cuillère était le couvert qui tombait le plus souvent, à une fréquence de 3 cuillères/table/heure !

 Depuis, ils n'ont plus besoin de courir à la cuisine pour chercher une nouvelle cuillère. L'économie de rendement en temps de travail est estimée à 5,21 %.
L'indice de satisfaction du client se trouve également accru de 3,7%
 Deux minutes plus tard, je faisais tomber ma petite cuillère et ça n'a pas manqué : le serveur m'a aussitôt apporté sa cuillère en me disant qu'il en prendrait une autre à son prochain passage en cuisine.
 Bravo Andersen !
 Mais plus curieux, les serveurs avaient tous une ficelle qui dépassait un petit peu de leur braguette. Quand il nous a apporté l'addition, j'ai demandé au serveur à quoi servait cette ficelle.
« Bien observé », me dit-il en baissant la voix, « Andersen Consulting a aussi vu que nous pouvions gagner du temps dans les toilettes.
La ficelle est attachée autour du pénis, on peut donc le sortir sans le toucher et éviter d'avoir à se laver les mains, ce qui représente une économie d'eau, et le temps passé aux toilettes est réduit d'environ 7,39 % ».
« Mais après l'avoir sorti... comment le remettez-vous dans votre pantalon sans le toucher demandai-je ? »
 « Eh bien », me dit-il en chuchotant, « je ne sais pas pour les autres...
Mais moi je me sers de la petite cuillère... »

Excellente étude de Gisèle...Merci.

mardi 16 février 2010

Entrez dans la ronde...question (12)

Lire à table?


Hé oui! et en musique encore. C'est paraît-il une déplorable habitude, qu'on prend facilement quand on manque de vis à vis.
Le petit déjeuner est le moment idéal pour les magazines.

Polémique...

ET POURQUOI???
Elle serait selon certaines, une de ces vieilles féministes rabâcheuses et revendicatrices....
Voire!!! Elle à 70 ans! Quel Péché! Je  nous souhaite à toutes de lui ressembler moralement, intellectuellement et physiquement quand nous aurons le même.
Oui, elle est une féministe "historique" ; mais sans elle et quelques autres, noue en serions encore à trimballer un corps déformé et des jambes éclatées de varices en raison de grossesses à répétition; ou bien à risquer notre peau dans des officines douteuses, à subir des curetages à, vif (pour nous apprendre!).
Grâce à elles et à celles qui ont signé le manifeste des "450 salopes" et qui pour cela risquaient la prison (quelques décennies plus tôt, c'était la peine de mort), nous avons acquis ce droit qui est à la fois exorbitant et la moindre des choses: la maîtrise de notre fécondité. Le droit de faire des enfants ou de nous réaliser autrement si telles sont nos convictions. Car pour une femme, faire ou ne pas faire une enfant, n'est pas une question d'humeur ou de désir: c'est un choix que souvent nous payons cher par le jugement sur nous porté.
Les femmes de l'âge d'Elisabeth Badinter ont connu les angoisses d'une grossesse intempestive; les plus fortunées pouvaient déjà y remédier, mais les autres? Dans les ateliers familiaux en ai-je en tendu de ces récits à mots couverts ( une petite fille ne doit pas comprendre; mais la petite fille a de bonnes oreilles!), de ces adresses échangées discrètement; de ces absences de quelques jours commentées avec inquiétude; de ces retours, mine défaite, de ces chansons et histoires drôles lancées pour réconforter celle qui finissait par rire et chanter avec les autres. Et on n'en parlait plus, jusqu'à la prochaine.
Voilà ce qu'elles vivaient les contemporaines d'Elisabeth. Pour celles qui sont maintenant sexagénaires, après une adolescence vertueuse par force, elles on pu s'épanouir à la trentaine.
Mais vous autres les quinquas  et les suivantes, qui la critiquez, c'est grâce à elle que vous avez droit à une sexualité épanouie, le droit de faire des enfants quand ça vous arrange, et pas plus que vous n'en désirez.
Alors avant de critiquer après la seule audition d'une interview, lisez-là et ne permettez JAMAIS que les droits qu'elle nous a permis d'acquérir soient remis en question!
Votre chroniqueuse: Pomme






lundi 15 février 2010

Entrez dans la ronde...question (11)

Le livre électronique?




Aucune idée vraiment...


P.

