jeudi 31 décembre 2009

L'invitation au Voyage

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble!
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.


Là tout n'est qu' ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté;


Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
A l'âme en secret
Sa douce langue natale.


Là, tout n'est qu' ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.


Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D' hyacinthe et d'or;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.


Là, tout n'est qu' ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Charles BAUDELAIRE


Identité Nationale

Comment t'appelles-tu ? demande la maîtresse.
- Mohammed, répond le petit. - Ici nous sommes en France, il n'y a pas de Mohammed, dorénavant tu t'appelleras Roger, rétorque la maîtresse.
Le soir, Mohammed rentre chez lui. - La journée s'est bien passée Mohammed ? lui demande sa mère.
- Je ne m'appelle plus Mohammed, mais Roger car je
suis en France.
- Ah, tu as honte de ton prénom, tu renies tes parents!
La mère pique une belle colère et lui flanque une raclée. Puis elle appelle le père et le met au courant. Mohammed s'en reprend une.
Le lendemain Mohammed retourne en classe.
- Que s'est-il passé mon petit Roger ? lui demande la maîtresse, inquiétée par les marques de doigts
- Ben madame, ça faisait pas 2h que j'étais français que je me suis fait agresser par deux arabes

mercredi 30 décembre 2009

Amour, amour, quand tu nous tiens....

Parce que l'idée est venue d'Anne, je n'ai pas zappé...
Autrement, moi, les chaînes... vous savez... et plus encore quand elles sont accolées au mot amour!
Ni dieu, ni maître!
Mais l'idée de faire circuler des chansons d'amour est si belle que je suis et vous demande: laissez tomber la chaîne et entrez dans la ronde....

POMME


Juliette Greco - Parlez-moi d`Amour

La Chevelure



O toison, moutonnant jusque sur l'encolure!
O boucles! O parfum chargé de nonchaloir!
Extase! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure
Des souvenirs dormant dans cette chevelure,
Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir!


La langoureuse Asie et la brûlante Afrique,
Tout un monde lointain, absent, presque défunt,
Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique!
Comme d'autres esprits voguent sur la musique,
Le mien, ô mon amour! nage sur ton parfum.


J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève,
Se pâment longuement sous l'ardeur des climats;
Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève!
Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve
De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts:


Un port retentissant où mon âme peut boire
A grands flots le parfum, le son et la couleur;
Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire,
Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire
D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur.


Je plogerai ma tête amoureuse d'ivresse
Dans ce noir océan où l'autre est enfermé;
Et mon esprit subtil que le roulis caresse
Saura vous retrouver, ô féconde paresse!
Infinis bercements du loisir embaumé!


Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues,
Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond;
Sur les bords duvetés de vos mèches tordues,
Je m'enivre ardemment des senteurs confondues
De l'huile de coco, du musc et du goudron.


Longtemps! toujours! ma main dans ta crinière lourde
Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde!
N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde
Où je hume à longs traits le vin du souvenir?


Charles BAUDELAIRE

mardi 29 décembre 2009

lundi 28 décembre 2009

MOTS D' AUTEUR

Le travail de l'artisan atteint plus facilement à la dignité que celui de l'artiste. Mais le péché d'orgueil lui est encore plus dangereux. L'idée de chef d'oeuvre, ici, c'est celle du tour de force. L'homme est fait de telle sorte que dès qu'il s'efforce, le difficile finit par remplacer le beau.

Henri POURRAT - Vent de Mars

Caerulei Oculi




Une femme mystèrieuse,
Dont la beauté trouble mes sens,
Se tient debout, silencieuse,
Au bord des flots retentissants.


Ses yeux, où le ciel se reflète,
Mêlent à leur azur amer,
Qu'étoile une humide paillette,
Les teintes glauques de la mer.


Dans les langueurs de leurs prunelles,
Une grâce triste sourit:
Les pleurs mouillent les étincelles
Et la lumière s'attendrit;


Et leurs cils comme des mouettes,
Qui rasent le flot aplani,
Palpitent, ailes inquiètes,
Sur leur azur indéfini.


Comme dans l'eau bleue et profonde,
Où dort plus d'un trésor coulé,
On y découvre à travers l'onde
La coupe du roi de Thulé.


Soue leur apparence verdâtre,
Brille parmi le goémon
L'autre perle de Cléopâtre
Près de l'anneau de Salomon.


La couronne au gouffre lancée
Dans la ballade de Schiller,
Sans qu'un plongeur l'ait ramassée,
Y jette encore son reflet clair.


Un pouvoir magique m'entraîne
Vers l'abïme de ce regard,
Comme au sein des eaux la sirène
Attirait Harald Harfagar.


Mon âme, avec la violence
D'un irrésistible désir,
Au milieu du gouffre s'élance
Vers l'ombre impossible à saisir.


Montrant son sein, cachant sa queue,
La sirène amoureusement
Fait ondoyer sa blancheur bleue
Sous l'émail vert d'un flot dormant.


L'eau s'enfle comme une poitrine
Aux soupirs de la passion;
Le vent, de sa conque marine,
Murmure une incantation.


"Oh! viens dans ma couche de nacre,
Mes bras d'onde t'enlaceront;
Les flots, perdant leur saveur âcre,
Sur ta bouche, en miel couleront.


"Laissant bruire sur nos têtes,
La mer qui ne peut s'apaiser,
Nous boirons l'oubli des tempêtes
Dans la coupe de mon baiser."


Ainsi parle la voie humide
De ce regard céruléen,
Et mon coeur, sous l'onde perfide,
Se noie et consomme l'hymen.


Théophile GAUTIER


dimanche 27 décembre 2009

Noël

On a calculé que les fêtes de Noël provoquent chaque année la mort de dix mille fois plus de jeunes sapins en bonne santé que ne le font tous les incendies de forêt du mois d'août.
CAVANNA - Almanach 1985

vendredi 25 décembre 2009

jeudi 24 décembre 2009

Handel - Hallelujah: 14/04/2009: 250TH ANNIVERSARY OF HANDEL'S DEATH

HELP!

Mes amies, mes soeurs (et vous hommes, mes frères),

Au secours!

Dans un moment d'égarement- dû vraisemblablement à mon signe astrologique chinois, le Singe, vous allez comprendre pourquoi.), donc j'ai acheté hier à Shopi, d'étranges bananes de couleur bordeau, qualifiées de "bananes roses". Vous savez combien j'aime les roses même quand elles se déguisent en bananes.
Oui, j'aime aussi encourager l'initiative et la prise de risque, et quand le Shopi de Brezolles tente l'exotisme, le moins que je puisse faire est de l'étayer d'une épaule solidaire.
Et puis j'aime les bananes. C'est facile à éplucher, pas besoin de les emballer quand on les transporte, elles ne se répandent pas dans le sac à main et aussi, comme dit la chanson, "y'a pas d'os dedans"!
Or, salivant de gourmandise devant mes quatre nouvelles bananes, j'en épluche une et... elle ne se laisse pas faire...la peau colle au fruit, c'est tout vert et filandreux. Je prends un couteau ni plus ni moins que pour un navet, dont sous la dent ,elleavait la saveur et la fermeté. Opiniâtre, je mâchouille la chose qui termine sa carrière dans le seau à compost.
J'attend le retour du Grand Vizir parti s'éclater à Paris. Lui s'y connait en bananes: il fut jadis officier de marine à bord de navires bananiers. Effectivement, il identifie illico les suspectes:
-"Ce sont des "bananes-cochon"; il faut les cuire...
-Ah, oui! Comment?
-J'sais pas...
Fin de l'audience, me voilà bien avancée....
Je n'ai plus d'espoir qu'en vous autres, cuisinières et maîtres - queue experts: comment cuisine-t-on la banane rose, dite encore banane-cochon???
Avec la reconnaissance anticipée de la chroniqueuse bien perplexe,

PP

Merveilles de la Langue Française






Toute la différence entre le masculin et le féminin


Le français n'est pas compliqué; il est même bien fait.
Quelques exemples :

Un coureur : c'est un sportif, ... une coureuse : c'est ... une pute.