Les figures imposées



Par Mademoiselle le 05/02/10

Quand je lis les débats sur le foulard ou la burqa (d'ailleurs peu importe les nuances, il s'agit visiblement de "trucs de musulmans"), j'ai souvent une petite contraction inconsciente des mâchoires et le sentiment qu'on est obligé de surnager dans une pensée de type "plat préparé", qui semble avoir fait un tour de trop dans le four à micro-ondes. J'ai également l'impression de revivre les "débats" sur l'insécurité. 
On retrouve les mêmes ficelles :
On donne le sentiment d'avoir levé un lièvre via un fait divers quelconque (merci l'effet loupe)-> on pousse des cris d'orfraie à droite -> la gauche se dandine mal à l'aise -> "on" est obligé de se positionner sous peine d'être taxé d'angélisme/d'être des couilles molles/crétins.

Pour se positionner dans ces "débats", il faut en accepter les termes, manichéens :

Soit
• on dénonce (quoi d'ailleurs ?)
Soit
• on est naïf (on refuse de voir le problème tel qu'il est).

Ce qu'on dénonce va de :
• l'islamisation rampante
à
• un "débordement", une sorte de "faudrait pas exagérer amiEs musulmanEs, vous devenez indéfendables".

La dernière position, de gôche, se nourrit :
• d'une tendance bouffe-curé (on s'est battu contre les cathos, c'est pas pour en accepter d'autres.),
• de bonnes intentions (la liberté des femmes),
• d'une vision tronquée de l'engagement dans la religion ou un parti.
Concernant l'histoire de la militante voilée du NPA, on oppose des positions qui seraient incompatibles, comme si l'engagement était le fruit d'une lecture complète des textes (religieux et politiques), lecture qui précèderait un positionnement éclairé, rationnel, personnel (de type homo oeconomicus. Sur le marché des croyances, je prends celle là, tiens !). Quiconque connaît des croyants ou des militants sait que l'engagement est plus le fruit d'un parcours, d'un héritage familial, que d'un choix en fonction des textes historiques du parti ou de sa religion. Allez demander à un militant socialiste quelle est l'histoire de son parti ou de ses positions politiques, si vous en avez vous-même ne serait-ce qu'une connaissance grossière, vous aurez une sacrée surprise. Mais évidemment, avec une vision de l'engagement en terme de positionnement éclairé par une réflexion creusée de l'histoire du parti ou de sa religion, on ne peut que penser le foulard de la militante comme étant le résultat soit de sa bêtise crasse soit de sa volonté de faire pénétrer l'islam partout en France.

• de la pratique intensive du "toutes choses étant égales par ailleurs".
ce qui n'aurait de sens que si vous mettiez tout le monde en apesanteur sociale, en effaçant le contexte politique, social, et en écrasant l'histoire. Avec cette posture, il s'agirait de dire qu'on traite les musulmans comme les catholiques, d'une manière neutre et pleine de bonnes intentions, et de débattre des valeurs républicaines. On fait fi des présupposés, du sens que prennent les mots et positions dans le contexte, de sa réception etc. Si vous refusez ce débat, vous êtes complices (de quoi ?). Or, il y a une différence de taille entre le fait de refuser les termes du débat, tels qu'ils nous sont imposés, de questionner le contexte, l'utilisation faite de ce débat, de se demander quel est l'intérêt de cet effet de loupe médiatique, et celui de ne pas avoir le courage de "se positionner". Parlons donc du courage nécessaire à ce positionnement.
• la posture de gôche contre le voile ou la burqa se nourrit de ce qui semble être brandi comme du courage politique, celui de se positionner, même si c'est compliqué et mal vu par ses camarades.
Je ne suis pas persuadée que d'ajouter sa voix à celle de la meute médiatique, même si on prend des précautions et qu'on montre qu'on n'est pas raciste pour un sou, soit une preuve de courage. On se retrouve exactement dans les mêmes conditions qu'avec le débat sur l'insécurité. Soit on en parlait à gauche, soit on faisait preuve d'angélisme. Ce qui signifiait que : soit on acceptait de voir la réalité telle qu'elle était (sans la questionner ou si peu), soit on refusait de la voir. Il y avait donc LE problème de l'insécurité, LA réalité d'un côté, et de l'autre, les abrutis qui ne voulait pas la voir par idéologie (on effaçait donc l'idéologie du camp adverse, qui était lui, uniquement pragmatique).