Un courtisan : c'est un proche du roi, ... une courtisane : c'est ...une pute !


Un entraîneur : c'est le patron d'une équipe sportive, ... une entraîneuse : c'est ... une pute !

Un expert : c'est un spécialiste, ... une experte, c'est ... une pute !

Un gars : c'est un jeune homme, ... une garce : c'est ... une pute !

Un homme à femmes : c'est un séducteur, ... une femme à hommes : c'est... une pute !

Un homme facile : c'est un homme agréable à vivre, ... une femme facile : c'est ... une pute !

Un homme public : c'est un homme connu, ... une femme publique : c'est ... une pute !

Un homme qui fait le trottoir : c'est un paveur, ... une femme qui fait le trottoir : c'est ... une pute !

Un homme sans moralité : c'est un politicien, ... une femme sans moralité : c'est ... une pute !

Un masseur : c'est un kiné, ... une masseuse : c'est ... une pute !

Un péripatéticien : c'est un élève d'Aristote, ... une péripatéticienne: c'est ... une pute !

Un professionnel : c'est un technicien reconnu, ... une professionnelle : c'est ... une pute !

Un rouleur : c'est un cycliste, ... une roulure : c'est ... une pute !


TRAVAUX PRATIQUES : Vous pouvez en rajouter pour allonger la liste, merci

mercredi 23 décembre 2009

A LA BIEN-AIMEE

Vous êtes mon palais, mon soir et mon automne,
Et ma voile de soie et mon jardin de lys,
Ma cassolette d'or et ma blanche colonne,
Mon parc et mon étang de roseaux et d'iris.


Vous êtes mes parfums d'ambre et de miel, ma palme,
Mes feuillages, mes chants de cigale dans l'air,
Ma neige qui se meurt d'être hautaine et calme,
Et mes algues et mes paysages de mer.


Et vous êtes ma cloche au sanglot monotone,
Mon île fraîche et ma secourable oasis...
Vous êtes mon palais, mon soir et mon automne,
Et ma voile de soie et mon jardin de lys.


Renée VIVIEN

Un monsieur sonne à la porte,

La petite Julie, 4 ans, ouvre :
-Bonjour Mademoiselle, je suis Maurice Durand, représentant des aspirateursVentilex.
 Je pourrais voir ta maman?
-Maman n'est pas là, elle fait le tapin en ce moment.-
?? ... Et par hasard, peut-être, ta grand-mère habite ici. Est-ce que je pourrais la voir ?

- Pas possible elle fait le tapin aussi.
- ???? ... Est-ce que tu as une grande sœur que je pourrais voir ?
- Oui, j'ai ma grande sœur Ingrid et elle a 12 ans. Mais elle fait le tapin
 avec maman et mamie.
- ???????? ... Bon, et ton papa, je peux le voir ?
- Mais non, il est avec maman, mamie et Ingrid. Il fait le tapin avec elles.
- ... Hé bien ça alors, je n'ai jamais vu ça !!! Drôle de famille... Et où font-ils le tapin ?

- Ben dans le talon, t'en fais pas de tapin à Noël, toi ?








mardi 22 décembre 2009

Sorti de la brume....

C’était un homme qui disparaissait. On passait ensemble 2, 3 jours intenses, jamais plus et quand il partait, il n’y avait plus trace de lui ; pas même un mégot dans un cendrier . Non pas que je soie une fan des mégots ; moi-même je ne fume pas et lui fumait discrétement, sans empoisonner le monde.
En revanche, il était insomniaque ; il aurait sûrement fallu, avec lui aussi, faire chambres séparées. J’ai eu un amant sans grand intérêt mais qui dormait bien, ça me reposait.
J’ai le sommeil facile, sauf les nuits de pleine lune. Il faudra une de ces nuits-là que je sorte pour voir ce qui se passe, si les loups-garous existent. J’ai un peu la trouille, mais qu’est-ce que je risque ? pas grand-chose… ma vie… et si j’en ai une de rechange, ça vaut peut-être le coup ?

PP

lundi 21 décembre 2009

L' ESCARGOT DANS LE PUITS



Un escargot grimpe le long de la paroi d'un puits de 10m de hauteur. Il parcourt 30cm par jour mais il redescend chaque nuit de 10cm pour aller coucher avec sa femme, qui grimpe moins vite à cause des valises. Si l'on accroche une casserole à la queue de l'escargot, sa vitesse est diminuée de 18%, mais d'autre part il n'ose plus aller retrouver sa femme parce qu'elle se moquerait de lui, et c'est autant de gagné.
Sachant que le haut du puits est enduit d'une couche de colle à escargots sur une distance de 1,33m, sachant aussi qu'un voyou cruel coupe les cornes de l'escargot avec des ciseaux dès que ce dernier atteint la margelle du puits mais que la mère du voyou l'appelle à la soupe à 19h 30, que pourrions nous inventer encore pour que l'escargot continue à nous faire rire.


CAVANNA- Almanach 1985

L'écho !



Un père et son fils se promenaient en montagne. Soudain, le fils tombe,
se fait mal et crie: "AAAhhhhhhhhhhh!!!"

A sa grande surprise, il entend une voix qui répète, dans la montagne:
"AAAhhhhhhhhhhh!!!"

Curieux, il demande: "Qui es-tu?"
I
l reçoit pour toute réponse: "Qui es-tu?"

Agacé par cette réponse, il crie: "Peureux!"

Et entend: "Peureux!"

Alors il regarde son père et demande:

"Qu'est-ce qui se passe, papa?"

Le père sourit et répond:

"Mon fils, écoute bien, maintenant."

Et il crie vers la montagne: "Je t'admire!"

La voix répond: "Je t'admire!"

Il crie encore: "Tu es un champion!"

La voix répond: "Tu es un champion!"

Le garçon est surpris mais ne comprends toujours pas.

Alors le père explique:

"Les gens le nomment ECHO, mais c'est en fait la VIE. Cela te renvoie tout
ce que tu dis ou fais. Notre vie est simplement le reflet de nos actions.
Si tu veux plus d'amour dans le monde, commence par en avoir plus dans ton
coeur.

Si tu veux que ton équipe soit plus performante, commence par être plus
performant. Cela marche pour tout dans notre vie. La vie te rendra tout ce
que tu lui donneras."

VOTRE VIE N'EST PAS UNE COINCIDENCE.
C'EST LE REFLET DE CE QUE VOUS PENSEZ ET FAITES !     Merci à Cath...

dimanche 20 décembre 2009



Je ne crains pas les coups du sort, 

Je ne crains rien, ni les supplices, 
Ni la dent du serpent qui mord, 
Ni le poison dans les calices, 
Ni les voleurs qui fuient le jour, 
Ni les sbires ni leurs complices, 
Si je suis avec mon amour. 


Je me ris du bras le plus fort, 
Je me moque bien des malices, 
De la haine en fleur qui se tord, 
Plus caressantes que les lices; 
Je pourrais faire mes délices 
De la guerre au bruit du tambour, 
De l'épée aux froids artifices, 
Si je suis avec mon amour. 


Haine qui guette et chat qui dort
N'ont point pour moi de maléfices; 
Je regarde en face la mort, 
Les malheurs, les maux, les sévices; 
Je braverais, étant sans vices, 
Les rois, au mileu de leur cour, 
Les chefs, au front de leurs milices, 
Si je suis avec mon amour. 