Il me semble assez peu probable que Le Figaro, en relevant "l'affaire" de la militante voilée au NPA ait voulu apporter sa contribution à la réflexion interne au parti. Il me semble également douteux de penser qu'il se préoccupe du sort des femmes, en général, et des musulmanes en particulier. Le Figaro les regarde depuis qu'elles ont l'outrecuidance de tenir, à la place d'un balai, un crayon ou un micro. Il s'inquiète qu'il y ait des arabes partout (même s'il ne le dit évidemment pas comme ça) depuis qu'ils ne nous attendent plus pour qu'on les définisse, ce qu'on s'est pourtant évertué à faire de générations en générations. Tant qu'on le faisait, nous ( "vous êtes des arabes, et des arabes, c'est comme ça"), cela n'avait rien de menaçant pour la cohésion de la nation, son identité, sa sécurité, bien que nous passions alors tout notre temps à les définir comme différents. Le Figaro s'accommodait fort bien des bidonvilles, de l'usine, et trouvait d'ailleurs peut-être que leur religion avait du bon, si elle leur rendait supportable une misère qui nous permettait de faire croître notre gros PIB.

Comment expliquerai-je à des gamins, dans trente ans, que pendant qu'on explosait notre système social (dont les femmes dépendent en priorité, pour leurs retraites par exemple, pour les gamins dont elles ont la charge majoritairement, pour survivre avec leurs contrats précaires, pour l'accès à l'IVG), pendant qu'ils cassaient cela, nous n'avons rien trouvé de mieux, sur fond de création d'un ministère de l'immigration, de l'intégration et de l'identité nationale, que de prendre position dans l'affaire du foulard d'une militante NPA, affaire révélée par le Figaro. Ils vont rire jaune. Je leur dirais sans doute que ce que nous trouvions le plus directement menaçant à l'époque, ce n'était pas la misère galopante, la casse de la solidarité nationale, mais l'Islam. S'ils me répondent qu'on s'est fait rouler comme des bleus, je ne saurais pas quoi dire d'autre que "tes grand-parents aussi en 81", mais ce sera une bien piètre consolation.

Je suis féministe et je ne parle pas de l'affaire du foulard en me positionnant dans le cadre du débat médiatique, parce que, justement, ce que le féminisme à montré, a débusqué, à fait ressortir d'une manière souvent éclatante, il l'a fait en allant lire entre les lignes, en cherchant à éclairer ce que personne ne voyait, ce qui ne faisait jamais la Une. Il ne l'a pas fait en acceptant les termes des débats imposés (les termes et les débats). C'est en rompant avec la pensée dominante, en cassant les schémas préconstruits qu'il a permis de parler d'autre chose que de "La condition de Lafâme au foyer", libérable grâce à Moulinex.

Je suis athée également, et je ne confonds pas la critique des religions avec le tabassage des croyants, surtout lorsque j'ai conscience que derrière la critique des religions c'est un groupe social dominé, méprisé, stigmatisé en permanence dans les médias, qui est visé.

Depuis "Les entrailles de Mademoiselle"
Merci Clara

C'EST POUR DE RIRE...

C'est un petit canard tout triste sur un lac et en train de pleurer. Arrive un crocodile qui lui demande :
- Hé, Canard, pourquoi pleures-tu ?
- Sniff, sniff, j'sais pas qui je suis, j'sais pas qui je suis... sniff, sniff...
- Hé bien... t'es un canard, bien sur, dit le crocodile, regarde, bec jaune, plumes, pattes palmées, bref ça montre que t'es un canard quoi !
- Chic alors, j'suis un canard ! Rétorque le petit canard tout content de savoir qui il est, et demande à son tour :
- Dis, et toi, tu es quoi ?
- Devine ! dit le crocodile.
- Hum... dit le canard, il passe la tête sous l'eau et dit :
- Pas de couilles, queue agitée, petits bras, grande gueule, veste en cuir... ... ... T'es Français ??
=

dimanche 14 février 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - FEVRIER - Semaine 3 – jour 1- US ET COUTUMES