Blanche amie aux noirs cheveux lisses, 
Nul Dieu n'est assez puissant pour 
Me dire: "Il faut que tu pâlisses", 
Si je suis avec mon amour. 
Germain NOUVEAU

samedi 19 décembre 2009

Mots d'auteur



La beauté d'un mot ne réside pas
dans l'harmonie phonétique de ses syllabes,
mais dans les associations sémantiques
que sa sonorité éveille.
Milan Kundera

vendredi 18 décembre 2009

Mots d'auteur



"Traiter son prochain de con n'est pas un outrage, c'est un diagnostic."
Frédéric DARD




L'histoire du jour :


Un ours, un lion et un cochon se rencontrent :

- Moi, dit l'ours avec sa grosse voix, dès que je grogne toute la forêt tremble de peur !

- Moi, dit le lion en remuant sa crinière avec panache, dès que je rugis toute la savane se sauve de peur !

- Et bien moi, dit le cochon et remuant sa petite queue en tire bouchon, dès que j'éternue la planète entière se fait vacciner...






jeudi 17 décembre 2009

CARNET DE VOYAGE- Vendredi 11 mai 2007

Plus que trois jours pour aller à la chasse au Tampa (ce sont des cigares); il faut que je m’y mette aujourd’hui parce que ce n’est pas si facile.
Personne ne fume ici, on ne voit aucun bureau de tabac ; même le chameau de Time Square a été viré, alors, tu parles, demander où on trouve des cigares ! J’ai peur de me faire jeter des cailloux !
Heureusement Chris arrive à la rescousse. Je l’ai vue hier. Nous avons déjeuné et vu l’expo Paul Poiret au Méropolitan Muséum. J’ai RV avec elle today et je ne la lâche pas tant que je ne tiens pas les Tampas.
Ca fait un peu d’air à Janet de confier le colis à une autre nounou, surtout aujourd’hui où elle prépare sa réception et ne veut pas de mon aide ; elle a prévu un autre staff.
Donc je vais encore user mes semelles et mes sous sur Broadway et autres avenues. J’aime bien Broadway, c’est la seule qui va de travers dans cette ville de coins carrés.
Il continue à faire beau et de plus en plus chaud.



20 en orthographe



Un instituteur en classe de CP s'adresse à ses élèves :
- Alors Laurent, qu'est-ce que tu as fait pendant la récréation ?
- Je me suis amusé dans le bac à sable, Monsieur..
- Très bien, Laurent. Si tu réussis à écrire au tableau le mot "sable" sans faute, je te mets 20 en orthographe.
Laurent passe au tableau :
- C'est très bien, Laurent, félicitations.
L'instit se tourne vers un autre élève:
- Et toi Paul, qu'est-ce que tu as fait pendant la récréation?
- Je me suis amusé dans le bac à sable avec Laurent, Monsieur.
- Très bien, Paul. Si tu réussis à écrire au tableau le mot "bac" sans faute, je te mets 20 en orthographe.
Paul passe au tableau :
- Excellent Paul !
L'instituteur se retourne :
- Et toi, Rachid, qu'est-ce que tu as fait à la récréation?
- Alors, moi, missiou, jé volu m'amusi dans l'bac à sable, mais Paul et Louren y z'ont pas volu, m'ont dit di mi casser ou sinon y mé pitaient la gueule !
- Mais, mon dieu ! C'est ignoble ! C'est la manifestation d'une discrimination scandaleuse d'un groupe ethnique minoritaire dont l'intégration sociale pourrait être remise en cause, et en plus, dans ma classe !
- Ecoute, Rachid, Si tu réussis à écrire au tableau "discrimination scandaleuse d'un groupe ethnique minoritaire dont l'intégration sociale pourrait être remise en cause", je te mets aussi un 20 !

mercredi 16 décembre 2009

LE PETIT ANGE

Courrier de saison





Cher père Noël, envoie-moi un petit frère


Réponse du père Noël :


Envoie-moi ta mère...!

dimanche 13 décembre 2009

TAG

Anne m'a "taguée"; et le gage, c'est de dire ce que je pense du GPS.
En gros, je m'inquiète du GPS autant que du PSG; le premier étant encore le meilleur moyen de se foutre dedans quand on vient chez moi.
Rien ne vaut une bonne carte du département:



Ou  encore une carte d'état-major comme cette belle-ci, de 1942





Maintenant, vous prenez une loupe, vous pointez Brezolles, allez un peu à droite, c'est Vitray, un peu en-dessous , il y a Mainterne et juste dessous, La Plesse: vous êtes arrivés!!!
C'est pas un beau GPS ça??