Février entre tous les mois

Le plus court et le moins courtois



LES JOURS DE LA VIEILLE


Pourquoi février est-il si court ? les explications varient selon les contrées.
Les Normands racontent que Février était un joueur enragé. Il jouait toujours et toujours perdait. Tant et si bien qu’il finit par perdre tout ce qu’il possédait. Ce qui ne l’empêcha pas d’engager un jour, une partie de dominos contre Janvier et Mars, que bien entendu, il perdit.
Or, comme il n’avait plus rien à offrir, il donna ce qui lui restait : un jour à Mars et un autre à Février.
Les Kabyles parlent d’une femme qui, lors d’un mois de janvier particulièrement rude, s’enferma avec ses chèvres en attendant les beaux jours.
Quand, le mois fini, le soleil consentit à se montrer, elle sortit et fit à Janvier, la malpolie,  j’ose à peine vous dire quoi, elle lui fit, oui… un « doigt d’honneur » !
Janvier furieux, alla quérir chez Février un jour de plus pour châtier l’insolente. Alors il déchaîna les éléments : tonnerre, éclairs, pluie, grêle, vent, neige et verglas. La vieille n’eut pas le temps de s’abriter et mourut de froid avec ses chèvres.
Les trois derniers jours de février sont d’ailleurs nommés les « Jours de la Vieille » car les Romains chassaient ces jours-là, une divinité néfaste du nom d’Anna Perenna.



Amour, amour, quand tu nous tiens....

samedi 13 février 2010

Comme dit Clara....






Ni putes ni soumises
veut porter plainte contre le NPA,


qui présente une femme voilée
qui ne semble ni pute ni soumise.


Je ne sais qu'en penser.


La politique, c'est de plus en plus coton










Entrez dans la ronde...question 9

Comment choisir les livres?


En général, je ne les choisis pas: ce sont eux qui me choisissent.
Une bibliothécaire de campagne reçoit pas mal de "dons". Les gens ont vis à vis de leurs livres le mental du type incapable d'assassiner quelqu'un et qui paye un tueur à gages:
-"Oh, moi Madame, je suis incapable de jeter un livre! Je préfère les donner!"
Madame respire un grand coup, tourne sept fois sa langue dans sa bouche pour éviter de répondre:
-"Oh, moi Madame (ou monsieur, ou Ducon), je me demande qui serait capable de lire un livre dans l'état où je vois ceux-ci (autre version: une daube pareille)!
Seulement...seulement, il y a presque toujours bien caché dans ce fatras, un volume ou deux à sauver, un bon titre ancien plus édité, un souvenir prêté et pas rendu qui revient par ce biais, un document susceptible d'intéresser un copain ou une copine. (réflexion impromptue: avec un copain , on partage le pain, mais avec une copine.....) ou un truc marrant, inattendu...genre traité de chiromancie ou anthologie des "réussites".
Alors, pour trouver la perle, je ne refuse jamais l'huître.
J'achète aussi bien entendu... parce qu'à la suite d'un échange on me suggère un titre ou un auteur que je ne connais pas; et puis il y a les cadeaux , mais là on retourne à la question n°2
P.

vendredi 12 février 2010

ALMANACH MERVEILLEUX - FEVRIER - Semaine 2 – jour 6- LIRE ET RELIRE

Est-ce la neige sur les champs , blancs jusqu'à l'horizon, qui me fait ce matin penser à la Sibérie???


De Sainte-Béatrice la nuée
Assure six semaines mouillées

Soljenitsyne

Alexandre Soljenitsyne, est désormais libéré de toutes les prisons. Mais avant qu'on ne parle de goulag, il y avait en Russie le bagne où l'on envoyait déjà des écrivains.
Dostoîevsky, y fut condamné en 1849; il y séjourna quatre ans, suivis de six ans de résidence forcée en Sibérie.

Lettre à son frère du 22 février 1854:

"Le 11 janvier 1850, nous arrivâmes à Tobolsk. Après nous avoir présentés aux autorités, on nous fouilla, on nous prit tout notre argent, et on nous mit, moi, Dorov, et Yastrjembsky dans un compartiment à part, tandis que Spieschner et ses amis en occupaient un autre; nous ne nous sommes ainsi presque pas vus.
Je voudrais te parler en détail des six jours que nous passâmes à Tobolsk et de l'impression que j'en ai gardée. Mais ce n'est pas le moment. Je puis seulement te dire que nous avons été entourés de tant de sympathie, de tant de compassion que nous nous sentins heureux. Les anciens déportés (ou du moins non pas eux, mais leurs femmes) s'intéressaient à nous comme à des parents. Ames merveilleuses que vingt-cinq ans de malheur ont éprouvées sans les aigrir! D'ailleurs, nous n'avons pu que les entrevoir, car on nous surveillait très sévèrement. Elles nous envoyaient des vivres et des vêtements. Elles nous consolaient, nous encourageaient. Moi qui suis parti sans rien, sans même emporter les vêtements nécessaires, j'avais eu le loisir de m'en repentir le long de la route... Aussi ai-je bien accueilli les couvertures qu'elles nous ont procurées.
Enfin, nous partîmes. Trois jours après, nous arrivions à Omsk.
Déjà à Tobolsk, j'avais appris quels devaient être nos chefs immédiats. Le commandant étaiit un homme très honnête. Mais le major de place de Krivtsov était un gredin comme il y en a peu, barbare, maniaque, querelleur, ivrogne, en un mot tout ce qu'on peut imaginer de plus vil.
Le jour même de notre arrivée, il nous traita de sots, Dourov et moi, à cause des motifs de notre condamnation, et jura qu'à la première infraction il nous ferait infliger un châtiment corporel. Il était major de place depuis deux ans et commettait au su et au vu de tous des injustices criantes. Il passa en justice deux ans plus tard. Dieu m'a préservé de cette brute! Il arrivait toujours ivre (je ne l'ai jamais vu autrement), cherchait querelle aux condamnés et les frappait sous prétexte qu'il était "saoul à tout casser". D'autres fois, pendant sa visite de nuit, parce qu'un homme dormait sur le côté droit, parc qu'un autre parlait en rêvant, enfin pour tous les prétextes qui lui passaient par la tête, nouvelle distribution de coups, et c'était avec un tel homme qu'il nous falalit vivre sans attirer sa colère! et cet homme adressait tous les mois des rapports sur nous à Saint-Pétersbourg (...)
J'ai passé ces quatre ans derrière un mur, ne sortant que pour être mené aux travaux. Le travail était dur! Il m'est arrivé de travailler, épuisé déjà, pendant le mauvais temps sous la pluie, dans la boue, ou bien pendant le frois intolérable de l'hiver. Une fois, je suis resté quatre heures à exécuter un travail supplémentaire: le mercure étai tpris; il y avait plus de quarante degrés de froid. J'ai eu un pied gelé.
Nous vivions en tas, tous ensemble, dans la même caserne. Imagine-toi un vieux bâtiment délabré, une construction en bois, hors d'usage et depuis longtemps condamnée à être abattue. L'été on y étouffait, l'hiver on y gelait. Le plancher était pourri, recouvert d'un verschok de saleté. les petites croisées étaient vertes de crasse, au point que, même dans la journée, c'est à peine si l'on pouvait lire. Pendant l'hiver, elles étaient couvertes d'un verschok de glace. le plafond suintait. Les murs étaient crevassés. nous étions serrés comme des harengs dans un tonneau. On avait beau mettre six bûches danns le poêle, aucune chaleur (la glace fondait à peine dans la chambre), mais une fumée insupportable: et voilà pour tout l'hiver. Les forçats lavaient eux-même leur linge dans les chambres, de sorte qu'il y avait des mares d'eau partout; on ne savait où marcher. De la tombée de la nuit jusqu'au jour, il était défendu de sortir sous quelque prétexte que ce fût (...)
Pour lit, deux planches de bois nu; on ne nous permettait qu'un oreiller. Pour couverture, des manteaux courts qui nous laissaient les pieds découverts; toute la nuit nous grelottions. Les punaises, les poux, les cafards, on aurait pu les mesurer au boisseau. Notre costume d'hiver consistait en deux manteaux fourrés, des plus usés, et qui ne tenaient pas chaud du tout; aux pieds, des bottes à courte tige, et allez! marchez comma ça en Sibérie! On nous donnait à manger du pain et du schtschi où le réglement prescrivait de mettre un quart de livre de viande par homme, mais cette viande était hachée, et je n'ai jamais pu la découvrir (...)
J'ai passé plus d'un jour à l'hôpital. j'ai eu des crises d'épilepsie, rares, il est vrai. J'ai encore des douleurs rhumatismales aux pieds. A part cela, ma santé est bonne. A tous ces désagréments, ajoute la presque complète privations de livres. Quand je puvais par hasard m'en procurer un, il fallait le lire furtivement, au milieu de l'incessante haine de mes camarades, de la tyrannie de nos gardiens, et au bruit des disputes, des injures, des cris, dans un perpétuel tapage. Jamais seul! Et cela quatre ans, quatre ans! Parole! Dire que nous étions mal, ce n'est pas assez dire! ajoute cette appréhension continuelle de commettre quelque infraction, qui met l'esprit dans une gêne stérilisante, et tu auras le bilan de ma vie.
Ce qu'il est advenu de mon âme et de mes croyances, de mon esprit et de mon coeur, durant ces quatre ans, je ne te le dirai pas, ce serait trop long. La constante méditation où je fuyais l'amère réalité n'aura pas été inutile. j'ai maintenant des désirs, des espérances qu'auparavant je ne prévoyais même pas. Mais ce ne sont encore que des hypothèses; donc passons. Seulement toi, ne m'oublie pas, aide-moi! il me faut des livres, de l'argent: fais-m'en parvenir, au nom du Christ!
Omsk est une petite ville, presque sans arbres; une chaleur excessive, du vent et de la poussière en été, en hiver un vent glacial. Je n'ai pas vu la campagne. La ville est salle, soldatesque et par conséquent débauchée au plus haut point (je parle du peuple). Si je n'avais pas rencontré des âmes sympathiques, je crois que j'aurais été perdu. Konstantin Ivonitch ivanor a été un frère pour moi. Il m'a rendu tous les bons offices possibles. Je lui dois de l'argent. S'il vient à Pétersbourg, remercie-le. Je lui dois vingt-cinq roubles. Mais comment payer cette cordialité, cette constante disposition à réalise chacun de mes désirs, ces attentions, ces soins?... Et il n'était pas seul! Frère, il y a beaucoup d'âmes nobles dans le monde.


Sur le bagnes de Russie, vous pouvez aussi relire , d'Henri Troyat: "La Lumière des Justes", et aussi, le saviez-vous?, de la Comtesse de Ségur: "Le Général Dourakine".

 

 

Entrez dans la ronde...question (7)


Parler de ses lectures?


Eh, oui! bien entendu une grande part du plaisir de lire est le partage.
Pour ma part, j'anime deux.... comment dire en restant simple?... cercles "littéraires"???
Ne voyez-là aucune prétention intellectuelle, simplement des gens qui se réunissent autour d'un plaisir commun, la lecture et peu importe ce qu'on a lu, et même si on a lu. C'est informel, ce n'est pas associatif, et dans les deux cas, personne ne souhaite de structure avec secrétaire, trésorier, présidence. Et si je suis à la source de ces deux groupes, j'en suis l'animatrice, l'organisatrice et cela me suffit bien.
Un des groupes se réunit toutes les six semaines environ, à Chartres, dans un resto qui peut nous laisser un coin tranquille, tranquille surtout pour les autres clients, car il peut arriver que nous ayons l'enthousiasme ou le débat sonore.
L'autre est composé de gens plus âgés et fonctionne en rotation. Chaque membre reçoit les autres, autour d'un goûter, une fois par mois. L'été , c'est aussi une occasion de faire admirer nos jardins.
La prochaine réunion est le mercredi 17: si l'un(e) ou l'autre d'entre vous passez par ici, vous êtes les bienvenus....
P.






La différence entre: un amoureux, un fiancé et un mari


L'amoureux:
En sirotant son verre, la fille de 30 ans dit : « Vendredi passé, après le travail, je suis allée au bureau de mon mec vêtue d'un manteau de cuir. Quand toutes les autres personnes furent parties, j'ai laissé tomber mon manteau et tout ce que j'avais en dessous était un corsage en cuir, des bas noirs et des talons hauts. Mon mec était tellement excité que nous avons fait l'amour passionnément sur son bureau. »

Le fiancé:
Sa copine fiancée rit nerveusement et dit, « Presque la même histoire que moi! Quand mon fiancé est revenu à la maison vendredi passé, il m'a trouvée portant un masque noir, un corsage en cuir, des bas noirs et des talons hauts. Il était tellement excité que non seulement nous avons fait l'amour toute la nuit, mais il veut maintenant avancer la date du mariage!!

Le mari

La femme mariée repose son verre sur le comptoir et dit : « J'ai fait beaucoup de planification. J'ai pris des arrangements pour que les enfants restent chez ma mère. J' ai pris un long bain aux huiles parfumées et puis j'ai mis mon meilleur parfum. Je me suis glissée dans un corsage en cuir moulant, des bas noirs à jarretières et des talons hauts de dix centimètres. J' ai achevé le tout avec un masque noir.
Quand mon mari est rentré de son travail, il est allé se prendre une bière dans le frigo, a ramassé la manette de la télé, m'a regardée, puis s'est assis sur le divan et m'a dit :
« Hé ! Batman, qu'est ce qu'on bouffe »?