PP

LE REPONDEUR TELEPHONIQUE DES GRANDS-PARENTS :



"Bonjour, nous ne sommes pas là pour le moment mais vous pouvez

 
nous laisser un message apres le bip sonore:

-Si vous êtes l'un de nos enfants, tapez 1

-Si vous avez besoin qu'on vous garde les enfants, tapez 2
 
-Si vous voulez qu'on vous prête la voiture, tapez 3
 
-Si vous voulez qu'on vous lave et repasse votre linge, tapez 4
-Si vous voulez que les petits dorment à la maison, tapez 5
 
-Si vous voulez qu'on aille les chercher à l'école, tapez 6
 
-Si vous voulez qu'on vous prépare des gâteaux pour dimanche, tapez 7
-Si vous voulez venir tous manger à la maison, tapez 8
 
-Si vous avez besoin de sous, tapez 9.

Maintenant, si vous êtes un de nos amis, vous pouvez parler !




 

samedi 12 décembre 2009

CARNET DE VOYAGE Mercredi 9 mai 2007


Guy a raison,  (c'est un refrain...)le nouveau règne commence encore pire qu’on n’avait imaginé.
Les gens ici, sont dubitatifs, spécialement, les amis d’origine turque de Janet.

Il est sept heures et demie et il fait déjà chaud.
Le chien à la mode ici, c’est l’horreur qu'idolâtre ma copine Edwige : le bouledogue français. Y’en a partout !


PP

PS - Pour les amis des chiens et des bouledogues (que Colette affectionnait) : je n'ai rien contre aucune race de chiens et en core moins contre les bâtards, mais le chien de ma copine est "vraiment" une calamité!

jeudi 10 décembre 2009



"Le goût de la dénonciation, c'est à cela qu'au collège on reconnaissait les caractères bas. Les catholiques n'en sont pas exempts, et il n'est rien qui me répugne davantage."

François MAURIAC

CARNET DE VOYAGE NY 2007



Mardi 8
Il fait toujours beau. Ce matin, Janet avait à faire, donc j’ai pu circuler toute seule entre la 33 et la 81 jusqu’au Metropolitan Museum et je ne me suis même pas perdue. Vous me direz, c’est facile : il faut juste aller tout droit et compter les rues. J’en ai profité pour attraper un gros Bretzel en route.
Remonter Madison de la 34° à la 79° à pied, ça donne une idée de l’infini. Heureusement il y a le bus. Seulement quand on pense au conducteur : remonter par une avenue, descendre par l’autre, du matin au soir et du soir au matin, sans un crochet, sans un détour, il y a de quoi se flinguer. Le poinçonneur des Lilas a purgé sa peine mais le chauffeur du bus New-Yorkais n’envisage même pas de remise. Mais il a un emploi ; que sont devenus les poinçonneurs de tickets de métro ?
J’ai retrouvé Janet et nous avons déjeuné d’un sandwich, sur un banc dans le parc, histoire de reprendre des forces avant la visite guidée. Puis, comme la guide parlait dans ses dents qu’elle avait jaunes et moches, on l’a plaquée et nous sommes allées nous dissiper un peu plus loin, à l’expo Tiffany. Un peu de shopping à la boutique du musée et nous voici rentrées juste à temps pour nous faire belles car un anniversaire nous attendait quelques étages plus bas.
C’est pas grave, je me reposerai à la maison la semaine prochaine.